REFLEXION

LE PROGRAMME ANSEJ ET LES DESILLUSIONS: Omar, un cas typique de la politique "ansej"

Le programme ANSEJ ou la difficulté d’insertion économique des jeunes.
Un cas, Omar BEHIH jeune ingénieur en agronomie, âgé de 27 ans , est sorti en 2009 de l’ITA après un stage de spécialisation de phitotchnicien, protection et production .



LE PROGRAMME ANSEJ ET LES DESILLUSIONS: Omar, un cas typique de la politique  "ansej"
Il a travaillé en production végétale sur la problématique des semences de pommes de terre. Il a même réussi à mettre en évidence huit variétés des tubercules tant appréciés par la population. Le suivi de son travail est resté sans lendemain. Il a aussi pour pouvoir survivre travaillé dans une clinique vétérinaire pour la réception et le classement des produits. Sans commentaire car aucun rapport avec son domaine d’étude ni sa spécialité, c’est la débouille pour survivre quand on refuse l’assistanat. C’est en fait la réalité de la majorité des cadres et techniciens et surtout les licenciés, qui, une fois sortis de l’université, ne trouvant pas de travail dans leur branche, font n’importe quel travail qui se propose à eux nous certifie Omar avec une certaine amertume. Et il poursuit, n’ayant aucune autre issue, j’ai décidé de monter un projet ANSEJ : création de ma micro entreprise se rapprochant de ma formation et surtout de mes préoccupations sur l’environnement, création et entretien d’espaces vert. Bénéficiant des terres de mes parents je prolongerai mon entreprise avec la création d’une pépinière pour la production des végétaux, indispensable pour un bon fonctionnement et l’autonomie nécessaire à mon entreprise. Une fois le projet élaboré et déposé, il fut accepté en février 2010. J’ai donc bénéficié d’un prêt de un million de dinars pour l’achat du matériel nécessaire pour débuter mon entreprise. Tout fier d’une nouvelle situation et d’un nouveau démarrage dans la vie, j’ai relevé les manches, j’ai démarré ma pépinière et commencé à démarcher les APC, DAÏRA ET WILAYA pour trouver des marchés. Là, les difficultés commencent. Depuis la création de mon entreprise et ce malgré tout l’investissement je n’ai pas pu trouver un seule offre de marché ni eu une seule proposition de travaux. Ce ne sont pas les sites à entretenir ou à créer qui manquent dans notre Daïra. J’ai procédé à un relevé de sites à entretenir et j’ai fait une demande d’audience à monsieur le Wali. J’ai alors un télégramme pour un rendez vous, c’est monsieur le médiateur qui m’avait reçu au mois de décembre dernier, déjà ma déception car on m’a dit que c’était monsieur le wali qui m’accueillait. Quelque part, je pensais que c’était de la considération pour ma demande et j’en revenais de loin de mes illusions. Totalement déçu malgré que l’entretien fût cordial. J’avais fait état de ma situation et présenté ma requête argumentée avec la liste des sites qui nécessitent des travaux et peuvent donc agrémenter la ville et l’embellir, chose qui manquent cruellement. Monsieur le médiateur m’a assuré qu’il y aurait des suites à mes doléances. Depuis ce temps, j’attends, Cela fait un an de perdu pour ma carrière et mon projet, sans parler des pertes financières et du matériel qui est là sans servir et surtout de la pépinière dont la production ne trouve acquéreur Quel gâchis ? Un gâchis pour tout, ma perte de temps, de la déperdition d’énergie et le découragement des forces vives de la nation. Comment voulez vous qu’on ne se révolte pas? Comment voulez vous qu’on ne pense pas à la « harga » etc.… On peut donc se poser la question : L’ANSEJ est il vraiment un programme efficace, dont les dossiers sont bien étudiés dans le cadre du marché du travail et surtout du bassin d’emploi. Ou bien une fois le jeune a monté son dossier et créé son entreprise, on ne s’en occupe plus. Où en est le suivi ? Il ne faut s’en étonner si certains, totalement découragés, abandonnent et revendent le matériel et se perdent dans la nature. Certes, la question des espaces verts est une culture qu’il faut se battre pour conquérir et la développer. C’est une raison de plus pour soutenir Omar dans sa volonté de contribuer à l’amélioration du cadre de vie et apporter un bienfait dans l’intérêt de tous : que son entreprise trouve sa raison d’exister.

Ismain
Samedi 26 Mars 2011 - 09:31
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