REFLEXION

LE PATRON DU RND SE POSE T-IL DEJA EN CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE ? : Ouyahia en costume présidentiel

Interrogé il y a quelques semaines par le journaliste de Soir d’Algérie pour savoir s’il se sentait un destin national pour chercher à briguer un mandat présidentiel, Ahmed Ouyahia répondit par une pirouette, qu’il emprunta à un homme politique français, expliquant que la présidence est une affaire entre un homme et un peuple.



LE PATRON DU RND SE POSE T-IL DEJA EN CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE ? : Ouyahia en costume présidentiel
Cette ambition, qu’il s’est jusque-là bien gardé d’exprimer, en demeurant à l’ombre du président Bouteflika, n’est –elle pas en train de prendre forme par petites touches successives ? C’est du moins la lecture que les observateurs politiques font de ses deux dernières sorties médiatiques. La première, c’est sa conférence de presse à l’issue de la dernière tripartite Gouvernement / syndicat / patronnat. Ce jour là, en tant que Premier ministre, il s’est exprimé sur de nombreuses questions, même celles relevant, à priori, du domaine présidentiel, comme, par exemples les très sensibles relations algéro-marocaines et comme la question de l’amnistie générale. Le recadrage qu’il avait fait, en assenant mises au point, démentis, précisions, avec toujours la même suffisance, ont fait qu’ il s’est placé vraiment sur un registre de parole présidentielle .A moins que Si Ahmed, qu’on dit « intelligent, mais discipliné », n’ait agi en concertation avec le président Bouteflika, dont il aura été finalement le porte-voix. Mais, sa deuxième sortie, jeudi, en tant que patron du RND, va plutôt dans le sens de cette ambition présidentielle, car les propositions faites par son parti témoignent, sans ambages, d’une volonté d’affranchissement par rapport au président Bouteflika, dont il aura été jusque-là une sorte d’âme damnée. Quand on observe, en effet, les propositions faites par le RND à la commission Ben Salah, on ne peut manquer de relever leur démarcation par rapport à une pratique politique en vigueur sous l’ère de Bouteflika. Ainsi, le RND prône par exemple le retour à un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable une fois, donc un retour à la constitution antérieure à la révision de 2008. Or cette révision est à mettre au débit du président Bouteflika, qui avait abrogé l’article limitant les mandats, au nom de la souveraineté populaire, pour s’offrir un troisième bail. Ouyahia avait pourtant soutenu cette révision, comme les autres partis de la coalition, alors que les partis de l’opposition avaient dénoncé « un putsch contre la constitution ». Sur d’autres aspects, comme la nomination du futur Premier ministre, le pouvoir du parlement, l’équilibre des institutions, l’ouverture des médias lourds, Ouyahia, à travers les propositions du RND, marque assez bien sa différence et se montre comme quelqu’un de sensible aux réquisits de la démocratie. Une sorte de miroir inversé du « bonapartisme » qui caractérise l’exercice du pouvoir par le président Bouteflika. Pour les observateurs politiques cette nouvelle posture du premier ministre est à mettre en rapport avec son projet de se mettre sur les starkings block en vue de la succession, après 2014.

Ismain
Dimanche 5 Juin 2011 - 10:36
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ACTUALITÉ
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