REFLEXION

LES COMMERCES DE LA MORT : Les gargotes envahissent le littoral



L’été parait être l’aubaine tant attendue pour des gens sans scrupules, qui se reconvertissent pour l’occasion, en restaurateurs véreux, dont la seule priorité et l’unique intérêt, demeurent le gain énorme en n’hésitant pas à fourguer tout ce qui se vend aux estivants qui ne demandent qu’à être servis… A chaque été, le littoral mostaganemois est littéralement assiégé par des points de vente qui prennent naissance au sein de ses 24 plages autorisées à la baignade, afin d’épargner aux estivants, les fatigantes navettes entre la ville et le rivage. Malheureusement, cette mesure d’accompagnement pour l’assurance d’une bonne saison estivale, n’est plus respectée selon les normes exigées par le cahier des charges, établi entre la commune côtière qui concède le doit de place aux gérants de ses commerces qui ne semblent observer qu’une seule et unique règle qu’ils tiennent a suivre à la lettre, et qui reste désormais celle de gagner énormément d’argent en multipliant les sources. C’est ainsi que sont poussées comme des champignons, ces baraques sans le respect d’aucune norme architecturale ou esthétique, il y en a pour toutes les dimensions et les couleurs, elles font dans la vente de tout ce qui se mange, de simples sandwichs de frites douteuses sont vendus à 60 dinars l’unité ,l’eau minérale se cède à 35 dinars pour celle qui n’est glacée et 40 dinars pour celle qui vous est fournie du réfrigérateur, le chocolat de basse qualité est vendue à 30 dinars, les prix sont presque tous au double de ceux qui se pratiquent en ville .Rien ne leur échappe, tout se vend et se négocie au bord de la plage, plusieurs autres produits sont servis juste au bord de l’eau, tels les gâteaux traditionnels et produits du terroir (H’rissa , m’hadjebs et des beignets qui n’ont rien d’italien). Certains autres commerçants n’hésitent pas a innover en matière de vente pour gagner davantage, ils se livrent à la vente de la barbe a papa, de la glace et de la crème, ils engagent également des gamins payés a la commission pour vendre des boissons, des gâteaux au bord de l’eau. Certes, c’est trop beau de faire du commerce en profitant de la saison estivale en assurant la satisfaction des besoins alimentaires de cette frange de la société, qui est en vacances et a besoin de se détendre et d’être au plus loin de la cuisine pour quelques jours. Hélas, ces prestataires de la restauration au bord de la mer, ne veillent nullement sur la qualité de cette cuisine estivale, qui est considérée juste comme une aubaine inouïe pour spéculer sur les prix des produits alimentaire en gagnant le maximum de bénéfice. La baraque est divisée en deux parties distinctes, une cuisine à l’arrière, et une partie pour la vente et la présentation des produits. Un poêle à ras de terre, sert pour la friture de la pomme de terre, des œufs et la sardine, l’huile de cuisson ne se change que rarement, presque une fois tous les mois, l’eau est souvent absente, les ustensiles ne se lavent qu’une unique fois ; ils se rincent vers tard avec de l’eau de mer. La conservation des aliments n’est point respectée, ils sont mis dans des boites, réchauffés le matin et ajoutés avec ceux de la journée en cours. L’hygiène semble être inconnue en ces lieux, le port des blouses est une utopie, la tenue réglementaire est une mesure qui se dicte uniquement, l’hygiène corporelle et vestimentaire demeurent des règles qui ne pourront jamais être appliquées en face de l’anarchie qui caractérisent ces commerces. La seule mesure qui parait se faire respecter par tous les moyens est la spéculation sur le produit alimentaire vendu, sa qualité n’a aucun sens pur le vendeur, le consommateur, faute de mieux, ne réclame point et ne fait que payer son « poison ». Quant au contrôle de l’hygiène et de la qualité, il semble qu’il n’est jamais pu parvenir au bout de ces commerces de la mort qui fourguent tout au consommateur sans veiller à sa santé.

L.Ammar
Mercredi 28 Juillet 2010 - 00:01
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MOSTAGANEM
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