REFLEXION

LE WALI SUGGERE AUX ELUS D’ORAN DE SUIVRE L’EXEMPLE DE CEUX DE CONSTANTINE : Les élus d’Oran dans l’œil du cyclone



LE WALI SUGGERE  AUX ELUS D’ORAN DE SUIVRE L’EXEMPLE DE CEUX DE CONSTANTINE : Les élus d’Oran dans l’œil du cyclone
En suggérant aux élus locaux de suivre l’exemple de la mairie de Constantine conduite par un président d’APC connu pour son engagement sans borne, le wali d’Oran a surtout corroboré la déplorable ambiance de Farniente, de désordre et de laisser-aller qui règne depuis longtemps dans l’arène de la commune oranaise. Une ambiance mille et une fois dénoncée par la presse locale à travers de multiples exemples, illustrant des défaillances et des carences urbaines caractérisées. Mis au pied du mur, et vivement sermonnés pour leurs échecs évidents dans la prise en charge de la ville, la majorité des acteurs concernés font mine « d’encaisser » les avertissements et la remontrance et se disent encore une fois prêts à relever les défis. Mais on sait que l’arrivée d’un nouveau responsable à la tête de la wilaya est à chaque fois marquée par des promesses récurrentes de changement et d’engagement pour l’amélioration de l’état des lieux. On se souvient par exemple des premières d’activité de l’ancien wali Tahar Sekrane qui pensait à son arrivée pouvoir mobiliser les troupes municipales pour nettoyer et moderniser la ville. Tandis que son prédécesseur muté à Médéa, était le seul visé par les critiques et les jugements plutôt malveillants, les acteurs chargés de la gestion urbaine accueillaient le nouveau wali avec de grands serments pour de nouveaux efforts et volontés de changement. Et le changement a certes eu lieu… mais dans une infernale régression, contrairement à d’autres, le nouveau wali n’a pas mis de gants pour dire ce qu’il pensait des pratiques de gestion de la capitale de l’Ouest. Instruit par sa tutelle sur les difficultés de la mission, M. Boudiaf a annoncé la couleur en demandant à « ceux qui né veulent pas travailler » de rendre le tablier. Une démarche somme toute logique mais qui ne peut s’inscrire que dans un système normalisé où le contrôle et l’évaluation prennent tout leur sens et leur signification. La gestion de la grande cité Oranaise, reste hélas, depuis quarante ans prisonnière d’un système obsolète en éternelle reconduction. Protégé par certaines légitimités politiques et syndicales puisées au registre de la démocratie virtuelle, le système de gestion locale réussit là où ses prédécesseurs ont échoué, coincés et piégés par trop de paramètre néfastes cumulés depuis quarante ans par les mandats municipaux ? Mais pour bon nombre d’Oranais sceptiques, la mise à niveau de la wilaya et la poursuite des réalisations des programmes inscrits au développement local relèvent d’une mission quasi-impossible dans l’état actuel d’une gestion par son système communal truffé de paradoxes et de facteur bloquants. En expliquant par exemple qu’il faut à juste titre revenir à la règle du « pollueur-payeur » et que la commune se chargera du recouvrement des taxes qui oscillent entre 500 et 1000 DA par habitation collective et individuelle, on semble faire l’impasse sur les raisons qui empêchent la mairie de collecter ses recettes plus évidentes, telles que les loyers commerciaux ou les taxes de séjour hôtelier. A Oran, la mise à niveau du système de gestion de déchets urbains de la collecte au traitement a été à chaque fois au cœur des priorités des walis qui se sont succèdé au chevet de la ville. Très souvent des études de schéma et d’autres « plans directeurs » ont été commandés, réalisés et payés rubis sur l’ongle. Mais à chaque fois leur mise en œuvre s’est heurté au refus de changement du lieu de stagnation observée dans des sphères identifiables contrôlant les rouages de la maintenance urbaine. « Oran n’a pas besoin d’une grève des éboueurs pour être inondée d’ordures » lancent parfois ironiquement les citoyens au bord de l’hystérie.

N. Bentifour
Samedi 6 Novembre 2010 - 00:01
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