REFLEXION

LE TERRORISME EN ALGERIE : Les différents groupes armes, Histoire du GSPC



LE TERRORISME EN ALGERIE : Les différents groupes armes,    Histoire du GSPC
Du GIA aux autres factions. La crise de légitimité de la direction du GIA, à sa création et les différences dans l’interprétation du ‘’djihad’’, sont les principaux facteurs qui ont engendré l’éclatement de cette organisation et la création de plusieurs groupes armés, dont le GSPC ‘’groupe salafiste pour la prédication et le combat’’. Ce groupe, a activé sous la bannière de Hacène Hattab, secondé par Abbi Abdelaziz dit ‘’Okacha le para’’, sa création a été ‘’bénie’’ par Oussama Ben Laden. Histoire du GSPC Hacène Hattab qui est né le 14 février 1967, à Rouïba, circulait avec une vraie fausse carte d’identité établie, par la daïra d’El Harrach, au nom de Benzaoui Amar, né le 24 mars 1968 à El Harrach. Hattab, est issu d’une famille de 11 enfants, dont quatre frères ont rejoint les groupes armés : Djamel, né en 1953 ex chef de service au complexe véhicule de Rouïba, abattu en 1995. Son fils Mustapha, âgé de 23 ans, membre actif du GIA, abattu dans un accrochage à Zemmouri, en 1996. Ali né en 1958, membre actif du groupe armé, abattu en 1993 ancien technicien supérieur de la santé, à l’hôpital de Rouïba, abattu en 1994. Zoubir né en 1975 membre du groupe armé, abattu en janvier 1995. Hattab, qui a échoué dans les épreuves du Baccalauréat, s’est initié aux arts martiaux (Karaté), Il effectua son service militaire, à l’école des troupes Aéroportées de Biskra, où il a connu Abbi Abdelaziz dit Okacha le para et Ammari Saifi en 1989, il fut recruté en qualité de mécanicien, à l’hôpital de Rouïba, Hattab Hacène est le neveu de Hattab Mouloud dit Abdelkader, rescapé du groupe de Bouyali, assassiné par ses acolytes en 1994. Le GSPC, qui a compté environ 400 hommes armés est implanté: Au centre du pays (zone2) où prés de 180 hommes armé dirigés par Saadaoui Abdelhamid dit ‘’Abou Yahia’’ alias ‘’Abou Haïtem’’, évoluent dans les monts situés entre trois wilayas: Boumerdes, Tizi Ouzou et Bouira. A l’Est du pays où prés de 150 hommes armé dirigés par Ammari Saifi dit Abderazak le para. Evoluent dans les zones montagneuses des wilayas de Sétif, Batna, Annaba Tébessa et Souk-Ahras. Ammari Saifi dit Abderazak le para né le 23 avril 1966 à Guelma, Militaire contractuel des troupes spéciales, condamné par le tribunal militaire de Constantine, à trois mois de prison ferme du 3 août 1987 au 3 novembre 1987, pour infraction aux consignes générales de l’armée. Rayé des rangs de l’armée, à compter du 30 avril 1991 pour fin de contrat. Membre de la direction du GIA à l’époque de Djamel Zitouni, a rallié le GSPC de Hattab et devient Emir des groupes du GSPC à l’Est du pays. Au Sud du pays, une quarantaine d’hommes armés du groupe de Belmokhtar Mokhtar , qui a quitté le GIA à l’époque de Zouabri Antar a rallié le GSPC. Belmokhtar Mokhtar dit Khaled Laâouer, alias Abou El Abbes, né le 01/06/1972 à Ghardaïa, membre du GIA équipé de véhicules tout terrain, volés au préjudice des sociétés nationales et étrangères implantées au Sud., évoluait entre la wilaya de Djelfa et l’extrême sud du pays, avec des incursions fréquentes, dans les zones désertiques du territoire de pays limitrophes ; le Niger, le Mali et la Mauritanie. La mission principale de Belmokhtar, était d’assurer l’approvisionnement en arme du GSPC. Ce Gspc devient plus tard ‘’El Qaïda dans le Maghreb Islamique’’ dont Ben laden, lui-même ignoré tout sur ce groupe. Quant aux autres organisations de groupe armé, elles sont de moindre importance Tel le FIDA, qui regroupait quelques étudiants et même des intellectuels versés dans l’extrémisme. Les membres du Fida, se sont spécialisés, dans les attentats contre les personnalités, les intellectuels, professeurs d’université, militaires hauts gradés etc… Le Fida était derrière les attentats contre le Général en retraite Khelil, Abdelkader Alloula, le professeur Fardheb, les journalistes Bakhti Benaouda et Djamel Eddine Zaïter, les anciens ministres Belkaïd Abou Bekr, Djillali Liabes entre outre.. Lors de l’attentat contre le général en retraite Khelil, les services de la Police judiciaire d’Oran avaient réussi à arrêter un membre du groupe, il était porteur d’une vraie fausse carte professionnelle de la sûreté nationale, (sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou) les investigations menées rapidement ont démontré que cette personne n’a jamais fait partie des rangs de la Police Nationale. Jamaât Houmat Daoua Salafia (Groupe des protecteurs de la prédication salafiste) ex Katibet El Ahoual, dirigée par Benslim Mohamed. dit- ‘’Salim El Abassi’’ ex officier légiste de Kada Benchiha. Ce groupe est estimé à 120 membres armés. Les zones d’évolution de ce groupe sont les monts de Relizane (Had Chkala) de Gouraya (Tipaza) et du Sud Ouest de Chlef. Ben Slim Mohamed dit Salim El Abassi né en 1970 à SBA. Fondateur de l’organisation appelée ‘’ Djamaa Houmat Ed-Daoua Es Salafia’’. Demeure en activité à l’ouest du pays. El Djamaa Essalafia li Dâoua Oua El Djihad : GSPD dont le chef est Souane Abdelkader dit Abou Thoumama, ce groupe compte environ une quarantaine d’hommes armés au début de l’an 2003 et évolue dans les zones entre Derag (Media) et Djebel Echaoun, dans la wilaya de Tissemsilt. El Djamaa Essalafia El Moukatila- GSC (Groupe salafiste Combattant) dirigé par Daouadji Yahia dit Abou Amar. Ce groupe est estimé à soixante-dix hommes armés, il a évolué dans les reliefs accidentés de Mascara, Sidi Bel Abbes, Tlemcen, Saïda et Oran. Groupe « El Hidjra Oua Tekfir-Exil et Excommunication HOT de Guellila Ahmed dit Abou Hafs, il était composé d’une dizaine d’hommes armés, il a activé dans la zone de Ain Defla. Ses membres s’adonnaient principalement aux vols et rackets des citoyens habitants les hameaux isolés, pour assurer leur survie.En 1996 le nombre des terroristes A atteint 27 000 hommes armés La violence était à son comble En 1996, le nombre de terroristes, toutes tendances confondues, était de l’ordre de 27 000, dont la grande majorité, sont nés après les années soixante, Cette estimation connaîtra des fluctuations à la baisse, par l’action des services de sécurité (arrestation et élimination), ou à la hausse de par le recrutement opéré, par ces groupes à travers:  Les jeunes désœuvrés auxquels on leur promettait le Paradis sur terre (argent et femmes) avec la bénédiction de Dieu et le paradis dans l’au-delà, où ils jouiront de mille délices avec les ‘’Houriates  L’endoctrinement, par une activité de prosélytisme intense, à l’égard des prévenus et condamnés de droit commun détenus, dans les établissements pénitentiers.  Les membres des familles des hommes armés (frères, cousins, fils, de terroristes abattus etc.…)  Les membres des réseaux de soutien, qui ont pu échapper aux recherches effectuées par les services de sécurité suite au démantèlement de ces réseaux.  Les citoyens activant, à titre personnel et individuel au profit des terroristes, pour des missions ponctuelles, comme le repérage des victimes et le renseignement.  Les hommes armés, activant dans leur zone d’évolution et même en dehors de celle-ci. Ce qui leur confrère une constante mobilité et leurs déplacements incessants, à travers les monts et maquis de la zone, où ils évoluent, leur assure une connaissance parfaite du terrain : ce qui leur donne, aussi, un avantage non négligeable dans leur esquive des différentes opérations de ratissage, menées par les forces spéciales. Ceci n’a pas empêché, cependant, les forces de sécurité de les traquer. IL est intéressant de remarquer, que les différents chefs du G.I.A, dont la plus grande partie avait un niveau d’instruction élémentaire, ont su assujettir des universitaires et des professeurs d’enseignement secondaire. Ceci, a pu avoir lieu grâce au ‘’savoir-faire’’ criminel des chefs terroristes, au degré de dangerosité caractérisant leur personnalité et leur capacité de s’imposer par la terreur et la violence. Ces chefs, étaient dépourvus de qualités intellectuelles et de connaissances en sciences islamiques, dont certaines parties de la mouvance terroriste voulaient en faire l’apanage du Djihad, c’est le cas des Djazaristes. Ce fut des idées dangereuses et menaçantes, pour le trône et l’effectivité de l’autorité du chef du GIA. C’est ce qui leur a valu la torture et l’égorgement (Tadjine Mahfoudh, Lamara Abdelwahab, Mohazmed Saïd, Redjem Abderazak et Boucha Bouâlem). Dans ce contexte, l’AIS ‘Armée Islamique du Salut) n’est pas comprise dans ce lot des GIA.Dans les prochaines éditions, nous suivrons les aventures de l’infiltration des G.I.A par des services secrets étrangers et surtout le Mossad basé en Grande Bretagne. A.Suivre

Ibn Khaldoun
Lundi 19 Juillet 2010 - 13:32
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