REFLEXION

LES DECHETS MENAGERS QUI DEFIENT LES ELUS DE MOSTAGANEM : A quand une solution définitive ?



LES DECHETS MENAGERS QUI DEFIENT LES ELUS DE MOSTAGANEM : A quand une solution définitive ?
Dans la wilaya de Mostaganem ou ailleurs nous avons toujours du mal à gérer nos "modestes" ordures ménagères. Nous ne parlons même pas de la pollution occasionnée par ces déchets qui transforment nos villes en un véritable dépotoir. Les résultats ne devraient pas être réjouissants. Cela devrait faire réfléchir plus d’un, entre la population et les pouvoirs publics. Il est question de sortir avec une nouvelle définition de politique commune, entre les citoyens et les gestionnaires des communes, pour lutter contre le phénomène des déchets ménagers et limiter les menaces qui pèsent sur notre région, et notre santé. Et sans complexe nous avons du mal à trouver une solution pour éliminer les déchets ménagers. Si la peste décide de revenir, c’est Mostaganem peut-être qui sera le prochain hôte de cette épidémie. On n’osait pas trop parler de la peste au départ, signe de nos jours, de mauvaise gestion en matière de santé. Laissée à l’abandon, depuis quelques années déjà, il n’est pas à écarter une crise sanitaire qui s’avérera certainement invincible vu l’importance des dégâts. Les amoncellements de déchets ménagers, ajoutés à ceux du commerce parallèle qui s’exerce au vu et au su des autorités, sans que celles-ci ne lèvent le petit pouce, ont fini par ôter toute attraction visuelle à ces communes de la wilaya, notamment le chef lieu, réputé jadis pour sa propreté et son éclat. "Je me souviens de ce qu’était Mostaganem ». Quelques quartiers, même s’ils se comptent sur les doigts de la main, essaient de garder cette image, à force d’efforts personnels bien entendu. Il faisait bon vivre dans le temps et on respirait bien mieux. Il y avait moins de véhicules, les rues et trottoirs semblaient bien plus spacieux qu’ils ne le sont maintenant et on ne pouvait pas trouver le moindre petit centimètre carré de papier ou de déchet par terre. Je ne sais pas si c’est juste une impression ou que ce sont mes yeux d’enfant de l’époque qui me reflétait cette belle image, mais ce qui est sûr, c’est qu’en matière de propreté, les choses étaient tout autre. Aujourd’hui, en bas de chez moi, un des quartiers principaux du centre-ville, les bacs sensés être vidés quotidiennement ne le sont que quand ils débordent de déchets et que les odeurs nauséabondes atteignent les narines des habitant aux étages les plus élevés. Je ne vous raconte pas l’enfer que nous vivons en été. Les cafards et autres rats envahissent nos immeubles. Il nous est très difficile de nous frayer un chemin dans tous ces déchets, ne serait-ce que pour sortir des immeubles. C’est bien drôle mais allez convaincre un enfant de 8 ans que l’image avec laquelle il a grandi est erronée et ne devrait pas exister. Allez inculquer des valeurs à vos enfants quand la réalité va à l’encontre de tout ce que vous leur apprenez. Je n’en veux d’ailleurs pas au petit, quand il jette l’emballage de ses friandises en pleine rue. Comme ce n’est pas cela qui manque à Mostaganem, et bien il n’a que l’embarras du choix dans cette poubelle géante !", nous raconte El-Hadj Moussa un septuagénaire natif de la ville des Mimosas. On trouve des fois des bacs vides et à côté des dizaines de sacs poubelles souvent soigneusement perforés par les chats et chiens errants qui trouvent, quant à eux, bien leur compte. Nous sommes généreux et voulons certainement faire profiter les animaux sauvages des restes de nos assiettes. Brigitte Bardot devrait changer d’avis sur les algériens et oublier un peu ses reproches quant aux sacrifices de l’Aïd. On se rattrape bien en parallèle ! Il est, donc, bien facile de critiquer les pouvoirs publics, qui ne sont pas aussi impeccable que ça, mais avant de passer à ce stade il faudrait que tout un chacun se remette en cause et fasse le nécessaire, à son niveau d’abord, pour essayer de changer les choses. D’ailleurs, il est bien difficile d’être civilisé quelque fois. On est mal vu et notre comportement est souvent tourné en dérision. Dans une société où les valeurs et normes ne sont plus ce qu’elles étaient et que les repères deviennent de plus en plus flous, ça ne devrait pas étonner. Hayat, 34 ans une dame qui réside au quartier Chemouma à Mostaganem, témoigne : "A la cité où je vis, les gens ne prennent même pas la peine de sortir leurs poubelles. C’est à travers les balcons que mes voisins s’acquittent de cette tâche, d’ailleurs peu contraignante à mes yeux. Les bacs restent propres et vides, quand ils ne sont pas volés ou détournés de leur utilisation initiale. Une fois la nuit tombée, donc, les poubelles fusent de toutes parts. Il nous est d’ailleurs impossible de nous mettre au balcon à partir de cette heureu-ci. Certains n’attendent pas ce rendez-vous pour le faire. Mon mari l’appelle "le couvre feu" pour d’autres Ils le font même en plein jour au vu et au su de tous. Après une belle lancée de poubelle qui peut même te frôler le front, la voisine peut te dire bonjour sans aucune gêne ni honte ! Comme Hayet, ils sont nombreux à accuser le manque de civisme de la population et lui endosser la dégradation de l’image de leurs cités. Mais ils sont également nombreux à ne pas écarter la responsabilité des collectivités locales dans le chaos qui a touché la plupart des communes de la wilaya de Mostaganem. Il est clair que les collectivités locales doivent également se remettre en cause quant à la bonne gestion des tâches qui leur incombent en matière de collecte d’ordures ménagères. Un autre citoyen qui habite aux 600 logements dira, « je me retrouve avec les poubelles de plus de trois jours de consommation, je suis bien contraint de les mettre quelque part. Je ne vais pas les avaler tout de même ! Même si au départ, j’étais contre cette solution, je me suis résigné à faire comme tous mes voisins. Il n’existe même pas de bacs à ordures dans mon quartier. Je laisse mes poubelles dans le hall extérieur de ma maison. Mais je ne veux pas me retrouver avec des rats à ma porte ! La peste et le choléra ne font pas partie du passé. Les responsables des collectivités locales, quant à eux, mettent le manque de bacs à ordures sur le dos des voleurs et détourneurs de ces collecteurs. Ce qui est en partie, vrai. Mais des solutions existent ». Des solutions existent … ! Des centres d’enfouissement techniques des ordures ménagères sont, donc, réalisés. L’annonce de la récente mise en exploitation de celle de Hassi Mameche devait réjouir plus d’un des citoyens qui attendaient une solution à leur calvaire, puisque les autorités avancent le manque d’infrastructure de stockage des ordures pour justifier le débordement d’ordures. La capacité de réception journalière de ce CET est de l’ordre d’une centaine de tonnes. Quand on sait que 90% des déchets sont recyclables, on se demande ce que font les pouvoirs publics pour exploiter ces déchets. La promotion de l’activité serait à même de régler partiellement la situation. Solution ? Encourager les promoteurs à se lancer dans l’activité, avec toutes les aides des pouvoirs publics. L’expérience Européenne atteste de l’efficacité de cette solution. Le tri des déchets qui consiste à collecter les déchets selon leur nature et leurs composants afin qu’ils suivent ensuite des processus de recyclage différents et adaptés à la nature des produits est devenue une culture ancrée dans les esprits Outre mer.

Reflexion
Mardi 4 Mai 2010 - 11:29
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