REFLEXION

LE TERRORISME EN ALGERIE : De la quête de légitimation religieuse au banditisme!



Le terrorisme en Algérie, sème toujours la mort sur sa route, malgré que le nombre de ces bandes criminels, a été réduit, par les frappes des services de sécurité et la vigilance des patriotes, il trouve toujours une issue, pour semer la mort et la destruction. Dans cette investigation, nous nous proposons de donner, quoique de manière assez succincte, un aperçu sur la réalité des groupes terroristes sévissant, en Algérie depuis plusieurs années et ce, au plan de l’historique, de la situation actuelle de ces groupes et de la légitimation religieuse, à laquelle ils recourent, pour justifier leurs actes terroristes. Le premier groupe armén qu’a vu l’Algérie est le ‘’Mouvement Islamique Armé Algérien’’ est né en 1982 sous la houlette de Bouyali Mustapha, un militant du FLN reconverti, à l’islamisme après le rejet de sa candidature aux élections législatives, de 1982 et son éviction de ce parti.. Ce groupe, qui comprenait dans ses rangs Kendoucin un commerçant en pièces détachées de Mostaganem, devait commettre plusieurs actions violentes armées, dont l’attaque perpétrée le 22 août 1985 contre l’entreprise DNC de Aïn Naâdja (Alger), pour faire main basse, sur le somme de 850 000 da, et celle de l’Ecole de police de Soumaâ (Blida), durant la nuit du 26 au 27 août 1985, (la veille de l’Aïd El Adha), qui s’est soldée par la mort, d’un brigadier de l’ordre public et le vol d’armes et de munition et un lot de tenues de police, ainsi que e vol d’explosifs, de la carrière de Cap Djennat (Boumerdes). L’attaque de l’unité des galeries algériennes de Sidi Moussa (Blida) et l’assassinat ,le 21 octobre 1985 de quatre gendarmes à Oued El Djemaâ (Blida), sont également l’œuvre du groupe ‘’Bouyali’’. Le champ d’évolution de ce groupe armé était limité, à la zone Est de Blida (Bougara-Larbaâ-Sidi Moussa-Meftah) et la banlieue d’Alger (Birkhadem-Shaoula-Baba Ali).Cependant, l’objectif principal du Mouvement Islamique Armé ,était de mettre en évidence l’existence d’une opposition armée fondée, sur la religion : L’Islam, pour l’instauration d’un Etat Islamique. Les recherches des services de sécurité, ont abouti à la neutralisation en date du 03 février 1987 de Bouyali. D’autres personnes au nombre de 208, impliquées dans ce groupe, ont été condamnées par la cour de sûreté de l’Etat de Médéa, dont Abassi Madani et Mahfoudh Nahnah, soit à la peine capitale, soit à de lourdes peines : 04 condamnés à mort, dont un par contumace, et 05 condamnés à la réclusion criminelle, 07 à la réclusion à temps pour une durée de 20 ans, des peines de prison de 1 à 15 ans et des acquittements .Durant cette période, encouragée par l’émergence du fondamentalisme, des regroupements des adeptes du courant islamique, se constituaient ça et là, en campement dans des forêts et les plages isolées, afin de s’entraîner et de s’initier aux arts martiaux et à d’autres activités, sous couvert de sorties de villégiature. Des départs vers l’Afghanistan via le Pakistan, le Soudan, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Libye et l’Iran, étaient organisés par des ‘’ associations caritatives’’ telles que la ‘’Dâoua Oua El Irchad’’ Cette association recrutait des Algériens pour les envoyer faire le ‘’Djihad’’ en Afghanistan, elle fournissait des billets gratuits pour l’Arabie Saoudite sous couvert de ‘’Omra’’. En Arabie Saoudite, ils étaient pris en charge par d’autres algériens, résidant dans ce pays, puis orientés vers le centre de la Légion musulmane pour rejoindre, ensuite Peshawar, au Pakistan. Une formation militaire, leur était assurée dans les camps, notamment de Khost et de Durunta, consacrée au maniement des armes et à l’initiation, pour la fabrication des explosifs. Durant cette époque, la pratique du port ostentatoire d’habits du Pakistan, et de l’Afghanistan et de l’Arabie Saoudite, se répandit étrangement à travers l’ensemble du territoire national. Le Haïk qui faisait la fierté de la femme algérienne commença alors à disparaître et remplacé par ce qu’on appelle le ‘’Hijab’’ Une mode vestimentaire complètement étrangère à l’Algérie.Cependant une main étrangère était derrière les associations, qui envoyaient les jeunes algériens au Pakistan était toujours visible. Durant cette période tous les ingrédients d’une révolte, étaient déjà réunis ou provoqués, par les puissances étrangères, pour que l’Algérie connaisse les douloureux événements du 05 octobre 1988. LE TERRORISME EN ALGERIE Les événements du 5 octobre 1988, ont été exploités avec subtilité par la mouvance islamique, de par le recours à une politique d’absorption du mécontentement social et apaiser ainsi la rue, ce qui a abouti, à son entrée dans le ‘’jeu démocratique ‘’ à la faveur de la révision de la constitution du 23 février 1989 et de la mise en œuvre laxiste, de la loi relative aux associations, à caractère politique, qui ne peut fonder sa création, ou son action sur une base confessionnelle. Durant la période de 1989-1990 où les activités du parti dissous ‘’Fis’’ étaient à leur apogée, des centaines d’afghans algériens sont entrés au pays. ( 438 afghans algériens ont rejoint le territoire algérien avant 1995, sur un total de 2334 algériens, ayant quitté l’Algérie pour le djihad en Afghanistan) ces effectifs importants et entraînés dans le domaine de la guérilla, vont intégrer les cellules locales de ce parti . Ils avaient pour tâche, d’encadrer les manifestations de force. Ils étaient reconnaissables, à leur accoutrement afghan et à leur physionomie ; barbes touffues et yeux teintés de khol, reflétant une image de la ville de kaboul . Ces individus, de par leurs comportement ostentatoires et ‘’ physiques’’, étaient impatients de passer au ‘’djihad’’ tel, qu’ils le concevaient, et donc, aux crimes, activité dans laquelle ils excellaient tout particulièrement, la majorité d’entre eux allait constituer une partie du futur noyau du G.I.A. Ces appels au djihad ne vont pas tarder à se traduire sur le terrain par la création d’une organisation armée dénommée Mouvement Islamique Armée ‘’M.I.A. Elle était composée de rescapés du groupe de Bouyali, tels Mansouri Méliani, Chebouti Abdelkader, Guettaf Rabah, Baâ Azeddine,, d’ex afghans, de Daiâa ‘’prédicateurs’’ comme Mustapha Suni, Abdenacer El Eulmi frère de Omar El Eulmi responsable du syndicat islamique des travailleurs (SIT) d’évadés de la prison de Blida (évasion de 103 détenus de la prison civile de Blida le 3 janvier 1990 et d’anciens repris de justice dans les milieux de Boufarik et de Amroussa dans la wilaya de Blida.Melia ni Mansouri, qui jouissait d’une réputation certaine dans les milieux islamiques, s’est attelé à la consolidation de cette organisation par la constitution de cellules au niveau de plusieurs quartiers d’Alger, Bouira et Chlef. Ce mouvement qui était en phase d’organisation devait prendre de l’ampleur, notamment après les événements de juin 1991. Le Mouvement de grève générale illimitée, lancé par le ‘’Fis’’ le 23 mai 1991 pour exiger entre outre, des élections présidentielles anticipées, s’est transformé, par la suite en affrontements accentués, par une action de désobéissance civile. Plusieurs membres des services de sécurité, ont été enlevés et séquestrés dans des mosquées, pendant plusieurs heures et certains, ont été délestés de leurs armes. L’acte le plus grave, fut l’enlèvement d’un brigadier de police Laïd Houria à Lakhdaria ,par Chikhi Omar, qui a été retrouvé le 26 juin, assassiné et mutilé au moyen d’un burin , à l’intérieur de la mosquée dite’’ Kaboul’’ de cette localité. L’assassinat de ce brigadier de police fut largement commenté par des dirigeants du ‘’Fis’’ lors du meeting, précédant les élections législatives, tenu à la coupole du complexe olympique du 5 juillet à Alger. Chikhi Omar a été couvert d’éloges et encouragé à faire preuve davantage de ‘’ prosélytisme’’ devenu un héro parce que il avait tué une policière “une femme” !!! Les violences ont été, de nouveau, enregistrées le 29 novembre 1991 par l’attaque du poste des gardes frontières de Guemmar wilaya d’El Oued, par un groupe armé dirigé par un ex afghan ; Messaoud Aïssa dit ‘’Tayeb El Afghani’’.et Dehane Mohamed dit Abou Siham, Mahmoudi Mohamed Seghir, Boudjekha Abdelhak, et Bari Abdelhamid .Cette attaque, a été soldée par l’assassinat de trois militaires, des blessures occasionnées à deux autres, ainsi que le vol d’un important lot d’armes et de munitions. (28 Kalachnikov, 21 fusils de guerre Semenov, 3 fusils à répétition et- 4636 cartouches 7,62x29 et 6 obus de 82mm. Ces actions violentes commises avant l’interruption du processus électoral, par des élus et sympathisants du ‘’Fis’’ ont démontré la volonté de ce parti d’user, également, de la violence pour accéder au pouvoir, comme il été à maintes fois rappelé, lors des manifestations de force, par le slogan suivant ‘’Daoula Islamia Bel Vote Ouala Bel Bellout ‘’ ce qui signifie. Un Etat islamique par le vote ou par les balles. (Finalement les balles n’ont touchées, que le pauvre citoyen Algérien) Durant cette période agitée, la subversion et l’appel à l’insurrection générale étaient constants. Dans ce contexte,Meliani Mansouri membre du conseil consultatif du ‘’Fis’’ et cofondateur du mouvement islamique armé (MIA) a signé un tract, distribué dans la capitale, dans lequel, il demandait aux éléments des services de sécurité de déserter et proclamait le ‘’Djihad’’ pour l’établissement d’un Etat islamique. D’autres appels similaires ont été, aussi scandés lors de manifestations de force. D’autres éléments ont organisé à la mosquée ‘’Ben Fares’’ de la Casbah à Alger des réunions prolongées, qui avaient pour objectif de définir les modalités, pratiques de l’exécution des futures actions armées. Ces individus allaient être les futurs chefs des groupes armés du GIA. Parmi eux on trouve : Allel Mohamed dit Moh Leveilley, Bentebiche Djemaâ dit Toufik, Kheir Mohamed, Achir Redouane dit Mustapha, Chatla Mohamed, Layada Abdelhak dit Abou Adlane, Zourourou Said dit El Fermache, Belbachir Yahia dit Le rouget, Fortas Ali dit Ali Afghani- Abou Obeida, Guessoum Omar dit Omar El Commandos, Boufera Nourdine, Madi Abdelhamid, Ali Zouabri dit Aliouet, Djemaa Mohamed dit Mourad le fou, Seddiki Nouredine. Dans notre prochaine édition. la suite du parcours du phénomène du terrorisme qu’avait connu l’Algérie. Des faits publiés pour la première fois, des événements dramatiques. Des faits inédits ! A suivre

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Mercredi 14 Juillet 2010 - 12:47
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