REFLEXION

LE PHENOMENE DE LA FAUSSE MONNAIE : Une « tumeur » qui gangrène l’économie nationale



LE PHENOMENE DE LA FAUSSE MONNAIE : Une « tumeur » qui gangrène l’économie nationale
Désormais le problème des faux billets prend de plus en plus d’ampleur et semble toucher l’ensemble du territoire national. Fabriquer de faux billets, toutes monnaies confondues, est devenue une activité à la portée de tout un chacun à condition de posséder un ordinateur, un scanner, une imprimante de marque et maîtriser l’outil informatique. Avec un peu de savoir faire dans le copiage presque parfait, il est possible de réussir quelques billets semblables aux originaux. Mais là où le risque devient grave c’est quand des billets faux se trouvent au niveau des banques. Ce qui veut dire en retour que ces mêmes billets risquent d’être remis aux clients de ces mêmes banques lors des retraits d’argent, étant donné qu’ils n’ont pas été décelés lors de leur dépôt, comme ce fut le cas , dernièrement, à Annaba où un client d’une agence de la BNA a déposé une liasse de fausses coupures de 1000 dinars dont le total s’élevait à 100.000 dinars, a-t-on appris par le biais de la presse. Il est des phénomènes comme la corruption, le détournement des deniers publics, le fau et usage de faux et la falsification de documents officiels qui ont tendance à prendre de l’ampleur. Ces agissements illégaux sont en train de transformer la société algérienne et à travestir ses principes et sa morale relevant de surcroît de la tradition islamique. Dès lors que des faux billets apparaissent sur la place publique, c’est-à-dire qu’ils circulent de main en main, le risque est là, la machine se met automatiquement en route et la crainte s’installe à tous les niveaux et dans tous les milieux. Là où l’argent circule le danger devient imminent pour tous les secteurs et les milieux financiers. On achète et on vend à l’aide de la fausse monnaie difficilement contrôlable. Selon le délégué général de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF) : « Un billet de plus est un risque. Une monnaie fausse est une excroissance pour l’économie. Le risque ambiant existe au niveau de toutes les économies ». A travers cette déclaration, émanant d’un responsable du milieu financier, il est clair que le risque existe bel et bien étant donné qu’il ne s’agit plus d’un seul billet mais de liasses en coupures de 1.000, 500 et 200 dinars qui circulent déjà et un peu partout à travers le territoire national. Même la monnaie européenne n’a pas été épargnée. Nous sommes donc en droit de nous demander ce qu’il adviendrait si par mégarde des faux billets tombaient, malencontreusement, entre nos mains lors d’une opération financière courante ? De ce fait, qu’elles sont les caractéristiques d’un faux billet ? Comment reconnaître un faux d’un authentique billet à partir du moment où des faux ont transité par les établissements financiers ? Là est toute la question. Si les banques ont déjà pris des mesures pour s’équiper de détecteurs sophistiqués de faux billets, qu’adviendrait-il alors des citoyens qui ne disposent d’aucun moyen matériel leur permettant de vérifier les billets mis à leur disposition, plus particulièrement les commerçants qui brassent des billets à longueur de journée ? Les banques et les institutions financières dans leur ensemble ont déjà pris les dispositions qui s’imposent en vue de traiter cette « tumeur ». Ceci, dans un circuit fermé institutionnalisé où les moyens existent pour agir dans les plus brefs délais. Mais qu’en est-il de l’extérieur ? D’ailleurs c’est en ce milieu que la fausse monnaie est écoulée prudemment pour ne pas attirer les soupçons. Les petits comme les grands commerçants, non avertis, se font rouler tout bonnement parce que ne possédant pas ou peu de connaissances en ce qui concerne la nature des faux billets. Ils servent de relais sans se rendre compte jusqu’au jour où les faussaires se feront arrêter ou que les billets fau sont dévoilés. Entre temps plus d’une personne aura été victime de la malhonnêteté des faussaires. La question sur laquelle nous tentons d’insister concerne en premier lieu le citoyen, celui qui n’est pas en mesure de détecter les faux billets et s’il lui arrivait de les reconnaître qu’en ferait-il ? Devrait-il les détruire, les garder pour éviter d’être soupçonné ou devrait-il les porter à la banque sans risque d’être poursuivi ? Par ailleurs, il est à signaler que le problème peut devenir plus grave encore concernant les jeunes versés dans le commerce informel de la devise et qui brassent des sommes non négligeables. Il en est de même pour ceux qui remplacent leurs parents dans les boutiques lorsque ceux-ci s’absentent. Ces jeunes, dont l’âge parfois se situe en 12 et 16 ans, ne sont nullement à l’abri en raison de leur ignorance des techniques de détection de faux billets. Face à ce phénomène qui a tendance à prendre des proportions inquiétantes, les citoyens, dans leur majorité, sont désorientés, désarmés et surtout inquiets. Ce phénomène de fausse monnaie, plus particulièrement les billets de 1.000 dinars, pose un réel problème, vu que de grosses sommes ont déjà été mises en circulation et que le nombre de faussaires à lui aussi augmenté, malgré le démantèlement de certains réseaux notamment ceux de Lyon et Marseille et dernièrement celui de Mostaganem. Aujourd’hui on parle déjà de psychose qui s’est déjà installée et est presque générale. Dès que vous présentez un billet de 1.000 dinars à un commerçant il montre hésitant avant de le saisir. Quand il ne vous connaît pas il feint de n’avoir pas de monnaie. Certains se montrent connaisseurs et tentent de reconnaître le faux billet en le palpant de tous les côtés. Et que dire alors du commerce informel de la devise ? Petit à petit ce commerce a lui aussi pris des proportions importantes et s’est imposé en créant un circuit d’échange de devises en activant presque en toute légalité au su et au vu de tous. A Mostaganem, ces cambistes officieux activent à quelques dizaines de mètres seulement de trois banques: la CPA, la BCA et la BEA.
Ces ‘’cambistes’’ de dernière minute, activant à l’ombre, ne courent-ils pas le risque de servir indirectement et ce, malgré leur bonne foi, d’intermédiaire entre les faussaires et leurs clients potentiels ? Sont-ils réellement en mesure de détecter les faux billets de banque qui leur sont proposés au change ? Alléchés par le gain facile, ne risquent-ils pas un jour d’être influencés par les faussaires? Qui détermine les taux de change au niveau de ce marché informel de la devise qui s’est instauré dans presque toutes les villes du pays ? Autant de questions qui nous laissent perplexes. En parallèle à cette situation engendrée par la fausse monnaie, nous assistons depuis quelques mois à un manque de liquidité observé au niveau de presque l’ensemble des bureaux et agences d’Algérie poste. Ce phénomène est lui aussi à l’origine de certains rumeurs laissant croire que « les banques étaient vides ». du moins c’est ce qui a été dit par certains clients et retraités las d’attendre des heures entières devant les guichets d’Algérie poste, suite à ce qui a été rapporté par la presse au sujet du manque de liquidité. En réponse à ce problème de manque de liquidité, et suite aux réponses données par le gouvernement de la banque d’Algérie et le ministre des télécommunication, de l’information et des communication, il a été dit que les algériens devraient changer de comportement en optant pour l’utilisation de chèques CCP lors des opérations financières. Or il se trouve que le chèque CCP est inacceptable même au niveau de centaines agences relevant du secteur public. Qu’en est-il alors du privé ? A notre connaissance, seul le chèque bancaire est pris en considération. Mais dans la majorité des cas le citoyen Algérie préfère le payement en liquide et ce, pour plus d’assurance et de sécurité.

M. Bentahar
Mercredi 1 Décembre 2010 - 09:12
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