REFLEXION

LE PRESIDENT BOUTEFLIKA CANDIDAT : Black-out dans la classe politique

L’annonce de la candidature du Président sortant, Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle d'avril 2014, a mis sous silence la classe politique. Même si la presse reste divisée entre critique et satisfaction, la réaction de grand nombre de politiciens se fait discrète et méfiante, comme s’ils veulent opter pour l'inusable technique du silence radio pour récupérer leurs places auprès de Bouteflika..!



L'entrée dans la course présidentielle du président Bouteflika, change la donne et fait peur à la majorité des candidats et des leaders des fractions politiques, ils sont nombreux à s’abstenir de faire des déclarations où à réagir clairement. Certains brandissent la menace du retrait, mais ne l’ont pas encore fait. Les islamistes, qui boycottent l’élection, n’ont rien dit pour le moment. L'ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, ne souhaite pas s’exprimer. Le candidat malheureux de 2004, Ali Benflis, non plus, même si son équipe de communication a assuré que la candidature du président n'était pas officielle tant que ce dernier n’avait pas pris la parole. Il n’y a guère qu'Abdallah Djeballah, le leader d’un parti islamiste, pour appeler au retrait de tous les candidats. Car l’enjeu de l’élection est désormais différent. Abdelaziz Bouteflika a de très fortes chances d’être élu et la création d’un poste de vice-président est un scénario très probable. Ce dernier assurera la coordination entre les différentes  institutions de l’Etat, ministères, opérateurs économiques et acteurs  politiques et  représentera aussi, le Président de la République sur accréditation de ce dernier aux assises internationales. La candidature du président Bouteflika, intervient, par ailleurs, dans un contexte international sulfureux et divisé, qui met la stabilité de l’Algérie en danger face aux bousculades terroristes sur ses frontières avec la Tunisie, la Libye et plus encore sur le Mali. Par une situation politique hérissée, où chaque parti et chaque candidat de l’opposition tente de créer un climat de peur, mettant le bilan de 15 années de travail du Président sortant aux enchères, appelant à un changement politique, plagié des pays arabes qui ont vécu  le printemps arabe, Bouteflika, malgré son âge, s’implique encore une fois dans la présidentielle de 2014 pour éviter à l’Algérie et aux algériens un autre bain de sang.

Riad
Lundi 24 Février 2014 - 17:48
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