REFLEXION

LE POINT SUR LA SITUATION DANS LES PAYS ARABES : Le monde arabe en colère

La Libye, le Yémen, Bahreïn,le Maroc,l’Algérie,la Syrie, l’Irak et la Jordanie sont en proie à des révoltes semblables à celles qui ont secoué la Tunisie et l’Égypte. Alors que la contagion se répand dans le monde arabo-musulman, Réflexion met Le point sur la situation dans les pays du monde arabe.



LE POINT SUR LA SITUATION DANS LES PAYS ARABES : Le monde arabe en colère
En Algérie:
Le président américain Barack Obama a "félicité" le gouvernement algérien après la levée jeudi de l'état d'urgence décrété il y a 19 ans et espère que cette mesure augure de changements répondant aux aspirations du peuple algérien, a indiqué la Maison Blanche.Le gouvernement algérien n'envisage pas toutefois pour l'heure d'autoriser de nouveaux partis politiques. L'opposition algérienne a étalé de nouvelles divergences face au pouvoir qui a poursuivi sa reconquête de l'opinion publique en annonçant mardi une levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 19 ans -effective depuis jeudi- ainsi que des mesures en faveur de l'économie, de l'emploi et du logement. La marche de l'opposition algérienne du samedi à Alger étouffée, comme les deux précédentes. De "sévères" sanctions seront prises contre les policiers qui ont frappé lundi deux manifestants lors d'un rassemblement d'étudiants devant ministère de l'Enseignement supérieur, a affirmé mercredi à Alger un responsable de la police algérienne.

EN LYBIE
Le bilan officiel du gouvernement, après neuf jours d'affrontements, parle de 300 morts. Mais selon des sources locales, ils seraient 1.000 voire 10.000 selon la TV al-Arabiya qui cite un haut représentant libyen de la Cour pénale internationale. Tandis que les blessés s'élèveraient à 50.000.Tels sont les chiffres, controversés et provisoires, du drame qui enflamme la Libye en ces jours. La communauté internationale exerce une pression sur le régime mais Mouammar Kadhafi ne cède pas et ordonne de bombarder aussi la mosquée Al- Zawiyah dans le seul but d'éliminer les manifestants.Décidé à faire plier le colonel Mouammar Kadhafi et à mettre fin à sa "cruauté contre son peuple", le président des Etats-Unis, Barack Obama, a décidé vendredi le gel de ses avoirs aux Etats-Unis et ceux de sa famille.

Au Maroc:
Le Maroc entend passer à la "vitesse supérieure" dans les réformes, a déclaré lundi le ministre de la communication Khalid Naciri au lendemain d'une journée de manifestations réclamant des réformes politiques dans le pays. 5 personnes ont trouvé la mort et 128 ont été blessées -dont 115 membres des forces de l'ordre- lors de troubles ayant suivi ces manifestations. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Casablanca et à Rabat pour réclamer des réformes politiques et une limitation des pouvoirs du roi. "Liberté, dignité, justice", scandaient des manifestants à Casablanca. Des incidents se sont produits à l'issue de rassemblements à Marrakech (sud) et à Larache (nord), où des personnes étrangères à la manifestation ont pillé des magasins et attaqué des édifices publics, selon des sources concordantes.

En Tunisie:
Le gouvernement transitoire en Tunisie a annoncé vendredi la tenue d'"élections au plus tard mi-juillet", selon un communiqué du conseil des ministres . Plus de 100.000 Tunisiens, selon la police, ont réclamé le même jour le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi, devant la Kasbah, épicentre de la contestation. Des manifestants ont déployé une pancarte d'une vingtaine de mètres où l'on pouvait lire: "Sit-in jusqu'à la dissolution du gouvernement".

En Arabie saoudite:
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a recouvré la santé après ses opérations au dos mais a besoin de poursuivre le programme de rééducation entamé à New York, a déclaré vendredi le ministre saoudien de la Santé. Rentré dans son pays après trois mois d'absence pour raisons médicales, il a annoncé une série de mesures sociales. Le souverain a ordonné qu'une prime de 15%, précédemment décidée pour environ un million de Saoudiens travaillant dans la fonction publique, soit intégrée dans leurs salaires. Le capital d'un fonds d'aide au logement sera augmenté de 40 milliards de riyals (environ 10,7 milliards de dollars) pour mieux répondre aux demandes de prêts immobiliers.
Un grand nombre de prisonniers saoudiens, qui étaient détenus pour des délits financiers, ont été graciés.

A Bahreïn:
Des cortèges de milliers de manifestants ont envahi les rues de Manama, à l'appel de religieux chiites, et exigé de nouveau des réformes politiques dans le petit royaume de Bahreïn, au douzième jour d'une contestation qui ne faiblit pas. Aucune estimation officielle de la mobilisation de vendredi, jour de prières, n'était disponible mais les voies conduisant à la place de la Perle, épicentre de la contestation, ont été bloquées par des dizaines de milliers de protestataires. Depuis le début de la contestation, 7 manifestants ont été tués. L'agence de notation Moody's a placé mercredi sous surveillance la note souveraine de Bahreïn, qu'elle pourrait abaisser dans trois mois.

En Egypte:
Deux organisations non gouvernementales, Sherpa et une association égyptienne, ont déposé vendredi une plainte pour "recel de détournement de fonds publics" à Paris pour identifier les biens éventuels de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak et de sa famille en France. Le Parquet a ouvert une enquête.Quelque 15.000 personnes fuyant la violence en Libye ont commencé à rentrer en Egypte par le poste frontalier l'Al-Saloum, sur la côté méditerranéenne.

En Irak:
La "Journée de la colère" contre l'impéritie du gouvernement irakien et la concussion a tourné vendredi à la violence avec la mort par balles de neuf manifestants dans tout le pays lors d'affrontements avec les forces de sécurité. Quelque 5.000 manifestants étaient rassemblés place Tahrir à Bagdad.

En Iran:
Plusieurs pays européens ont demandé que l'UE impose des sanctions contre l'Iran en raison des violations des droits de l'homme dans le pays.La justice iranienne a averti mardi qu'elle considèrerait désormais comme des "contre-révolutionnaires" tous les partisans des deux chefs de l'opposition réformatrice, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, détenus au secret à leur domicile. L'accusation de "contre-révolutionnaire" (en référence à la Révolution islamique de 1979) peut entraîner des condamnations sévères. Ce raidissement du pouvoir à l'égard de l'opposition intervient après deux séries de manifestations antigouvernementales les 14 et 20 février à Téhéran et dans plusieurs autres villes d'Iran pour la première fois depuis un an.

En Jordanie:
Une "journée de la colère" est organisée vendredi à Amman pour "dénoncer les violences et réclamer des réformes", a annoncé mercredi l'opposition espérant en faire la plus grande manifestation depuis le début du mouvement de contestation dans le royaume hachémite en janvier. Le roi Abdallah II a appelé dimanche le gouvernement, le Parlement et la justice à prendre des mesures rapides pour engager des "réformes politiques réelles", entamer un "dialogue général" et lutter contre la corruption. 8 personnes ont été blessées dimanche à Amman lorsque des partisans du gouvernement ont attaqué une manifestation de plusieurs centaines de jeunes appelant à des réformes politiques.

En Syrie:
Un étudiant en journalisme et blogueur syrien Ahmad Hadifa a été libéré jeudi, six jours après son arrestation, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui. Son blog explique notamment comment contourner la censure de sites bloqués par les autorités et présente des articles sur les révolutions qui ont éclaté en Tunisie et en Egypte et la possibilité de contagion à d'autres pays de la région.Le président syrien Bachar al-Assad a estimé mardi que les dirigeants du monde arabe devaient être plus à l'écoute de leur peuple, lors d'une rencontre avec une délégation de sénateurs américains en visite à Damas.

Au Yémen:
Plusieurs centaines de milliers selon les organisateurs ont participé vendredi à des prières et des marches demandant la chute du régime, faisant un mort et neuf blessés. Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a donné l'ordre à ses forces de sécurité de "protéger les manifestants" au Yémen où la répression de la contestation populaire a fait au moins 15 morts, a annoncé jeudi l'agence officielle Saba. La mort de deux manifestants dans une attaque de partisans du pouvoir contre un sit-in à Sanaa a renforcé la détermination des contestataires qui continuaient de camper par milliers dans la capitale pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh.

Ismain
Samedi 26 Février 2011 - 23:01
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ACTUALITÉ
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