REFLEXION

LE RAMADHAN EN AOUT "DUR…DUR" : Une véritable épreuve

Le Ramadhan au mois d’août, "cela n’arrive que tous les 33 ou 36 ans". Beaucoup de jeunes vont donc le vivre pour la première fois. C’est vrai que ce sera difficile, les journées de jeûne sont longues, et ce pourrait être une véritable épreuve".



LE RAMADHAN EN AOUT "DUR…DUR" : Une véritable épreuve
Les algériens ont débutés le Ramadhan lundi passé pour trente jours de prières, de fêtes familiales mais aussi de jeûne. Et jeûner devient très rapidement une épreuve physique quand le Ramadhan tombe, comme cette année, en plein mois d’août. La chaleur se fait étouffante et les journées n’en finissent pas : il faut tenir quinze heures sans manger ni boire.

«Le plus dur, c’est de ne pas boire , c’est de ne pas fumer »
Le Ramadhan, c’est parti. Comme l’année passée le mois de jeûne des musulmans tombe en août et comme l’année passée ceux qui le pratiquent redoutent autant les longues journées que la chaleur, d’autant plus qu’il leur est interdit de boire. C’est notamment le cas Mourad, 18 ans, s’attend à «une leçon aussi spirituelle que physique». «Un jeûne accompli bien comme il le faut est récompensé sinon c'est l'enfer avec la chaleur qu’il fait», insiste Mourad , tout comme d’autres algériens .«Le plus dur, c’est de ne pas boire», renchérit Karim , 26 ans, qui pense à ses amis « fumeurs » «C’est très dur pour eux», Même constat pour les émigrés qui ont préféré resté cette année. «Le climat n’est pas génial donc ça ne change pas grand-chose des autres périodes de l’année», confie Farid , 24 ans. C’est alors la longueur des journées qui fait toute la différence par rapport aux ramadans qui se déroulent en hiver avec des périodes de jeûne beaucoup plus courtes. Cette année, comme les deux dernières, les dîners se dérouleront ainsi vers 20h30, à la tombée de la nuit, pour se compléter vers 4 ou 5h du matin, avant le lever du jour.

«Au début, on mange pas mal, mais ce n’est pas conseillé»
Il existe en effet des plats traditionnels, que l’on trouve particulièrement pour cette période telle qu’une soupe (Harira ), de petites entrées et des plats très sucrés pour finir le repas. Le reste est assez classique. Après que le jeûne ai été rompu à l’aide d’une datte, Salim, qui «ne veut pas trop maigrir, fera le plein de sucres lents, «des trucs qui calent, mais sans faire gonfler non plus».«Au début, on est assez enthousiaste, on mange pas mal, mais ce n’est pas conseillé», tempère cependant Karima. La plupart des gens interrogés, se contentent en effet de repas qui ne changent guère de leurs habitudes en dehors des plats spécifiques au ramadan. La pratique impose normalement de manger un autre vrai repas « Shour » avant le lever du jour.. Malgré toutes ces contraintes, la jeune femme rappelle le «côté enrichissant» du ramadan: «C’est un moment de partage, de lien avec notre culture.»

Le Ramadhan n’adoucit
pas les mœurs
Le Ramadhan n’adoucit pas les mœurs. Le Ramadhan serait risqué, les agressions et les accidents seraient en nette progression pendant le mois sacré. Les personnes se montreraient plus agressives. Un changement d’humeur qui augmenterait les rixes, les voies de fait, les agressions ainsi que les vols. Au travail et à la maison, les Algériens ne seraient pas non plus épargnés. Les accidents domestiques et les accidents professionnels augmenteraient de quelques pourcentages d’après les services d’urgences des hôpitaux.

Dispositif exceptionnel de sécurité
Redoutant une flambée de l’insécurité durant le mois de Ramadhan, les autorités algériennes ont mis en place un dispositif exceptionnel de sécurité, lit-on mardi sur Starafrica.com. Selon le site qui reprend des informations émanant de la cellule de communication de la gendarmerie nationale algérienne, ce corps de sécurité a déployé de gros moyens, groupes d’intervention de réserve, élites et gardes-frontières, à travers dans les 48 wilayas (préfectures) du pays. Le pouvoir algérien entend sécuriser les frontières terrestres, mosquées, marchés et lieux publics contre le banditisme, le terrorisme, la contrebande et les agressions. le dispositif concerne notamment la frontière de plus de 1.000 km avec la Libye, en plein Sahel, terre de prédilection des groupes islamistes. Il devrait être maintenu jusqu’à la rentrée.

Ismain
Mercredi 3 Août 2011 - 11:42
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