REFLEXION

LE TAUX D'ABSENTEISME AU BACCALAUREAT SPECIAL DE JUILLET 2017 : Une première dans les annales de l’ Algérie

Tout d'abord, je tiens à tirer chapeau aux retardataires, aux absents et ceux qui ont abandonné au baccalauréat de juin 2017 et qui ont refusé de participer à la session spéciale du baccalauréat; par là ils viennent de donner une leçon aux responsables en acceptant leur élimination de l'examen de juin 2017 en obéissant au règlement qui prévoit l'échec automatique en cas de retard ou absence ou abandon. Ces candidats civilisés et loyaux montrent qu'en Algérie, nous avons des citoyens et des parents qui refusent d'être complices des décisions qui touchent à la crédibilité d'un examen que seul ceux qui l'ont passé peuvent juger de son intérêt primordial pour l'avenir d'un étudiant.



La session spéciale de juillet 2017 a été marquée par un taux d'absentéisme jamais atteint dans le monde qui entre dans le livre des records de Guinness des absents à un baccalauréat et oui cette session vient encore une fois noircir le tableau de l'éducation en Algérie. En effet, le premier jour de cette session a été marqué par des salles vides. Tout le monde avait prévu cela, mais aucun responsable n'a pris au sérieux ces prévisions pédagogiques qui démontrent que cette session a été organisée pour certains privilégiés que je plains car elle n'a aucune saveur. Aujourd'hui, pour donner plus de crédibilité à cette session il faut mettre un terme aux différentes lectures faites par les intellectuels sur les raisons des abandons ou des absents ou des retardataires.
Je vais essayer d'analyser les cas d'abandons et de retardataires.
Ces abandons sont volontaires pour différentes raisons:
●La plupart des candidats qui ont abandonné plus de 90 000 sont des candidats libres, la majorité des étudiants qui avaient leurs examens universitaires pendant la session de juin 2017.
●Certains sont tombés malades pendant cette période et c'est les risques  de l'examen.
● D'autres devaient terminer leur examen du baccalauréat Français car cette année  le dernier jour  coïncidait avec le premier jour de notre baccalauréat. Leur choix s'est porté donc sur le baccalauréat Français. Ces derniers cas créent la polémique dans la société algérienne sur la raison de la session spéciale.
● Le cas des retardataires, nous ne pouvons pas discerner entre le volontaire et l'involontaire, cependant nous pouvons comprendre l'explication de certains et non pas des autres.
Oui, le vrai retardataire compréhensif est celui qui s'est présenté le matin du premier jour et les autres non, mais combien sont-ils? De plus que dire des retardataires des années précédentes qui ont été éliminés. Pourquoi le problème s'est posé cette année? Cela confirme la polémique.
Maintenant pour dénuder les responsables qui par leurs conseils ont décroché la décision d'organiser cette session de la honte car leurs enfants sont concernés,  une enquête devrait être ouverte pour donner certaines vérités.
1) Combien a-t-on de retardataires le matin du premier du baccalauréat de juin 2017?
2) Quel est le nombre de candidats aux deux baccalauréats français et algérien?
3) Pourquoi ne pas avoir généralisé cette session à tous les candidats ayant échoué à la session de juin 2017?
4) Pourquoi n'avoir pas la décision pédagogique prévaloir sur la décision politique?
5) Qui sont les enfants de privilégiés pour qui cette session  a été organisée?
6) Quelle est la vraie raison de ne pas avoir organisé cette session en septembre?
7) L'annonce des résultats du baccalauréat 2017 n'est-elle pas faite dans le but de ne pas discerner entre les deux sessions?
Si la décision était pédagogique et non politique et puisque les élèves n'étaient pas adaptés à la rigueur proposée par Madame La Ministre.  Une cellule de crise de pédagogues pouvait être déléguée pour analyser pédagogiquement  et scientifiquement afin de donner une solution. Celle-ci aurait d'abord commencé par énumérer tous les retardataires pendant tout le baccalauréat et cela représente environ 8300 candidats. Parmi eux, certains étaient en retard le matin du premier jour, ils sont moins de 1000 candidats, entre eux seuls 100 à 500 ont fait un retard de moins de 15 mn et parmi eux certains ont passé le baccalauréat français qui ne font pas parti des retardataires.  La polémique sur la raison a commencé par là, pourquoi un abandon a-t-il le droit de refaire le BAC et c'est par là qu'on a découvert que certains retardataires du premier jour sont des abandons car ils devaient passer le baccalauréat français.  Aujourd’hui, la crédibilité du baccalauréat est touché puisque la comparaison entre le niveau des deux sessions qu'on veut rendre équivalentes pour ne pas discerner entre le baccalauréat de juin 2017 et la session de juillet 2017. Et oui même l'annonce des résultats le même jour, montre que tout a été préparé à l'avance car ainsi on ne parlera que du baccalauréat 2017 et les plus lésés dans tout ça c'est les pauvres candidats au baccalauréat de juin 2017 qu'ils aient décroché leur sésame ou non. El les plus lotis seront ceux qui auront deux baccalauréats l'algérien et le français, c'est une aubaine pour eux. Mais dans tout ça c'est une attaque contre l'école publique algérienne. Que pouvons-nous faire, rien sauf dénoncer. Mais pour certains ils vous diront: "la caravane passe et les chiens aboient". Mais cela ne nous décourage pas, nous continuerons à dénoncer tous ceux qui porteront atteinte à notre école.

 

Hakem Bachir professeur de mathématiques au lycée Colonel Lotfi d'Oran
Vendredi 14 Juillet 2017 - 20:32
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ACTUALITÉ
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