REFLEXION

LE RAMADAN COMMENCE AUJOURD’HUI : Ramadhan, une école de réformes



Ce jour, la plupart des musulmans du monde entier observent le jeûne du Ramadhan, troisième pilier de l’Islam.
Historiquement, le jeûne du ramadan a été instauré en l’an 2 de l’Hégire, soit en 634 du calendrier grégorien, à l’aube de la naissance du premier état islamique dirigé par le prophète Mohamed (QSSSL). Le verset révélé à celui-ci instaurant cette obligation religieuse proclame : «Ô vous qui portez la foi ! On vous a prescrit le jeûne du ramadan comme on l’a prescrit à ceux qui vous ont précédés, ainsi atteindrez-vous la piété » Coran, chapitre 2 verset 183. En effet, l’observance du jeûne du ramadan consiste pour tout(e) musulman(e) majeur(e), en plein possession de ses facultés mentales, non malade et non en voyage contraignant, à s’abstenir dans l’intervalle temporel allant du lever au coucher du soleil de, manger, boire et avoir des rapports sexuels avec son épouse ; toute aventure extra-conjugale étant, bien entendu, interdite en Islam. À cela s’ajoute le fait que le mois de Ramadhan, le 9ème du calendrier musulman, est celui de la vénération du saint Coran. À juste titre, c’est le mois au cours duquel celui-ci fut révélé au prophète Mohamed (QSSSL) dans sa 27ème nuit, connue sous l’appellation de l’ilat Alkadr, « nuit du destin », et dont le mérite spirituel des adorations qui y sont faites vaut mille mois d’adoration. Les prières collectives et individuelles, les retraites et méditations sont ainsi mises à profit pour réciter le saint Coran, glorifier la parole incréée et les attributs d’Allah. Une occasion qui offre l’opportunité aux hafiz al qour’ane (ceux qui ont mémorisé l’entièreté du saint Coran) de se mettre en attraction par leur habileté à psalmodier, jour après jour par cœur, ses 114 chapitres. En plus de cette privation physique, il y a cette tension que le jeûneur exerce sur tous ses organes de sens et qui lui permet d’obtenir la maîtrise de soi face aux tentations. Cet exercice à la fois spirituel et physique permet au croyant, au terme de ce mois de privations, de s’imbiber de la présence perpétuelle divine. Ce qui, in fine, lui donne la capacité de vivre en tout lieu et à tout instant en conformant tous ses actes aux règles du Créateur. Au-delà de cette quête spirituelle qui tient aux liens avec le Créateur, le jeune du ramadan charrie une humanité hors du commun, un vivre-ensemble exemplaire caractérisé par une forte solidarité communautaire. En effet, il est recommandé à tous un repentir sincère et de se pardonner. Puis à celui qui a le privilège d’être en possession de moyens financier et/ou matériel, de les partager avec les moins nantis, les membres de sa famille, ses amis et ses voisins. Cela, conformément à la tradition du prophète Mohamed (QSSSL) et de ses compagnons qui, bien que reconnus pour leur générosité sans borne, faisaient du mois de ramadan, une période de largesses et de partages par excellence. D’ailleurs, au terme des 29 ou 30 jours de pénitence, il est exigé à chaque fidèle musulman d’offrir l’équivalent de 2.5kg de riz à un démuni, dans l’espoir de voir son jeûne accomplir son ascension définitive vers Allah. Ainsi, le ramadan se révèle être une véritable école de réformes intérieure, sociale et communautaire.

 

Réflexion
Dimanche 5 Juin 2016 - 21:07
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