REFLEXION

LES FESTIVALS EN ALGERIE : L’argent des contribuables et les aspirations de la majorité



LES FESTIVALS EN ALGERIE : L’argent des contribuables et les aspirations de la majorité
Il est de droit du citoyen d’exiger des explications sur les dépenses d’argent aux profits de certains festivals qui n’ont aucun rendement positif pour la société. Donc le rôle du journaliste n’est pas de couvrir un festival banni par la majorité de la population, refusé et rejeté, suite au mal qu’il provoquait pour la société. Parmi ces faux festivals, le festival dit du ‘’Raï’’ un genre de chant qui n’a aucun lien avec l’environnement algérien, et qu’il est en réalité un genre d’opium pour dérouter une jeunesse déjà mal parti. Dans le temps la chanson algérienne quelque soit Oranaise, Algéroise, Sahraoui, Chaouia ou Kabyle, était une chanson qui s’exprime du fond de la société algérienne, elle représentait toutes les régions de l’Algérie profonde. Issue du patrimoine populaire d’une poésie authentique l’auditeur avait l’embarras du choix entre le bédoui, le moderne, le chaâbi, l’andalous, le targui etc. L’Algérie est riche en patrimoine culturel, malheureusement la politique culturelle va à contre courant et ne répond nullement aux besoins de la société. Le genre du chant dit ‘’Raï’’ a dépassé dans nos jours la raison, entraînant dans son ‘’guêpier’’ toute une génération qui a commencée à perdre ses repères Le ‘’Raï’’, le registre vocal des juifs d’Algérie, à une époque adoptée des chanteuses telles Kheira Quendil, Fatima Bent El Meddah puis Zohra et Remiti El Ghilizania suivi de :El Ouachma, Habiba et les autres. Le tout favorisé par le bureau de SAS du colonialisme ce chant fut appelé illégalement chant folklorique Algérien. A l’aube de l’indépendance ces chanteuses continuaient dans leur chant rabaissé jusqu’aux années soixante-dix avec la sortie des hommes chanteurs de ce genre, avec Boutaiba Saïdi, Benfissa, Qaïfouh, entre autres relayés vite par des jeunes tel le trompettiste Bellemou, et l’accordéoniste Khaled suivi d’une armée de chanteurs.Si dans le passé colonialiste les SAS avaient très bien joués leur rôle de propagande du chant de débauche et de prostitution. Durant les années quatre-vingt. Le ‘’Raï’’ fut légalisé par le pouvoir de Chadli, malgré l’opposition du F.L.N, Mais le premier et le dernier festival du Raï, fut malgré tout organisé en 1985, c'est-à-dire pour les observateurs c’était une préméditation pour annuler la fête grandiose d’Oran dite Maoussem Sidi El Houari, dont la première rencontre a eu lieu en 1984, et devrait s’organiser chaque année, en festival qui reflétait les traditions, coutumes, culture et art d’Oran. Depuis ce sont les radios et parfois la télévision officielle qui propageaient ce genre de chant et musique étrangers à nos coutumes et art authentique, et par la même occasion, on détruit la chanson dite Bédouine. Désormais ni Khelifi Ahmed ni Hadj Hamada ne sont entendus à travers les ondes, ni diffusés par la grande télé. Dans ce contexte les observateurs se demandaient les raisons de cette disparition préméditée, soit qu’il y a des orientations spécifiques, soit que nos jeunes gestionnaires, programmateurs, animateurs et journalistes, ignoraient le passé glorieux de notre patrimoine culturel et surtout l’Art populaire ! Pour le citoyen auditeur et contribuable avec son argent dont les droits à payer sont mentionnés dans la facture Sonelgaz, cet auditeur exige des radios et télévisions de programmer l’Art populaire (Chansons bédouine et poésie populaire) sinon cette retenue verse dans le créneau d’une simple escroquerie.Quant aux festivals, leur financement vient toujours du citoyen, rien n’est gratuit. Donc faut-il arrêter de financer les festivals qui ne répondent pas aux aspirations de la majorité ou dire à Dieu à nos coutumes et traditions..!

A. Ben Brik
Samedi 31 Juillet 2010 - 00:01
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ACTUALITÉ
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