REFLEXION

LES AUTOMOBILISTES ACCUSENT LES GERANTS DES STATIONS-SERVICE : De l’eau à la place du carburant



LES AUTOMOBILISTES ACCUSENT LES GERANTS DES STATIONS-SERVICE : De l’eau à la place du carburant
De nombreux automobilistes rencontrés avant-hier, nous ont exprimé leur indignation, après avoir relevé, qu’ils avaient été arnaqués par les pompistes des stations-service qui leur ont servi de l’eau au lieu du carburant. Sur ce plan, les automobilistes ont dénoncé l’absence de contrôle rigoureux de la part de l’Office National de Métrologie, censé mettre fin à ces pratiques frauduleuses. Par ailleurs, il faut souligner que des sources internes à l’entreprise Naftal d’Oran, nous ont révélé, qu’«un produit non conforme a été injecté dans un réservoir de l’entreprise, dont on ignore pour l’heure sa provenance». «Ce produit, ajoute-t-on, a endommagé certaines pompes à essence.» Afin de confirmer ce fait, nous avons essayé de joindre la direction de Naftal, mais celle-ci a été intouchable durant toute la journée d’hier. Les services techniques de l’entreprise Natfal ont fait le tour des différentes stations pour effectuer les réparations nécessaires et assurer quelques maintenances. Il faut dire qu’à Oran, d’innombrables files d’attente se sont formées au niveau des stations-service. Effectivement, pour de nombreux automobilistes oranais, c’est la croix et la bannière, depuis jeudi dernier, pour s’approvisionner en essence. Un véritable parcours du combattant que se doivent d’entreprendre hommes et femmes au volant de leur voiture, contraints de faire «la tournée des stations» dans le but de faire le plein. Une automobiliste, usant d’ironie, nous dira : «Hier, il m’a fallu une bonne heure pour trouver une station-service potable ! C’est bien simple, l’essence que j’alloue à ma voiture se gaspille rien que dans les kilomètres que je parcours pour trouver une station !» Et ce décor d’anarchie se constatait, ces derniers jours, un peu partout à travers la ville d’Oran, mais aussi dans les communes limitrophes, comme Béthioua. Partout, des chaînes interminables se créaient, engendrant de facto un tohu-bohu monstre. Qu’il s’agisse à Ec-kmül, à El Bahia, ou encore aux HLM, partout, des centaines de véhicules prenaient d’assaut les stations, créant alors des embouteillages des plus terribles. Dans la station des Palmiers, réputée plus ou moins fluide en raison de son emplacement (un peu isolée des agglomérations), il fallait attendre pas moins de 45 minutes pour qu’à la fin, le pompiste signale aux automobilistes n’avoir pas été servi en essence. Et cette réponse, on l’assène aux automobilistes dans beaucoup d’autres stations : «On n’a pas été approvisionnés !»

Medjadji. H
Mardi 24 Septembre 2013 - 22:00
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Oran
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