REFLEXION

LE PHENOMENE PENALISE LES COMMERÇANTS ET LES CONSOMMATEURS : La petite monnaie se fait rare

« Quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion », Voltaire. Après la crise de manque de liquidités qu’a enduré le citoyen, c’est au tour des pièces de monnaie de faire défaut. Depuis bien longtemps, tout le monde se plaint de la rareté de la petite monnaie ; pourtant indispensable dans les appoints et les pratiques commerciales de tous les jours.



Cette problématique de la petite monnaie crée d’énormes désagréments au quotidien entre vendeurs et clients, notamment pour régler ses factures ou chez son pharmacien. Rendre la monnaie à son client est devenu un vrai casse-tête pour nos commerçants. Par la force des choses, ils recourent systématiquement, et le plus souvent, à la majoration des prix affichés, et là le client perd injustement quelques dinars de plus, usant indirectement son pouvoir d’achat, déjà terrassé par l’augmentation sans cesse et imprévisible des prix. Souvent et à contre cœur, le client laisse tomber son appoint parce que le commerçant ne dispose pas de petites pièces. Les pièces de 1 DA, 2 DA et même 5 DA se font rares de nos jours. Qui achète la baguette de pain au prix officiel de 7,50 DA chez le boulanger ou un médicament aux centimes près chez le pharmacien ? Soit la baguette est acheté à 10 DA ou le consommateur est contraint de payer  une baguette de plus pour arrondir la somme. Et qui se souvient de la pièce de 50 centimes ? Elle ne rôde plus dans le circuit monétaire malgré qu’elle n’ait jamais été retirée d’une façon officielle. Pour faire face à ce dilemme, nos commerçants ont eu le génie de trouver des astuces palliatives. L’épicier ou le marchand des légumes  impose quelques grammes de plus parfois au mauvais gré du client. L’usage massif de la balance électrique leur rend un immense service. Si chez l’épicier les bonbons remplacent les 2 ou 3 dinars de monnaie, il n’est pas aisé de trouver le consensus au bureau de poste ou chez le pharmacien. Pour les rigolards, la rareté de la petite monnaie n’est pas le malheur absolu pour la simple raison : plus de pièces de monnaie, plus de trous dans les poches et par conséquent  plus besoin de rapiécer. Dans tous les cas, le consommateur est toujours  le dindon de la farce et c’est lui seul qui y laisse les plumes. 

Adda Abdelwahab
Mercredi 6 Mars 2013 - 09:07
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MOSTAGANEM
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