REFLEXION

LE PARC D’ATTRACTION D’ORAN « DJANET EL AHLAM » : Un paradis ? Oui, mais…



LE PARC D’ATTRACTION D’ORAN « DJANET EL AHLAM » : Un paradis ?  Oui,  mais…
Réalisé au début des années 198O, sur l’initiative du défunt wali de l’époque, Mohamed Rachid Merazi, à proximité du stade de football Hmida Zabana, le parc d’attractions d’Oran a été une véritable bouffée d’air pour tous les enfants d’El Bahia et même de sa région. Sa gestion avait été confiée au regretté Chambi Hammou, ancien chef de sûreté de la wilaya d’Oran à la retraite, qui avait mis toute son expérience et son énergie pour assurer le meilleur service aux usagers et aussi la sécurité, qui était son domaine. Un endroit créé pour justifier, alors, son appellation de « paradis des rêves » (pour les enfants). Des rêves qui commençaient à se réaliser pour les jeunes et moins jeunes dès le franchissement de la porte d’entrée. Les rêves et leur réalisation sont toujours intacts chez les enfants qui redécouvrent à chaque fois le plaisir du doux vertige que procurent, en toute sécurité, les voltiges des différents jeux. Les rires à gorge déployés lors des accidents, sans danger aucun, provoqués sciemment par les conducteurs en herbe des auto-tamponneuses ; l’étrange sensation de voler des les tous petits juchés sur les chevaux de bois tournant autour d’un axe, partagés entre le plaisir du manège et le désir de voir le visage radieux de leurs parents aux anges, qui lui font des coucous à chaque passage devant eux. Ce « paradis », qui est resté depuis longtemps l’unique endroit créé pour les enfants, continue d’accueillir de plus belle les visiteurs venus de différentes villes de l’Ouest du pays. Beaucoup d’associations de parents d’élèves organisent, en guise de récompense au profit de leur progéniture, une excursion vers le littoral oranais. Les organisateurs de ces randonnées s’interdisent de courir le risque de frustrer les enfants en ramenant à la maison sans les faire passer par l’incontournable parc d’attractions dont beaucoup de leurs camarades ont fait des éloges. Pour cette frange de la population, une visite dans la capitale de l’Ouest est incomplète, voire même sans intérêt, si une virée au « Paradis des rêves » n’est pas comprise dans le programme. Les enfants aiment jouer, mais surtout jouer à courir des risques qui savent sans danger, et c’est « au manège » d’El Hamri qu’on peut leur permettre de satisfaire un tel fantasme. On trouve de tout à « Janette el ahlam », où les responsables font de la sécurité des visiteurs et de leurs biens l’une de leurs priorités premières. Il est, en effet, extrêmement rare d’entendre parler de vol à l’intérieur de l’enceinte dont les issues font l’objet d’une grande surveillance par des agents de sécurité relevant de l’établissement, appuyés par des agents de police en uniforme, et même en civil qui vadrouillent à l’intérieur l’œil aux aguets. Les voyous le savent, et ne tentent jamais rien au sein de l’infrastructure. Mêmes présents, ils ne tentent aucune mauvaise action, car beaucoup d’entre eux sont connus par les services de sécurité, et ils le savent. Ils se conduisent alors comme de bons pères de familles ou de grands frères qui viennent accompagner leurs cadets. La sécurité y est également assurée pour les véhicules des clients garés dans l’immense parc de stationnement attenant, pour 50 dinars. De l’autre côté, le long du mur du stade Zabana, les véhicules sont gardés, comme partout ailleurs, par des gardiens autoproclamés, contre la somme de 20 dinars, le prix d’un café. Mais tout ne baigne pas dans l’huile, hélas ! En effet, tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des « Paradis des rêves » d’El Hamri. De nombreuses familles d’Oran et d’ailleurs, viennent en camping. Un plaisir que personne ne leur refuse d’ailleurs. Des groupes de femmes s’assoient sur les bandes de l’immense espace vert, pour s’adonner à d’interminables discussions, après s’être « débarrassées » de leurs rejetons en leur donnant les billets donnant accès aux jeux. Certaines y passent de longues heures, y prennent leur repas et/ou leur goûter et laissent leur place jonchée de détritus après leur départ, sans aucun état d’âme. Il existe pourtant, des poubelles disposées un peu partout le long des allées. Le personnel affecté au nettoyable est visiblement dépassé. « Il faudrait mettre un agent de nettoiement à côté de chaque campeur, et se tenir prêt à ramasser chaque emballage jeté par… mégarde. » Se désole un employé qui ajoute : « Que voulez-vous, mon ami ? comment reprocher à un enfant de jeter le paquet vide de chips, quand il voit sa mère, son père ou son grand frère le faire devant lui ? On ramasse et on se tait.» Notre interlocuteur nous a confié qu’il avait fait une remarque, une fois à un jeune homme bien sous tous rapports, celui-ci lui aurait répondu : « Si on fait ça, c’est pour vous donner du travail. Si tout était propre, on n’aura pas besoin de vous et vous perdrez votre emploi… » Sans commentaire, a dû se dire notre interlocuteur.

A. Salim
Lundi 28 Juin 2010 - 11:26
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1.Posté par mohamed le 22/06/2012 13:40
es que c ouvert tout les jours

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