REFLEXION

LES EMEUTES PRENNENT UNE TOURNURE DRAMATIQUE : Ras-le-bol, affrontement et destructions

Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont repris vendredi à Alger tandis que de violents incidents ont éclaté à Annaba, dans l'est de l'Algérie, à Oran, Tiaret ainsi qu’en Kabylie où des manifestants ont affronté la police. Ces émeutes les plus graves et les plus importantes en Algérie depuis la révolte d'octobre 1988 depuis une décennie.



LES EMEUTES PRENNENT UNE TOURNURE DRAMATIQUE : Ras-le-bol, affrontement et destructions
A Alger, dans le quartier populaire de Belouizdad (Belcourt), des groupes de jeunes ont affronté avec des pierres et des bouteilles en verre des policiers déployés en masse et lourdement armés, selon ces sources. Les policiers se sont opposés aux manifestants en faisant usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes. A Annaba, épargnée jusqu'à présent par la contestation qui s'est étendue depuis son début à une dizaine de départements, de violents incident ont éclaté après la grande prière du vendredi dans le quartier populaire dit « gazomètre », selon un correspondant de l'AFP.Les incidents ont commencé vers 15H00 (14H00 GMT) quand des centaines de jeunes se sont mis à lancer une pluie de pierres contre des policiers déployés depuis la veille, notamment autour des bureaux de la wilaya (département). Les échauffourées se sont ensuite étendues à la cité voisine des Lauriers-Roses avant que les manifestants ne coupent avec des barricades la principale artère menant vers le Centre hospitalier universitaire de la ville, selon la même source.A Oran, la grande métropole de l'ouest algérien, où plusieurs édifices publics avaient été saccagés mercredi soir, les échauffourées ont repris vendredi après-midi dans la quartier du Petit-Lac, à quelque 2 km de la ville. Des dizaines de jeunes ont attaqué avec des pierres des policiers qui ont riposté avec des grenades lacrymogènes, selon un correspondant de l'AFP. L’autoroute Est-Ouest, « chantier du siècle » en Algérie, a été fermée à la circulation au niveau de Boukadir par la population pour protester contre la mort d’une personne âgée percutée par un automobiliste.Des scènes d’une rare violence on été également enregistrés dans la vallée de la Soummam. Des jeunes manifestants se sont pris à des édifices publics en saccageant à Tazmalt, Akbou, El Kseur, Béjaia et Tichy. Des affrontements opposaient vendredi de jeunes à des éléments anti-émeute.La ville de Tiaret n’a pas été épargnée par les émeutes ,les jeunes manifestants sont sortis spontanément pour envahir les  rues et les artères de la ville. Des casseurs se sont pris à plusieurs édifices publics.Des dizaines de jeunes citoyens ont barré les routes en plusieurs points de la ville de Tiaret durant la nuit du 6 au 7 janvier. Les manifestants ont détruit les caissons lumineux de l’hôpital ‘’ Youcef Demardji’’ et de certains locaux commerciaux et les plaques de signalisation routière. Après l’intervention des forces de l’ordre, les jeunes manifestants se sont dispersés dans une heure tardive de la nuit quant à ceux de « Si El-Haouas »,  localité distante de quelques 40 km à l’est de Tiare, ne se sont dispersés que tôt le matin du vendredi et la route est restée fermée, pratiquement toute la nuit. Ksar chellala n’a pas fait exception où des jeunes ont barré la route et  brûlé des pneus. Outre les affrontements avec les forces de l’ordre, la colère des manifestants est particulièrement dirigée sur les édifices publics, symboles de l’Etat. Sièges de l’entreprise nationale d’électricité, bureaux des impôts et de la poste, tribunaux, daïras, postes de police et commissariat, de nombreux établissements ont été attaqués, pillés ou brûlés comme ce fut le cas du tribunal d’Akbou et du siège de la Sonelgaz à Tazmalt, deux villes situées dans la wilaya de Bejaia. La région de Kabylie a connu des émeutes meurtrières durant le printemps 2001, émeutes qui ont fait plus de 120 morts. Pour ne pas revivre le spectre de cette révolte sanglante durant laquelle gendarme et policiers ont tiré à balles réelles, les autorités ont donné ordre aux services de sécurité de ne pas faire usage d’armes de feu. D’éventuelles victimes pourraient avoir des conséquences incalculables pour le pouvoir.Depuis plus d'une semaine, des groupes de jeunes – les moins de 30 constituent 75 % des 35, 6 millions d’Algériens - dénoncent un peu partout dans le pays ce qu'ils appellent leur « mal-vivre ». Chômage, le mal-logement, corruption, inégalités sociales, la cherté de la vie, les raisons de cette brusque colère sont multiples.

Yacine
Dimanche 9 Janvier 2011 - 11:17
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