REFLEXION

« LES FOUS EN LIBERTE » SEMENT LE DESORDRE PUBLIC DE COIN EN COIN : L’errance des malades mentaux ; une menace sur la paix publique



« LES FOUS EN LIBERTE » SEMENT  LE DESORDRE PUBLIC  DE COIN EN COIN : L’errance des malades mentaux ; une menace sur la paix publique
L’errance des malades mentaux, est une amère réalité qui se vit à Mostaganem, et à travers les autres villes du pays, ce phénomène social représente un fort potentiel de danger public, car ces malheureux malades souffrent de temps à autre ,de crise aigue de folie, qui les transforme en un laps de temps en véritables et redoutables « machines de guerre » qui ne se contrôlent point et brisent tout ce qui bouge…. ! L’agression souvent inattendue de ces fous qui errent au gré des jours, d’un coin à un autre, reste l’une des questions qui n’a pu être tranché à ce jour, afin de délivrer les citoyens de cette perpétuelle menace qui pèse lourd sur leur quotidien. Que d’agressions ont été enregistrées sans que personne ne s’inquiète sur leur fréquence et leur gravité. Beaucoup de citoyens se plaignent d’avoir été victimes d’actes violents de la part de ces malades qui semblent « normaux » ,mais demeurent soumis à des crises de violence qui surviennent soudainement, et malheur au voisinage de ce fou délirant, hurlant et menaçant a tout détruire sur son passage. 48% des cas d’agressions, sont causés par les malades mentaux Un des bilans mensuels de l’année en cours, dont une ébauche nous a été fournie pour les besoins de l’article, émanant d’un organise public a vocation social, laisse apparaitre que 48% des agressions qui s’enregistrent, sont commis par des malades souffrant de troubles mentaux. Le degré de ces agressions, varie selon la corpulence du malade et de la gravité de son mal. Ces malades « errants » restent une véritable menace sur la paix publique et nécessitent d’être sérieusement pris en charge, le taux de maux qu’ils causent, ne se supportent plus, ils s’attaquent aux personnes en les blessant de par l’utilisation d’objets qu’ils lancent sans crier garde, par les cailloux qu’ils balancent sur les gens ou dégradent les biens publics et privés, ils brisent tout ce qu’ils rencontrent sur le passage . Une e fillette a failli être étranglée par un fou errant A titre d’exemple, nous citons les faits qui viennent de nous être relatés par deux citoyens qui ont secouru une fillette qui revenait de la boulangerie, avec une baguette de pain a failli être étranglé par un fou qui l’a pris à l’improviste, ces derniers déclarent que sans l’aide de deux autres personnes appelés à la rescousse, le fou n’allait pas lâcher prise. La gamine a été libérée totalement inconsciente, et n’a repris connaissance qu’après avoir « aspergé » avec du parfum par une dame qui passait par là. Quant au fou, il a pris la fuite, et les 02 sauveurs ont allé déclarer l’incident à la brigade de la gendarmerie nationale. D’autres actes violents sont commis ailleurs et restent méconnus par l’opinion publique En face de l’anarchie qu’ils sèment, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui sont censés d’abord les soigner et ceux dont la tache principale est la garantie de la sécurité publique et le maintien de l’ordre public. « L’hôpital est un lieu de traitement, pas d’internement » A l’hôpital psychiatrique de Khabouba, la question semble être tranchée par le médecin spécialiste, tout malade mental qui arrive au pavillon est pris totalement en charge, il est traité convenablement et suivi médicalement par ses soins, il bénéficie d’une permission lorsque son état s’améliore et est déclaré sortant après sa totale guérison, un lot se médicaments gratuits lui est remis et il reste après sous l’entière responsabilité de sa famille. « Malheureusement le manque de soutien familial est souvent défaillant et n’assume pas pleinement son rôle, c’est souvent cette rupture de soutien qui est à l’origine de la rechute du malade qui sombre de nouveau dans sa folie. Ce rejet familial cause le repli sur soi du malade et le pousse à l’errance et à la fugue, il fini par devenir un danger public par le manque d’inattention sociale, la violence reste son dernier refuge et son unique réponse à la société qui le blâme sans le comprendre » finit par conclure un médecin interne, rencontré sur les lieux, qui pense également que l’hôpital psychiatrique dispose d’une capacité d’accueil limité et ne peut aucunement faire dans les social, et reste uniquement un lieu de traitement, pas d’internement . Le reste des concernés se rejette la balle de l’un à l’autre A l’A.P.C, un des agents du bureau de l’aide sociale nous explique que le rôle de la mairie se limite à la prise en charge de ces cas par l’attribution d’une pension et d’une assurance pour le remboursement des frais médicaux. Un des membres de l’A.P.C, chargé de la commission des affaires sociales et culturelles, pense plutôt que c’est surtout la protection civile et la sureté nationale qui doivent intervenir pour assainir la ville de ses fous. Quant à la protection civile, un officier me déclare que l’institution a des prérogatives claires sur l’assistance des victimes d’accidents de toutes natures, elle est chargée de les prendre en charge par la fourniture des premiers soins et l’évacuation vers les milieux hospitaliers. Elle collabore de temps à autre et à titre exceptionnel à la prise en charge des malades mentaux, sur recommandation écrite émanant de l’autorité de tutelle. D’après cet officier, la prise en charge de ces malades, est d’une délicatesse extrême, l’état du malade est souvent mis en cause, sa maîtrise relève de la présence d’un personnel hautement qualifié, la présence du personnel médical est souhaitable pour l’administration d’un tranquillisant permettant de calmer le malade et pouvoir le déplacer en toute tranquillité vers l’hôpital psychiatrique. A la police nationale, un autre son de cloche est entendu, le rôle de cette dernière institution est plus que clair, en ce qui concerne la prise en charge de ces malades, la police n’intervient qu’en cas de plainte de citoyen pour enquêter sur l’origine de l’agression. Selon le brigadier interrogé sur le sujet, la police n’intervient qu’en dernier lieu, pour maintenir le calme et permettre aux autres concernés de prendre le malade, l’auteur de l’agression, il pense que la santé doit mobiliser une équipe spécialisée en évacuation de ces malades mentaux. Un cadre de l’action sociale me confirme, suite à ma question sur ce sujet brûlant, que l’établissement de l’action sociale a un rôle purement administratif, il gère des centaines de dossiers de cas sociaux et veille a transmettre à temps, les états des indemnités de ces personnes qui attendent impatiemment ces pensions mensuelles, la DAS est là pour les aider sur le plan financier et social ,elle ne peut, seule parvenir a mettre fin à cette errance, qui complique davantage la gestion des dossiers de ces derniers. Au palais de la justice, un des avocats, me confie que la question que je pose sur l’errance des malades mentaux, mérite du temps et des pages pour sa réponse. « Ces malades ne sont responsables d’aucun de leurs actes, la justice ne les juge pas, ils sont considères comme malades incapables de fait et c’est à la société de les protégé contre l’errance et a les maintenir loin de toute source de conflit. «, telle est la déclaration de l’avocat et du milieu judiciaire. L’errance continue, et le drame se poursuit… Aujourd’hui, les fous continuent d’errer librement à la merci des jours, certains sont totalement ignorés par les siens, ils vivotent en plein nature, couchent au sein des squares et des jardins publics, font ce que bon leur semble, agressent les gens, détruisent les biens, n’épargnent personne en cas de crise de folie, ils restent des individus dangereux pour la paix et la quiétude publiques, alors que les concernés de prés ou de loin, continuent de disserter sur le sujet de leur prise en charge sur tous les plans. Ailleurs, ces malades vivent en milieux clos, avec toutes les attentions particulières et de soins attentifs, ils ne vagabondent pas et ne nuisent à aucun… A présent, il est de notre devoir d’en faire autant, nous ne manquons ni de compétences, ni de finances, et ni d’espaces, alors cessons d’ignorer ces malades mentaux, car nul n’est à l’abri d’un tel mal et personne ne veut que l’un de ses proches malades, soit si mal considéré par une société qui le rejette encore … !

L. Ammar
Mardi 27 Juillet 2010 - 11:06
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