REFLEXION

LE TRANSPORT EN CRISE A ORAN : Bras de fer entre transporteurs et voyageurs

Réaction, le conflit grandeur-nature entre transporteurs et voyageurs a connu quelques dérapages. Tout a débuté quand les prix ont commencé à grimper



En effet, le conflit latent entre transporteurs et voyageurs dans la capitale de l’Ouest du pays est d’un ordre majeur marqué par un bras de fer entre transporteurs et voyageurs. Ces derniers ont manifesté leur mécontentement à la suite des augmentations des tarifs décidées par les transporteurs. En effet, le prix d’un ticket Oran-Mostaganem qui était de 80 DA est passé à 100 (une augmentation de 20 DA d’un seul coup !) Oran-Arzew est passé de 40 à 50 DA. Chaque jour des jeunes protestent contre cette inflation .Ce conflit entre transporteurs et voyageurs est loin de connaître son dénouement. D’un coté le syndicat des transporteurs justifie ces augmentations par le fait que « les routes sont délabrées, les pièces de rechange chères et que les services des impôts les harcèlent ». D’un autre côté, les usagers que nous avons rencontrés au niveau des gares routières disent ne pas être convaincus par les arguments des transporteurs. « Il n’y a pas eu d’augmentation de prix des carburants (essence, mazout). Alors pourquoi ces augmentations, s’indigne un habitué qui prend tous les jours le minibus « Tayota » d’Oran vers Arzew ? La réaction de la direction des transports sous l’impulsion de M. Talha Abdelkrim tarde à venir. C’est le silence radio et affiche une sourde oreille. Ce conflit à poussé M. Hadj Abdelkader, président de l’APW, à sortir de sa réserve. Il met à l’index les services de la direction de la wilaya des transports. Selon ses dires « plus de deux cents lignes d’exploitation retenues dans le plan de la circulation adopté par la wilaya d’Oran sont gelées par la direction des transports ». Le président de l’APW est allé plus loin en dénonçant la manière avec laquelle la direction des transports octroie des lignes. « La pérennisation de la « tchipa » dans l’octroi des lignes de transport ». Affaire à suivre. Même si l’Algérie est désormais en économie du marché, les pouvoirs publics contrôlent en principe l’accès à l’investissement. En ce qui concerne les transporteurs privés une autorisation administrative leur est délivrée par justement la direction des transports, alors pourquoi cette liberté des prix.

N.Bentifour
Mardi 8 Mars 2011 - 10:48
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RÉGION
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