REFLEXION

LE PETIT OMAR’’ DU FEUILLETON ‘’EL HARIK’’ SE CONFIE A REFLEXION : Voilà pourquoi j’ai quitté le cinéma

La légende ‘’ le petit Omar’’ du feuilleton ‘’EL HARIK (Dar Aâyni)’’ et de son vrai nom Lotaisa Abderrahmane, après avoir endossé plusieurs rôles différents dans des films chefs-d’œuvre de Mostafa Badie, dans les années d’or du cinéma algérien les années 70 et 80 , il quitte le cinéma et sombre derrière la caméra en 1984 pour jouer un autre rôle ‘’ le rôle du cameraman professionnel dans la grande maison ENTV. Sans quitter les plateaux de la télévision avec sa caméra, il continue son parcours d’artiste, toujours avec sa petite taille et les mêmes traits d’enfance avec le même regard timide. Alors qu’il embrasse aujourd’hui la soixantaine, le petit Omar est aujourd’hui directeur de la photographie à l’ENTV mais le cinéma le tient toujours à cœur.



Le petit Omar se trouvait ce mercredi à Mostaganem, dans le cadre du tournage d’un documentaire sur le développement dans la wilaya de Mostaganem, lui la coqueluche, de "DAR ESBITAR" où il criait "Yemma,Yemma Aom jaw la police !.....". Ceux qui sont d’un certain âge, devinent aisément qu’il s’agit du «P'tit Omar", âgé aujourd’hui de 61 ans, un homme mur, pieux, et humble.  Très fatigué, après une journée rude de travail, parcourant les quartiers de Mostaganem avec sa caméra pour réaliser son reportage, il pense qu’il sera, peut-être, le dernier puisqu’il est aux portes de la retraite. Il nous a accueillis, dans son hôtel ‘’le palmier’’ pour parler un peu de tout de son passé au cinéma , sur son parcours professionnel de caméraman et sur son reportage sur Mostaganem.  
 Le petit (vieux) Omar, évoque son rôle dans «Al HARIK », le chef d'œuvre de
 «  Mostafa Badie »
  L'histoire de ce feuilleton se déroule en Algérie en 1939 et raconte la vie d'une famille nombreuse, très pauvre. Le petit Omar de son vrai nom ‘’Lotaisa Abderrahmane’’, jouait le rôle du héros qui n’est autre que ce petit garçon d'une dizaine d'années qui ne mange pas tous les jours à sa faim. Omar et sa famille vivent dans une petite chambre à « Dar Sbitar » (une maison collective où s'entassent plusieurs familles qui partagent la cour, la cuisine et les toilettes). «  Aïni », la mère ,se tue au travail pour faire vivre sa famille, mais l'argent qu'elle gagne ne suffit même pas à acheter du pain. Devant les réclamations quotidiennes de ses enfants, la mère est désemparée. Elle maudit son défunt mari qui est parti se reposer en la laissant dans la misère. À tous ces malheurs, venait se rajouter la grand-mère « Mama » (paralytique), abandonnée par ses enfants. Chez sa fille « Aïni » , c'est une autre bouche à nourrir. L’histoire se referme sur la famille réunie autour de la « maïda »pour le dîner. Le sourire d’Omar offrira une lueur d'espoir d'un jour nouveau.
Il regrette quand même la disparition du cinéma algérien
Après quatre rôles, joués dans quatre feuilletons (El Harik, l’agresseur, et autres), « Omar » quitta le monde du cinéma. Pourquoi ? Il a expliqué au journal Réflexion et brièvement que son parcours et sa carrière d’acteur ont été abrégés volontairment, car, en l’absence d’un statut officiel et en l’absence de couverture sociale pour assurer ses vieux jours, il n’était pas question de continuer dans une voie sans issue. A la question de savoir un peu sur son activité professionnelle, il a fait remarquer qu’il est gravite toujours dans l’audiovisuel mais dans un autre registre. En fait, il dit qu’il travaille en qualité de caméraman à l’Entreprise Nationale de Télévision, au niveau de la chaine 3 où il participe, avec une équipe itinérante, à faire des reportages à travers les villes algériennes. A Mostaganem  , la star de ‘’Dar  Aâyni’’ n’a pas caché  ses impressions sur le rythme accéléré du développement à Mostaganem, et dit alors "qu'elle fait des progrès et a beaucoup changé, depuis la venue de ce nouveau Wali", c'est en ces termes, d'un air sérieux  : " je sais de quoi je parle car je vois beaucoup de villes puisque je suis caméraman, chez l'ENTV, Chaine 3 ,pour laquelle on sillonne l'Algérie profonde, avec une équipe ", voilà comment Mostaganem est vue par des professionnels .

 

Riad
Vendredi 15 Avril 2016 - 17:35
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ACTUALITÉ
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