REFLEXION

LE NIVEAU D’INSTRUCTION DES CANDIDATS : Une condition nécessaire pour les futurs députés

L’annonce de l’ouverture des candidatures aux prochaines législatives du 4 mai 2017, si pour certains opportunistes, elle est un moyen d’escalader l’échelle de l’influence et de la richesse, elle demeure pour la majorité des Algériens une occasion en or à ne pas rater, si pour une fois les partis politiques, qui descendent dans l’arène de la joute électorale, optent pour une représentation ‘’intellectuelle’’ et choisissent parmi les siens des combattants honnêtes et intellectuels pour défendre l’intérêt public loin de la vision limitée et la course vers la ‘’Chkara’’.



A première vue déjà, on note que la plupart des patrons de cartels politiques n’ont mis aucune condition ou barrière pour faire barrière aux candidats sans diplômes et sans niveau d’instruction. A part le parti FLN qui a exhorté ses ‘’mouhafadha’’ à choisir des universitaires, instruction qui a été malheureusement non respectée, tous les autres partis lancés dans cette course électorale ont laissé les jeux ouverts à toutes les catégories : des paysans sans degré d’instruction, des commerçants  avec comme seul diplôme le registre de commerce, des gardiens de parking, des agents communaux, des femmes de niveau d’instruction ‘’cours fondamentaux’’, des femmes de ménage et autres.   Au siège des partis, tout se passe sous la table, un travail de coulisses et de lobbying pour favoriser les anciens dinosaures politiques, les entrepreneurs, les proches. En un mot, l’objectif recherché est de trouver le richissime qui va financer la campagne électorale et quelques jeunes ‘’manipulés’’ pour booster le ’’ tête de liste’’. Hélas, ce sont les seuls et uniques critères qu’on trouve dans la majorité des partis politiques. Le secrétaire général du FLN avait indiqué que le FLN exige un nombre de critères qui se résume en la compétence, la crédibilité, l’intégrité et le profil universitaire pour accéder à la liste des candidats à la députation, mais il s’est révélé aujourd’hui un casse-tête pour Ould Abbes  qui se trouve aujourd’hui avec   6200 dossiers de candidature qui vont passer au scanner pour filtrer les 462 candidatures , soit le nombre des sièges au niveau de l’Assemblée populaire nationale. Et le FLN va devoir se préparer à une protestation et une guerre de tranchées menée par des personnes qui n’ont pas été retenues dans la liste électorale à l’intérieur des ‘’kasmates’’ et ‘’mouhafadhates’’  Ainsi, l’égoïsme et le tribalisme qui nourrit l’intérêt personnel de nos politcos, a affaibli les assemblées populaires et les centaines d’élus emprisonnés ou poursuivis en justice pour mauvaise gestion ou droit commun témoignent de la faiblesse intellectuelle des élus parachutés par les partis politiques supposés préserver l’intérêt public du pays.  Qu’ils soient aux assemblées locales ou à l’APN : deux-tiers d’entre eux ne sont, en effet, pas détenteurs d’un diplôme universitaire, la grande majorité des élus locaux ou députés n’a jamais mis les pieds à l’université. Une réalité amère qui offre une image sombre d’une Algérie qui lutte pour un avenir meilleur, et l’exemple du député guignol, Tahar Missoum, qui est plus regardé pour ses clowneries que pour ses critiques, explique le niveau bas de certains députés qui ont fui le scanner.  Loin des partis du pouvoir, tout va bien dans les autres partis microscopiques, y compris le Parti des travailleurs et le FNA, qui défendent la démocratie, avec le slogan « koul w ouakel ». Ces partis politiques persistent à répéter le même scenario déjà joué dans les précédentes élections pour prendre les mêmes élus et jouer le prochain feuilleton de carnaval fi dechra avec  bien sûr, une tête de liste ‘’le plus-disant’’  comme principal acteur pour remplir les coffres des présidents des partis politiques qui plaident pour la démocratie, alors qu’ils sont à la tête de leurs mouvements depuis plus de 20 ans à l’image de la reine du PT , Louisa Hanoune et de l’empereur du FNA , Moussa Touati et Amir El Mouminine, Abdellah Djabalah.
En attendant, réglons nos montres sur le jour ‘’j’’, et admirons la prochaine campagne électorale qui sera ‘’maquillée’’ comme d’habitude à chaque échéance par la pommade miracle recommandée par les esthéticiens  des partis politiques, nos nouveaux députés dans leurs nouveaux costumes d’anges pleins de nationalisme  et de promesses. Car, une fois la fiesta des élections terminée,  les électeurs  devront retourner à leur désespoir  parce que monsieur le député devra changer de statut social et de look,  acheter une 4x4,  choisir une deuxième épouse ‘’orfi’’ et un nouveau  ami de préférence un entrepreneur, les affaires obligent. Et penser dès maintenant au deuxième mandat ! 

Nadine
Vendredi 10 Février 2017 - 18:36
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