REFLEXION

LES FERMES AQUACOLES SERONT-ELLES LA SOLUTION ? : Le secteur de la pêche dans un état chaotique à Oran

Les années passent, et le secteur de la pêche et des ressources halieutiques n’arrive toujours pas à relever la tête, l’histoire a commencé par un manque flagrant de poisson sur les étals et a fini par les prix exorbitants proposés aux ménages.



Contrainte de réagir, la tutelle, a ressorti du tiroir le dossier des fermes aquacoles, sur lesquelles, elle mise, pour redorer le blason. A commencer par la « Delphine pêche », de Cap Blanc relevant de la commune d’Aïn El Kerma (Boutlélis) à l’ouest d’Oran, qui vient de connaître un nouveau départ, après un arrêt des travaux de plusieurs années. Inscrit dans le cadre du programme de relance économique 2001-2004 et gelé depuis plusieurs années, le projet de réalisation d’une ferme aquacole à Cap Blanc, dans la commune d’Aïn El-Kerma, sera finalement relancé, selon une source proche de la direction de la Pêche et des Ressources halieutiques. Ainsi malgré la réalisation des parties bâties et l'acquisition depuis 2003 des équipements, le projet estimé à 700 millions Da n'a pas encore été concrétisé, faute de moyens financiers. La Banque algérienne de développement rural (BADR), qui est l'unique signataire d'une convention avec le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, a refusé d'accorder un crédit supplémentaire au promoteur, avant que le problème ne soit pris en charge. Ce projet comprend une ferme piscicole à Cap Blanc, concrétisée à 90 %, des bassins d'éclosion et d'élevage des alevins, ainsi que des structures annexes nécessaires à l'activité de la ferme. Ce projet, baptisé «Delphine Pêche», est considéré comme l’un des plus importants projets de la wilaya d’Oran pour la réalisation d’une écloserie de 18 millions d’alevins, avec une prévision de 1.000 tonnes de loups de mer et daurades. Ce dernier mérite d’être sérieusement pris en charge pour son aboutissement. La ferme aquacole de Cap Blanc, qui a bénéficié de 2,6 ha de terre et 18 autres en mer, permettra la création de 509 postes d'emploi permanents et de 200 autres temporaires pour la main-d'œuvre locale. Pour rappel, la direction de la Pêche a relancé le programme de l’aquaculture, qui a été mis en veilleuse depuis des années déjà. Dans le même contexte, un projet de ferme aquacole, sera lancé à Kristel. Ce projet porte sur l’élevage de loups de mer et de daurades, dans cette localité située dans la commune de Gdyel. La production annuelle de la future ferme, dénommée “Aquamar”, est estimée entre 350 et 600 tonnes. Le projet, dont le coût est estimé à 543 millions de dinars, prévoit la création de 35 emplois directs et d'environ 100 postes indirects. Ce projet, qui sera implanté sur 5 hectares en mer et de 3 hectares en terre ferme, comprend la création d’une unité de conditionnement et de traitement du poisson. Un troisième projet du genre d’élevage de loups de mer et daurades, “Aquaparc pêche”, en autofinancement, sera réalisé à la Madrague (Aïn El-Turck) pour une production envisagée de 650 tonnes par an. Une aubaine pour les jeunes diplômés de l’Institut de technologie de pêche et aquaculture (ITPA) d’Oran, qui ont été pénalisés par l’état chaotique du secteur de la pêche et les ressources halieutiques, notamment après que les responsables des ministères de l’Agriculture et ceux de la Pêche, ont plaidé pour la réactivation de la convention qui permettra aux diplômés sortant d’exercer au niveau des exploitations agricoles. D’un autre côté, ces réalisations peuvent être un moteur de développement de cette filière au niveau de la wilaya.

M.F
Dimanche 16 Mars 2014 - 18:06
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Oran
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