REFLEXION

LES GROUPEMENTS CHINOIS ET JAPONAIS FACE A DES PROBLEMES TECHNIQUES: L’autoroute Est-Ouest et les mauvais choix de l’ANA

La circulation est quasiment bloquée. Des files de poids lourds et de voitures avancent très lentement. Vingt minutes pour à peine un kilomètre, de la fin de l’autoroute qui contourne Lakhdaria jusqu’au carrefour qui mène vers Bouderbala.



LES GROUPEMENTS CHINOIS ET JAPONAIS FACE A DES PROBLEMES TECHNIQUES: L’autoroute Est-Ouest et les mauvais choix de l’ANA
Le bouchon s’étend de cette partie de l’autoroute Est Ouest, où le chantier s’est arrêté, jusqu’au barrage fixe de la gendarmerie de Beni Amrane. Tous les jours ou presque, c’est le même calvaire que vivent les automobilistes. Les jeudis et samedis, la circulation est infernale. Pour des centaines d’automobilistes des régions de l’est du pays, la route d’Alger est devenue fatigante, stressante et très longue. De nombreuses voitures bifurquent donc pour emprunter la route sinueuse qui relie Lakhdaria à Larbatache, pour rejoindre Boudouaou et éviter ainsi l’autoroute et les barrages fixes de la gendarmerie de Lakhdaria, Beni Amrane, Thenia et Boudouaou. Du carrefour de Bouderbala jusqu’à Reghaïa, sur 50 km environ, il faut compter au minimum deux heures, en empruntant cette route sinueuse et à peine carrossable. La construction de l’autoroute Est Ouest entre la capitale et l’est du pays n’avance plus depuis plusieurs mois. Le groupement chinois Citic-Crcc exige le paiement des travaux supplémentaires d’un montant de 60 millions de dollars sur cette partie pour reprendre le chantier. « Les Chinois ont repris timidement le travail en fin de semaine dernière, après avoir touché 10 % d’une situation qu’ils ont présentée à l’administration. Mais ils ne mettent pas encore les grands moyens », explique un proche du projet.Les Chinois maintiennent leur bras de fer avec l’Agence nationale des autoroutes (ANA) et refusent de reprendre les travaux avant d’être payés. C’est le signe que l’État algérien n’inspire plus confiance aux groupes étrangers. En fait, le différend entre les Algériens et les Chinois porte sur le paiement de travaux supplémentaires comme le traitement des glissements de terrain qui n’étaient pas prévus dans le contrat initial. « Le contrat signé en 2006 a été très mal rédigé. Il y a beaucoup de failles et les interprétations diffèrent entre l’entreprise de réalisation et l’administration », explique le proche du dossier.Malgré les déclarations d’Amar Ghoul, ministre des Transports, il n’y a aucun délai pour livrer la totalité de l’autoroute Est Ouest. Les prévisions évoquent désormais l’année 2013. Le retard enregistré dans la réalisation de ce tronçon, le plus important de toute l’autoroute Est Ouest, en termes de trafic, illustre l’incapacité de l’administration notamment l’Agence nationale des autoroutes (ANA) et le ministère des Travaux publics à gérer des projets d’envergure mondiale. « L’administration aurait dû exiger que les travaux de l’autoroute dans la partie centre commencent par ce tronçon, le plus justifié économiquement et socialement. La partie de l’autoroute située entre Lakhdaria et Alger supporte un trafic de plus de 60 000 véhicules par jour », explique un ingénieur ayant travaillé sur le projet. Mais l’ANA et le ministère des Travaux publics ont préféré commencer par des tronçons faciles à réaliser, notamment les parties situées à l’ouest du pays, où le terrain est plat. Sans doute pour montrer au président que les choses avancent. A l’est du pays, le groupement japonais Cojaal, comme Citic Crcc, n’arrive pas à avancer sur le tronçon situé à la sortie de Constantine en raison du terrain glissant. Pourtant, au départ, le ministère des Travaux publics avait présenté ces deux groupements asiatiques comme étant les champions du monde de la réalisation rapide et de la maîtrise technologique. Plus de quatre ans après l’attribution de ce projet en 2006, les deux groupements ont montré qu’ils n’ont rien de « grands ». Les Chinois, comme les Japonais ont sous estimé des problèmes techniques et pris en otage les automobilistes algériens dans leur conflit avec l’administration sur le paiement des travaux supplémentaires.

Ismain
Mercredi 30 Mars 2011 - 11:31
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ACTUALITÉ
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