REFLEXION

LE RETARD DANS LES DONS D'ORGANE DEMEURE : 16 600 personnes sous hémodialyse à vie en Algérie



LE RETARD DANS LES DONS D'ORGANE DEMEURE : 16 600 personnes sous hémodialyse à vie en Algérie
Alors que des patients meurent en attendant des dons d'organes, le gouvernement algérien accentue ses efforts pour encourager les transplantations. Les pratiques religieuses et les obstacles juridiques ont entraîné une grave pénurie de dons d'organes en Algérie, mais le gouvernement a désormais un plan pour remédier à ce problème. Mardi 12 octobre, le ministre de la Santé Djamel Ould Abbas a annoncé la mise en place de l'Agence algérienne de transplantation d'organes. "On compte actuellement 16 600 personnes sous hémodialyse à vie, ce qui rend nécessaire la mise en place de cette nouvelle agence", a-t-il indiqué. Ce nouveau service travaillera en liaison avec l'Institut algérien du rein, qui ouvrira l'an prochain et sera le premier de ce genre en Afrique. ''L'Algérie, qui a enregistré entre 600 et 650 chirurgies de transplantation d'organes depuis 1986, est très en retard dans ce domaine par rapport à d'autres pays", a expliqué le directeur de l'Association algérienne de dialyse du rein et de transplantation (SANDT), Tahar Rayane. Selon lui, il n'y a eu que 70 greffes de rein en 2010 dans toute l'Algérie, bien que 6 000 personnes soient sur les listes d'attente. "Au cours des sept dernières années, il y a eu deux transplantations de rein provenant de patients en mort cérébrale", a-t-il ajouté Il a précisé que la vitesse de progrès des transplantations d'organes depuis des patients en mort cérébrale en Algérie est très lente, malgré le fait que des édits religieux et des dispositions juridiques permettent les dons d'organes. Il a souligné le besoin de prendre les précautions nécessaires pour éviter l'apparition de réseaux de trafic d'organes, demandant aux autorités de ne pas approuver l'ouverture de cliniques privées pour les transplantations d'organes "de manière à empêcher que cette chirurgie ne devienne un commerce pour certains médecins, et au bénéfice de ceux qui paient le prix le plus élevé". Le professeur Ben Abbagi, spécialiste des maladies du rein, a expliqué que la législation algérienne limite sans nécessité les dons d'organes en exigeant que le donneur soit lié par le sang au patient bénéficiaire. L'Association algérienne des maladies du rein et des transplantations a indiqué que le nombre de patients souffrant de déficiences rénales chroniques augmentait de près de 5 000 cas chaque année. Près de 6 millions d'Algériens courent le risque d'une déficience rénale chronique, qui nécessite un traitement par dialyse ou une transplantation. "A cause de ma maladie, je suis sous traitement de purification sanguine et je dois passer des tests médicaux d'urgence très intenses", a expliqué Mohammed, âgé de 17 ans, à Magharebia. "Le problème est que la plupart des membres de ma famille souffrent de la même maladie, et qu'une transplantation n'est donc pas envisageable, raison pour laquelle il est nécessaire de bénéficier d'une transplantation depuis une personne décédée." "Les développements scientifiques de la médecine et de la chirurgie entraînent certains problèmes, alors qu'il est facile de transplanter des organes pour sauver des vies humaines.

Yacine
Dimanche 24 Octobre 2010 - 00:01
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ACTUALITÉ
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