REFLEXION

LES CONSULTATIONS SUR LES REFORMES SE POURSUIVENT : A l’aube de l’essor

Certaines informations rapportent cette semaine, que le Président de la République se dirige vers des reformes profondes, rien ne sera laissé au hasard. Le président lui-même suit de près l’évolution des consultations et prendra acte des propositions de l’opposition.



LES CONSULTATIONS  SUR LES REFORMES SE POURSUIVENT : A l’aube de l’essor
Si ces informations sont précises dans quelles perspectives politiques, économiques et sociales se situeraient les élections législatives de 2012? D’abord doivent-elles apporter une réponse aux problèmes que traverse le pays ? Laissent-elles entrevoir la possibilité de changements attendu ? Dans quelle mesure la guerre de la Libye qui gronde aux frontières aura-t-elle une influence sur l’évolution de la situation intérieure ? C’est à ces interrogations qu’il faut des réponses immédiates!

Des élections législatives aboutiront-elles à des changements significatifs ?
Telle est la question qui se pose, que l’on suive avec sympathie ou avec suspicion l’évolution de la situation dans l’ensemble des pays du Maghreb. S’il est hasardeux, à cette étape encore mouvante, de se livrer à des pronostics, on peut, dans une première approche, tenter de débroussailler l’horizon en s’attachant à délimiter le cadre juridique et cerner le contexte où ces événements vont intervenir. Comme on le sait, pour des raisons diverses sur la nature desquelles les avis sont partagés, un ‘’multipartisme limité’’, la révision constitutionnelle, adoptée en Avril 2009 par l’assemblée nationale dont presque tous les membres appartiennent aux partis de coalition gouvernementale. Alors qu’aujourd’hui le Parti RND appelle à limiter le mandat présidentiel à deux fois pas plus ! Le problème que nul ne peut nier ou occulter est qu’il existe dans le pays d’autres forces politiques, ainsi que d’autres partis politiques, qui n’ont pas obtenu jusqu’à ce jour le récépissé de déclaration qui devrait confirmer leur existence légale. Et rien n’indique pour le moment, que cette situation soit appelée à changer. En effet, s’il est à peu près certain que les partis en attente d’être agréés et ceux de l’opposition rentrent en scène politique prochainement, effectivement le FLN, le RND et Hams, n’auront plus de place sur un éventuel futur échiquier politique algérien. Tel n’est évidemment pas l’avis de leurs secrétaires généraux, qui pendant des années déclaraient que leurs partis sont majoritaires dans le pays. Les dirigeants des partis de l’opposition, allaient jusqu’à lancer un défi, laissant entendre qu’ils battraient démocratiquement les partis au pouvoir. Quoi qu’il en soit, on s’accorde à reconnaître à Alger que s’il y aurait des élections anticipées, les partis au pouvoir actuellement perdront beaucoup de leur signification. Le contexte socio-économique ne sera évidemment pas non plus sans incidence sur le cours et l’issue de la bataille électorale comme toujours. Si cette nouvelle année a été bénéfique pour le trésor public en milliards de dollars, a été marquée aussi par l’aggravation du pouvoir d’achat du citoyen, par les augmentations anarchiques des prix de produit de première nécessité, dont certains milieux du « commerce » défient les lois de la République. L’explosion, dans certains secteurs, des tensions sociales latentes et le développement d’un climat de contestation parfois virulent. L’Inflation continue de produire ses effets sur la grande majorité de la population. Avec le chômage d’une large partie de la société. Les grands projets sur lesquels les autorités fondaient tous leurs espoirs ne paraissent pas en bonne voie de réalisation. Dans le même temps, tandis que les opérateurs étrangers se réfugient dans un attentisme prudent. Après les événements dramatiques qui ont secoué, la Tunisie, l’Egypte et la Libye et commence à apparaître au Maroc et à Alger. L’Algérie se trouve placée sous les projecteurs de l’actualité la plus brûlante. Cela bien sûr, n’empêche pas le pouvoir à agir dans les concertations et consultations pour des réformes politiques qui visent à redresser la situation économique, politique et sociale. Notamment les augmentations des salaires de certains secteurs déterminés.

Ibn Khaldoun
Mardi 14 Juin 2011 - 10:15
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