REFLEXION

LE PORTE PLUME A DISPARU QUAND L’ENCRIER A SECHEE !: Après 48 années, qui a écrit quoi ?



LE PORTE PLUME A DISPARU QUAND L’ENCRIER A SECHEE !: Après 48 années, qui a écrit quoi ?
Les algériens d’après 1962, ne sont ni amateurs de l’écriture ni celle de la lecture. Nous sommes dans une société qui ne peut respirer que dans l’oralité qui ne transmet guère que ce que peut retenir la mémoire populaire, souvent sélective pour être fidèle. 48 années après le recouvrement de la souveraineté, nous ne nous sommes pas encore arrivé à écrire uniquement l’histoire de la Révolution (1954-1962). Alors n’ont parlons pas de notre histoire d’avant 1830 et après. A la bibliothèque nationale, j’ai cherché en tentant de trouver une histoire ou deux, mais j’en ai trouvé plus d’une centaine, je me trouvais dans l’embarras du choix. Mais en conclusion toutes ces petites histoires de « Si Flane et Si Feltane » semblaient dignes du style de notre regretté romancier « Jamal Amrani » et son héro « Mourad Saber ». Comme on n’a pas beaucoup l’habitude d’écrire, on n’a pas non plus celle de lire. On nous a arraché la volonté de tenir la plume, Quand c’était la SNED qui éditait des livre il fallait passer par 36 chemins et être cautionné par Si Flane ou le Colonel X ou le clan Z, pour avoir une chance sur dix pour que le manuscrit soit édité. Mais écrire une vraie histoire de la Révolution, c’était une aventure qui ouvait facilement mener son auteur au tribunal de la sureté de l’Etat de Medéa. Après 1988, et l’ouverture du Bazar, certains médiocres se sont propulsés au rang d’historiens, d’écrivains, d’auteurs… et cela grâce à leur séjour au delà de la méditerranée durant la décennie noire, ils avaient optés de fuir le pays au moment où il avait lui besoin d’eux pour faire face à un terrorisme bien programmé et bien manipulé.. Jil Istiklal, il n’écrit pas beaucoup, et parmi ceux qui ont la chance et l’argent d’écrire et éditer, beaucoup s’expriment comme s’ils parlaient, c'est-à-dire mal, trop mal pour espérer convaincre. Le regretté Kateb Yacine, quant il a écrit dans las années cinquante c’est toute la France qui a lu son livre ‘’Nedjma’’ on l’étudie aujourd’hui dans l’université, en France et en Algérie. Pourtant Kateb Yacine était un vrai patriote ciblé uniquement par les commis de l’Etat, quelques ignorants qui avaient un pouvoir de décision. Kateb Yacine n’a jamais été honnoré par une honorabilité nationale. Et pourtant nous demeurerons témoins qu’il a été un préféré du regretté Houari Boumediene, Le Président lui-même avait à maintes fois saisis le ministre du travail pour qu’il assiste Kateb Yacine « Nous n’avons pas deux Kateb Yacine, offre lui tous ce qu’il demande » Le jour où le Président Houari Boumediene a reçu Kateb Yacine, ce dernier lui a mis les points sur les I en ce qui concerne la culture en générale en Algérie. Il avait refusé tous les postes de grande responsabilité qu’on lui a présenté. Ensuite Boumediene envoya un message à Kateb Yacine par le biais du Ministre du travail « Dit à Kateb d’écrire et de ne pas parler » Boumediene a souhaité que Kateb écrira tous ce qu’il constate, pour dénoncer les opportunistes cachés dans les rangs des vrais responsables. Alors des étagères sont pleines de livres et volumes de faux écrivains et faux historiens et faux dramaturges et faux témoins d’époque, défenseurs des causes nébuleuses, les acharnés de la mauvaise foi, ces pitres qui n’ont jamais su faire la différence entre l’exploit historique et les balivernes, ceux-là, par contre, sont nombreux. Il est une multitude à putréfier les espaces réservés à l’écriture, pourrissant l’environnement qui les tolère, avec des écrits malsains qui puent la mauvaise foi. La leur, celle des faux portes plumes que l’apprentissage de l’alphabet, au lieu d’équérir leur esprit confiné dans l’égout, n’a fait que prouver leur abjection... Aujourd’hui c’est claire et net, 48 ans après, on peut dire facilement : ‘’Ce n’est pas un écrivain celui qui édite des livres ‘’ Mais le vrai écrivain est celui qui n’a jamais vu la chance lui sourire pour pouvoir éditer son premier livre. Et qu’il garde ses manuscrits qui sont un trésor innestimable et avantageux pour la patrie, si Mme Khalida Toumi se penche un peut sur ce volet. Car constatation faite : l’écriture pour les héros, l’édition pour les zéros.

A. Ben Brik
Mardi 6 Juillet 2010 - 00:01
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