REFLEXION

LE PROFESSEUR ABDERRAHMANE MEBTOUL REPOND AU MINISTRE DU COMMERCE : ‘’Le retour aux licences d’importation contraire aux engagements internationaux de l’Algérie’’



1.-Etant à l’ère de la mondialisation devant avoir des stratégies d’adaptation, il y a lieu  d’éviter  cette mentalité bureaucratique de facilité du recours aux mesures administratives autoritaires. L’expérience de par le monde montre que lorsqu’un pouvoir agit bureaucratiquement, sans concertation et sans tenir compte de la réalité locale et internationale, la société enfante ses propres règles qui lui permettent de fonctionner en dehors de l’Etat officiel, se traduisant alors par un divorce croissant Etat/citoyens favorisant l’extension  de la sphère informelle.  
2.-On ne protège  pas, ni on ne relance l’activité  nationale  productive par décrets ou par le volontarisme étatique, vision d’une mentalité bureaucratique rentière. Il me semble donc qu à travers sa déclaration reprise par les médias le 17 septembre 2014, le   Ministre du commerce algérien semble déconnecté  des réalités  locales  que mondiales et annonce un retour aux licences d’importation contraires aux engagements internationaux de l’Algérie et paradoxalement un engagement d’adhésion  de l’Algérie à l’organisation mondiale du commerce(OMC) qui prohibe ce genre d’actions.
3.-Cette décision  occasionnerait  des rentes au profit de ceux qui auraient des licences d’importation et favoriserait l’extension  de la sphère informelle notamment marchande déjà florissante. L’objectif  stratégique est de mettre en place des mécanismes de régulation transparents concurrentiels dans le cadre de l’Etat de Droit et la démocratisation de la société, qui seuls peuvent favoriser le développement national hors hydrocarbures.
4.-L’on doit impérativement  tout en conciliant efficacité économique et une très profonde justice sociale  libérer  les initiatives créatrices  loin de cette bureaucratie étouffante, que ce soit les entreprises publiques, privées locales et internationales créatrices de valeur ajoutée. L'économie de marché ne signifie pas  la fin de l'Etat mais un Etat régulateur fort se fondant sur une planification stratégique en ce monde interdépendant en perpétuelle évolution, turbulent et instable..
5. Car si cette décision qui ne peut relever d’un Ministre du commerce venait à être appliquée,  elle porterait un lourd discrédit à l’image internationale de l’Algérie. Espérons que le gouvernement, seul habilité à engager l’avenir  du pays sur des questions stratégiques, l’Algérie ayant toujours respecté ses engagements internationaux,  corrigera ce discours négatif qui risque  d’isoler encore plus l’Algérie du concert des Nations, sans solutionner le problème de la dynamique socio-économique interne.


Professeur Abderrahmane MEBTOUL expert international
Mercredi 17 Septembre 2014 - 19:32
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ACTUALITÉ
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