REFLEXION

LE WALI D’ORAN ORDONNE UNE ENQUETE : La chasse aux « prête- noms »



LE WALI D’ORAN ORDONNE UNE ENQUETE : La chasse aux «  prête- noms »
Les entreprises chargées de la maintenance de l’éclairage public sur le territoire de la wilaya d’Oran sont pointées du doigt pour leur présumée « faiblesse » en moyens matériel et en compétence. Leur « amateurisme » réel ou supposé serait selon certains à l’origine des carences et des défaillances connues aujourd’hui. Une enquête a été ordonnée par le wali d’Oran pour faire le point sur la situation réelle des entreprises ayant signé des conventions avec des communes pour la gestion de l’éclairage public. Les gestionnaires communaux qui n’arrivent pas à imposer aux entreprises une dynamique de travail efficace et performante, laissent entendre que bon nombre de ces opérateurs privés n’ont pas le professionnalisme ni les moyens matériels suffisants pour la main, tenant des points lumineux dont ils ont été chargés. Certaines en effet ne disposent que d’un seul camion nacelle parfois en piteux état pour l’entretien de plus de 5000 points lumineux. « On peut tolérer qu’un camion tombe en panne une fois ou deux mais pas souvent » avait affirmé le wali M. Abdelmalek Boudiaf devant les responsables locaux. Des propos qui confirment que la grande majorité des camions nacelle utilisés dans la maintenance de l’éclairage public sont dépassés et ne répondent plus au cahier de charges. L’enquête demandée par le premier responsable de la wilaya permettra dit on de lever le voile sur les véritables propriétaires de ces entreprises concessionnaires. Selon des observateurs avisés de l’arène locale cette initiative du wali devait permettre d’ouvrir la chasse aux « prête- noms » placés aux commandes de certaines entreprises et micro entreprises spécialement créées par des acteurs prédateurs contrôlant des circuits de la gestion municipale. Mais pour l’opinion locale cette vieille pratique qui ne date pas d’hier ne peut être éradiquée par une simple enquête administrative qui, au final ne risque pas de dévoiler grand-chose. Tant il est vrai que le terrain reste géré par « des ententes et des partages d’intérêts » permettant la survie du système par des « contre attaques » inattendues. L’ancienne entreprise publique communale d’électricité. L’EPCE a été, on s’en souvient privatisée et vendue aux travailleurs. Elle affiche toujours pourtant un faux statut d’entreprise publique alors qu’elle relève du droit privé. Sans parler des raisons obscures qui avaient conduit à la privatisation de ce vieux fleuron de l’éclairage public à Oran, on constate à travers ce détail combien le laxisme reste à la mode quand il s’agit de préserver certains privilèges. Une décennie après la faillite de la vieille régie municipale des transports EPCTUO (entreprise publique communale des transports urbains d’Oran) une nouvelle entreprise de wilaya ETO a été créée pour palier aux traines et aux déficits. Une sorte de retour à la case de départ. si l’on regarde ces quelques points le fonctionnement de cet organisme public se heurte aux mêmes résistances au changement affichées par un collectif forgé aux mentalités de la vieille gestion socialiste. Il se peut qu’après l’enquête demandée par le wali, l’on décide de créer une nouvelle entreprise d’électrification à l’image de celle des transports, de l’hygiène publique ou des espaces verts qui ont hélas montré leur limite.

N.Bentifour
Mercredi 24 Novembre 2010 - 12:24
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