REFLEXION

LE WALI RENCONTRE LES AGENCES DE VOYAGES EN PERSPECTIVE DE BOOSTER LE TOURISME : « Vous n’êtes pas des vendeurs de billets, mais les ambassadeurs de Mostaganem ! »

Un chauffeur de taxi qui n’arnaque pas le touriste, un hôtel détenant des prospectus de la ville, un restaurant propre côté cour et côté jardin, un compatriote qui ne dérange pas l’étranger, des agences de voyages ouvertes de nuit comme de jour, une population qui ne jonche pas les rues par ses consommables. En voilà, un rêve, une vision, sur laquelle s’acharne à bien des égards le manager de Mostaganem. Suivrez-vous la flèche ?!



Le Wali de Mostaganem affiche clairement ses ambitions de faire de cette wilaya l’une des destinations touristiques prisées en Algérie. Ce n’est point un secret. « Mais cela nécessite incontestablement que tous les acteurs, y compris la population, citadine et rurale, mettent la main à la pâte, d’autant que ce n’est pas le potentiel naturel qui manque dans la région », dira d’emblée monsieur Abdelwahid Temmar à l’adresse de ses invités au cabinet, parmi vingt et une agences de voyages activant à travers le territoire, ainsi que des associations relevant du secteur, entre autres, Amina Maameri une dame guide  -l’unique à travers Mostaganem qui travaille en free-lance faute de sérieux et de plan de charge chez les agences-, étudiants et, offices. Un beau monde auquel ajoute le Wali : « certes on n’est pas encore dans le registre des grands pics des arrivées internationales, mais on peut déjà se permettre de rêver, et pour preuve l’intérêt porté par les acteurs mondiaux et les pouvoirs publics ». A cet ambitieux égard, le chef de l’Exécutif n’est pas allé par trente-six chemins dans son diagnostic pour traduire le marasme de l’état des lieux dans lequel se vautre ce secteur à l’ombre de l’ancienne politique d’assistanat et d’appui sur la rente pétrolière. D’où les habitudes à la peau dure de bien des partenaires touristiques qui se sont réduits, ces dernières décennies, en peau de chagrin, à l’autre exception et encore cynique, de voyages inhérents à la « omra ». Ou pis encore, des voyages organisés pour des compatriotes à l’étranger, au détriment de toute l’économie nationale et son tourisme notamment, avec tout ce qui s’en suit vis-à-vis de la saignée de devises. Une donne que le Chef de l’Exécutif n’en veut plus : « vous n’êtes pas des vendeurs de billets. Vous êtes avant tout des ambassadeurs de l’image de Mostaganem que vous devez véhiculer à tout bout de champs. Sinon changez de registre de commerce ». Même ton sera asséné à l’égard de l’autre partenaire étatique, l’ONAT, à qui une mise en demeure verbale fut émise : « Il faut que vous occupiez le terrain. Le cas échéant, je la fermerai. Car l’ONAT de Mostaganem doit être plus offensive que toutes les autres. Moi j’ai des ambitions et, vos horaires ne doivent pas être administratifs. Un touriste n’a pas à vous trouver fermé à 19h ou même le soir ». En d’autres mots, basta la passivité !  La formation de guides, l’ouverture sur le monde, l’élargissement de leurs agendas, le partenariat, l’attraction de visiteurs étrangers, l’organisation dans une fédération, sont autant d’orientations dictées par monsieur Abdelwahid Temmar à l’égard de ses invités en vue de booster le secteur touristique qui vraisemblablement, peut mieux faire avec l’autre concours de tout un monde (chauffeurs de taxi, hôteliers, restaurateurs, etc.) qui sera au fur et à mesure invité chez le Wali pour réussir l’essor de Mostaganem.

Ilies Benabdeslam
Mercredi 5 Avril 2017 - 20:30
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MOSTAGANEM
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