REFLEXION

LES MANUTENTIONNAIRES BLOQUENT l’ACCES DE L’EPM: Ils exigent l’ouverture d’une enquête sur la gestion de l’entreprise

La situation était visible hier, tous les citoyens qui se rendaient à la Salamandre pouvaient apercevoir des motocyclettes bloquant l’accès à l’enceinte de l’EPM ainsi que des jeunes assis à même le sol. Cette situation provoquée, selon les protestataires par la « hogra » qui règne en maitre au niveau de l’entreprise.



LES MANUTENTIONNAIRES BLOQUENT  l’ACCES DE L’EPM: Ils exigent l’ouverture d’une enquête sur la gestion de l’entreprise
Sur place, nous avons pu recueillir quelques témoignages accablants auprès des jeunes manutentionnaires qui souffrent quotidiennement de dépassements. Voici quelques témoignages, Kader estime que sur un mois, il travaille treize jours quand il y a du boulot et par conséquent, il n’est payé que 13 jours mais il faut qu’il pointe chaque jour, il doit se lever à 5 heures du matin pour être au bureau d’embauche avant 6h30 et au cas où il ne pointe pas on lui enlève une journée. Ahmed estime qu’il travaille sans aucune protection, ni gants, ni chaussures de sécurité, ni casque, il ya quelques temps dit-il, les responsables ont commandé des casques mais pas pour tout le monde, ils ne savent peut être même pas combien ils ont de travailleurs alors qu’ils ont affiché une note que le port de casque est obligatoire pour l’ensemble des travailleurs ! Déjà dit-il, on est sous payé et en plus ils nous font des retenues sur nos maigres salaires, ils nous poussent au suicide. Djilali est au bout de la rupture avec sa femme à cause de cette situation, sa femme et ses enfants veulent vivre dans des conditions plus dignes mais vu qu’il ne gagne qu’entre 8000 et 10.000 dinars, il ne s’en sort plus, de son coté Yacine est un jeune universitaire qui n’a pas le choix, il a décidé de travailler comme manutentionnaire, il ne comprend pas pourquoi, il doit travailler du 16 au 31 et quand il y a du boulot, sinon, il est presque au chômage, il lui arrive de toucher 1500 ou 2000 dinars par mois, « que pourrais-je bien faire avec cela », nous dit-il, « je voudrais bien me marier et fonder un foyer mais avec ce salaire, je crois que c’est impossible ». Un jour, il s’est rapproché de l’administration pour pouvoir décrocher un poste dans un bureau dit-il, il a présenté ses diplômes mais n’a reçu aucune suite et il estime que tous les manutentionnaires, sont considérés comme les dindons de la farce. D’autres affirment que beaucoup sont favorisés et ont été titularisés alors qu’ils ont été recrutés bien après, il parait que la plupart sont des enfants de responsables de l’entreprise et des gens qui ont des connaissances. D’ailleurs, certains postes sont réservés exclusivement pour eux, comme le pointage, le pompiste…etc.. Un jeune qui ne voudrait pas dévoiler son identité affirme qu’un étudiant universitaire est employé en tant que contractuel alors qu’il poursuit ses études en parallèle, un autre affirme qu’un travailleur qui a bénéficié de son préavis, est revenu des années après et a pu réintégrer l’entreprise et a même été titularisé quelques temps après. Est-ce légal se demande-t-il ? Les travailleurs demandent à ce que des enquêtes soient ouvertes pour voir de près la façon avec laquelle est gérée l’entreprise portuaire. Ils veulent aussi que toute la lumière soit faite sur deux de leurs collègues décédés en 2006 et 2007 suite à des accidents de travail, et cela pour situer les responsabilités de chacun. Les travailleurs se disent lésés et défavorisés par rapport à d’autres, une fois disent-ils, à l’occasion d’une fête au sein de l’entreprise, il y avait un endroit réservé aux responsables et leur entourage alors que les manutentionnaires ont été relégués dans un endroit, l’ouverture d’une enquête permettra de confirmer ces dires mais pour le moment c’est l’entreprise qui subit les désagréments. Sollicité, le DG aurait répondu favorablement aux sollicitations des travailleurs mais ceux-ci ne font plus confiance en leur administration car à plusieurs reprises, ils ont entrepris des démarches pour avoir leurs droits mais cela ne s’est jamais réalisé

Mihoub
Mardi 12 Avril 2011 - 10:44
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