REFLEXION

LE PROBLEME DU FAMEUX S12 PERSISTE TOUJOURS : Porte défoncée et vitres brisées au service de l’état civil

Jeudi dernier, plusieurs citoyens visiblement très en colère, étaient rassemblés devant le service d’état civil, nouvellement agencé au niveau du palais des expositions de Mdina J’dida, pour protester contre la pagaille qui y règne, et ont fini par perdre leur sang-froid.



LE PROBLEME DU FAMEUX S12  PERSISTE TOUJOURS : Porte défoncée et vitres brisées au service de l’état civil
On a bien aménagé des locaux pour donner plus d’espace aux usagers, on a changé le responsable du service de l’état civil, on a bien décentralisé la délivrance du désormais célèbre S12, on a numéroté les registres, on fait, et fait… On a promis que les choses iront mieux… Mais rien ne semble avoir changé. Car, aucune action n’est parvenue à changer les mentalités. « Je vous jure, que si je devais subir toutes contraintes pour avoir du pain, je serais prêt à me laisser mourir de faim » a déclaré un demandeur d’extrait d’acte de naissance original. Comme beaucoup devaient penser la même chose, la contestation a fini par dégénérer. Des protestataires ont défoncé la porte menant au bureau du responsable auprès duquel ils voulaient se plaindre. Dans la foulée, des vitres ont été brisées aussi. « Écoutez, ma carte nationale d’identité est périmée depuis deux mois déjà. J’avais pris mes précautions et demandé un S12 un mois avant sa date d’expiration. Rien n’y fit. Mon malheur c’est que je suis né à Oran mais je n’y habite plus depuis plus de 15 ans. Je dois faire à chaque fois le voyage, sans résultat», nous a déclaré un habitant venu d’une wilaya éloignée d’Oran. Une autre personne d’un certain âge entre dans la discussion pour dénoncer « l’arrogance de certains employés, qui ne daignent même pas vous accorder un regard… « Alors que les guichets ne comportent aucune inscription pouvant orienter les malheureux, a-t-on relevé. « Moi je crois qu’ils font exprès de rendre les choses aussi difficiles pour pousser les gens pressés à leur donner un bakchich ». a lâché une autre jeune femme dépitée. Ils sont là, les dizaines de demandeurs de pièces d’état civil, venus de différentes régions, et passent, pour certains, jusqu’à trois jours pour parvenir à obtenir ces documents sans lesquels le citoyen n’a plus d’existence. Tout ceci, sans compter les erreurs dans la reproduction des filiations à partir du registre, et le malheureux demandeur ne se rend compte, parfois, que lorsqu’on lui rejette le dossier pour renseignements erronés. Il se voit contraint de revenir une nouvelle fois et se garder de faire la moindre remarque sur l’erreur passée. D’autres demandeurs affirment que leur filiation ne figure pas sur les registres informatisés dans certains secteurs urbains, bien qu’ils soient nés entre les années annoncées soit entre 1970 et 1990. « C’est la faute au scanner… » Déclare amèrement un pince sans rire. Les policiers ont été appelés pour remettre de l’ordre dans cette pagaille qui pouvait prendre une mauvaise tournure que personne ne souhaite. Les bruits de ce vacarme sont parvenus aux oreilles du président d’APC qui s’est déplacé sur les lieux en compagnie du secrétaire général et d’autres responsables de la mairie. Le premier magistrat de la ville a expliqué que le problème était dû au manque d’organisation et l’absence d’informations pouvant permettre aux citoyens de faire part de ses préoccupations. Le maire a affirmé que ses services « avaient reçu des citoyens, qu’ils avaient accédé à leurs demandes, et que parmi eux se trouvaient des personnes qui voulaient retirer le document S12 pour leurs proches, sans procuration. Ce qui est contraire à la réglementation ». Le même responsable a signalé l’ouverture d’un bureau spécialement réservé aux demandeurs venus de l’intérieur du pays qui obtiendront leur document le jour même. Pour l’absence du nom de certains citoyens, le maire a reconnu qu’effectivement, plusieurs pages des vieux registres n’avaient pas été scannées. Une situation qui sera réglée, selon lui, l’informatisation du nom omis au fur et à mesure des demandes. Pour que soit réglé cet épineux problème d’état civil, il faut attendre pour voir. Combien de temps ? Nul ne le sait. Quoique, faut-il le reconnaître, certains citoyens d’Oran affirment n’avoir eu aucune difficulté pour la délivrance de ce document au niveau des différents secteurs urbains, et seulement au bout de quelques jours.

A. Salim
Dimanche 30 Janvier 2011 - 23:01
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