REFLEXION

LE SECTEUR DE LA SANTE EN EBULLITION : Débrayage des sages-femmes le 20 mai

L’appel à la grève, prévue le 20 mai prochain, que comptent suivre massivement les sages-femmes à travers tout le territoire national, a mis les futures mamans dans l’inquiétude et commence à créer une panique.



Les futures mamans, dont les accouchements sont prévus à partir de cette date, redoutent les retombées négatives sur leur santé et celle de leur bébé. Surtout que les représentantes du syndicat des sages-femmes, notamment à Oran, comptent suivre massivement l’appel à la grève du 20 mai prochain à travers toutes les maternités d’Algérie. Elles espèrent l’application du statut spécial à ce corps professionnel, promulgué le 20 mars de l’année dernière, et ce, indépendamment de celui des paramédicaux. Les sages-femmes veulent une revalorisation de leur métier, considéré comme l’un des plus beaux métiers du monde et montrer leur importance au sein de la société. Elles aident et assistent les mamans à mettre au monde leurs nouveau-nés. Les sages-femmes se retrouvent en train de faire le travail de médecins ou d’infirmières, car souvent submergées par la masse de travail et, parfois, par le manque d’encadrement adéquat. «Malgré ses efforts et son travail qui mérite d’être salués, la sage-femme n’a pas encore eu ses droits et continue de travailler dans des conditions difficiles, sans protection, d’où la nécessité d’appliquer le nouveau statut particulier pour le corps des sages-femmes», dira l’une d’elles. Selon des statistiques récentes, Oran compte environ 1.000 sages-femmes, dont la plupart sont confrontées à plusieurs problèmes, tels le manque de moyens matériels et de cycles de formation. Il est à signaler, au passage, qu’une sage-femme algérienne peut effectuer jusqu’à 800 accouchements par an et plus dans certaines zones reculées, alors que les normes fixées par l’OMS sont de 175 accouchements par sage-femme. La sage-femme peut pratiquer en milieu hospitalier, en clinique, à domicile ou en tout autre endroit où sa présence est nécessaire. Les futures mamans et surtout celles qui accoucheront pour la toute première fois, espèrent un règlement rapide de ce problème par les pouvoirs publics. Signalons que le ministre de la Santé a rappelé, récemment, que son département a pris une série de mesures pour la mise en œuvre du statut particulier relatif aux sages-femmes.

Medjadji H
Mardi 14 Mai 2013 - 11:02
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ACTUALITÉ
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