REFLEXION

LE WALI DIVORCE AVEC LA PRESSE : Démission en cascade de plusieurs élus et cadres

Le wali de Mascara ne veut plus entendre parler de la presse. Il aurait même instruit certains responsables de ne plus communiquer directement avec la presse locale. Et pour preuve celle-ci n’a pas été invitée à sa visite d’inspection et de travail entamée à travers les communes de la wilaya.



LE WALI DIVORCE AVEC LA PRESSE : Démission en cascade de plusieurs élus et cadres
Que doit-on comprendre de ce revirement spon
                      tané de la part du premier responsable de la wilaya ? Pourquoi tourner le dos à la presse au moment où tout un chacun est appelé à fournir des efforts pour la concrétisation des programmes de développement dans le but d’améliorer les conditions de vie du citoyen, et dont la presse ne peut que jouer un rôle positif dans la transmission et l’acheminement de l’information. La logique veut qu’il y ait deux acteurs en matière d’information : le propriétaire ou la source de l’information et son diffuseur. La presse étant seulement le diffuseur, entend jouer pleinement son rôle qui lui  sied, à savoir informer le citoyen. Contrairement à d’autres wilayas, notamment celles limitrophes à la wilaya de Mascara, où une ligne de conduite a été instaurée entre l’administration et la presse, et les  nouveaux walis ont tous fait appel à la presse comme étant un acteur actif dans le développement local, en mettant en place un code de conduite, que tout le monde est appelé à  respecter. Le courant passe et l’information circule A Mascara, malheureusement, ce n’est pas le cas, le chef de l’exécutif à même ordonné le boycott de la presse et le black-out sur l’information. Et pour preuve, lors de sa visite marathon qu’il a effectuée à travers les communes de la wilaya, le wali n’a pas daigné inviter les correspondants de presse. Pire encore, de source très bien informée, le wali aurait adressée une note de service à toutes les directions de l’exécutif  et aux élus leur intimant l’ordre de ne plus communiquer  directement avec la presse et que dorénavant tout doit transiter par la cellule de communication. Cette manière de faire ne pourrait être qu’une opération de ‘’muselage’’, qui vient d’être instaurée dans la wilaya de Mascara à la veille du lancement du plan quinquennal 2010-2014, sachant que la cellule de communication elle-même n’est pas apte à fournir l’information au sens propre du terme et s’avère toujours insuffisante par rapport à l’événement, sinon au compte-goutte.  Plusieurs visites qui revêtaient un caractère important n’ont pas été couvertes par la presse locale, parce que celle-ci n’a pas été conviée à faire son travail. L’on citera  par exemple, une visite ministérielle et celle de l’Ambassadeur de la République de Chine dans la Capitale de l’Emir Aek, ainsi que la visite de travail de l’investisseur Ysaad Rebrab, qui s’inscrit dans le cadre du développement industriel de la région. Aujourd’hui, une question se pose : Pourquoi le wali veut-il exclure la presse  de toutes les  activités locales ? Y a-t-il une raison ? La presse serait-elle gênante, au point de la marginaliser ?  Mais ce que semble oublier le patron de la wilaya, la presse locale ne peut pas se taire et fera son travail, qui est celui d’informer et c’est tout et ne s’immiscera jamais dans des considérations qui n’ont rien à voir avec la noble mission qui est d’informer. Informer est  le devoir de la presse et le droit du citoyen. Par ailleurs, la wilaya de Mascara, vit ces derniers jours une vague inquiétante de par la cascade de démissions jamais connues de plusieurs élus et cadres.   C’est ainsi, que l’on a appris que les maires de Mascara, Bou-Hanifia  et Bouhenni, ont démissionné de leurs fonctions. Le directeur de l’agence foncière et plusieurs autres responsables, viennent à leur tour déposer des congés de maladie, comme c’est le cas du directeur de l’OPGI. La même source indique que d’autres cadres ont été démis de leurs fonctions, à l’image du chef du cabinet qui, apprend-on, vient de rejoindre la wilaya de Guelma en qualité d’inspecteur général de l’administration.  En tout état de cause, la corporation de la presse n’entend faire que son devoir et espère que la situation  et le marasme  qui prévalent  actuellement dans la wilaya de Mascara, soient dissipés  pour que  l’activité reprenne de plus belle.                                       

Boufaden
Mardi 25 Janvier 2011 - 10:01
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