REFLEXION

LE PRESIDENT DE L’ASSOCIATION ANTICORRUPTION DEVANT LA JUSTICE : L’incorruptible accusé de dilapidation des deniers publics



LE PRESIDENT DE L’ASSOCIATION ANTICORRUPTION DEVANT LA JUSTICE : L’incorruptible accusé  de dilapidation des deniers publics
L’interpellation, à l’aéroport de Constantine, dimanche 5 septembre en fin de journée, de Djillali Hadjadj est intervenue en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction de la troisième chambre du tribunal de Sidi M’hamed qui devait l’auditionner suite à une plainte déposée par la caisse nationale de sécurité sociale (CNAS). Selon son avocat, Me Zoubir Soudani, le mandat d’arrêt mentionne deux chefs d’inculpation : faux et usage de faux et dilapidation des deniers publics. Arrêté au moment où il devait accomplir les formalités d’embarquement, Djilali Hadjadj qui devait voyager en compagnie de son épouse, a été conduit au commissariat de police ou il passa la nuit du dimanche à lundi. Lundi matin, il a été conduit au tribunal de Constantine pour être présenté devant le procureur général qui a compétence et prérogative à décider, après vérification du mandat d’arrêt, de son transfert vers Alger. Jusque lundi 6 septembre 16 heures, Djillali Hadjadj était toujours chez le procureur général. Son transfert vers la capitale pour être auditionner par le juge instructeur qui a délivré le mandat d’arrêt devra intervenir avant quarante-huit heures, c'est-à-dire à épuisement du délai légal de la procédure.Au plus tard, donc, Djilali Hadjadj prendra la route ou le vol sur Alger demain mardi. Son avocat, Me Zoubir Soudani était toute la journée du lundi à se démener pour obtenir que son mandant soit évacué par voie aérienne. La détermination des voies et des moyens de transferts relève de la compétence de la police. Un transferement par route risque de prendre plusieurs jours, puisque la police n’exerce qu’une compétence territoriale. Autrement dit, Djillali Hadjadj sera, au cas ou il est évacué par route, remis de sûreté urbaine à sûreté urbaine jusqu’à son arrivée à Alger.Deux chefs d’inculpation confirmés, au demeurant par Me Soudani qui devait préciser que ces accusations sont en relation avec un litige opposant Djilali Hadjadj à la CNAS (Caisse nationale des assurances sociales). « J’attends d’accéder au dossier pour connaître de quoi il en retourne exactement », explique-t-il. La CNAS où Djilali Hadjadj a eu à travailler en tant que médecin (cadre central) aurait actionné une plainte en justice en vue de récupérer un logement de fonction que Djilali Hadjadj a occupé et occupe toujours au centre familial de Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger à l'époque où il était employé de la Caisse de sécurité sociale. Djilali Hadjadj aurait été destinataire de plusieurs convocations à comparaître auxquelles, semble-t-il, il n’aurait pas répondu. C’est, apprend-on de source judiciaire, après épuisement de la procédure liée aux citations à comparaître que le juge instructeur a émis un mandat d’amener. Djillali Hadjadj s’est défendu d’avoir reçu une quelconque convocation.Président d'une association de lutte contre la corruption, Djilali Hadjadj, médecin et journaliste, il s’exprime régulièrement à travers les médias sur les questions liées au phénomène de la corruption en Algérie. Le ton très critique qu’il emploie envers les pouvoirs publics lui a valu beaucoup d’inimitié. Membre de l’ONG Transparency International, Djilali Hadjadj est l’auteur du livre « Corruption et Démocratie en Algérie » publié en 1999.

Ismain
Mercredi 8 Septembre 2010 - 12:28
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