REFLEXION

LE MOUVEMENT ISLAMISTE ALGERIEN : Entre les urnes et le maquis

Alors qu’une guerre sans nom et sans merci ravage l’Egypte, les exactions des Groupes islamistes armés (Aqmi ) frappent l’opinion publique et masquent la diversité du mouvement islamiste en Algérie , au Sahel et en Tunisie ,le mouvement islamiste devient l’expression d’un vaste mouvement social contestataire. Cependant, la conception du futur État islamique fait l’objet d’un rejet de la majorité des algériens de peur de retourner aux années 90.



LE MOUVEMENT ISLAMISTE ALGERIEN : Entre les urnes et le maquis
Tandis que  le FIS n’a pu préserver son unité après son interdiction en janvier 1992 à l’épreuve de la répression qui dure jusqu'à aujourd’hui, son homologue le mouvement islamiste (MSP et consorts) baignent dans l'insouciance et préparent vigilamment  les présidentielles  de 2014. Épargnée par les vents révolutionnaires du Printemps arabe, l'Algérie est souvent qualifiée par les commentateurs d'exception régionale : un système de gouvernance atypique, un parcours chaotique, une expérience démocratique avortée, avec les conséquences dramatiques que l'on sait, une population plus prompte à l'émeute et à la jacquerie qu'à la contestation organisée... À ces particularités qui la distinguent de ses voisins orientaux (Tunisie, Libye, Égypte) et occidental (Maroc) s'ajoute une autre différence révélée par les événements qui secouent son environnement régional : la situation des islamistes.  Au moment où les Frères musulmans sont fortement écrasés en Egypte, contestés en Tunisie, et déstabilisés au Maroc, les islamistes algériens  ont le vent en poupe. A la veille des échéances électorales  d'avril 2014 et face aux contestations sociales  et l'érosion du pouvoir d'achat qui secouent la société algérienne, les partis islamistes en Algérie tentent de récupérer le terrain. A la suite des succès électoraux des Frères musulmans en Tunisie, au Maroc et en Égypte en 2011 l’ex leader du MSP, Bouguerra Soltani, sentant son heure arrivé décide de quitter l'Alliance présidentielle et demande aux ministres affiliés au MSP de démissionner du gouvernement. Premier couac : sur les quatre ministres, deux refusent de se démettre, préférant la loyauté à Bouteflika à la discipline partisane. Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, quitte le MSP, crée un nouveau parti et draine avec lui plusieurs dizaines d'élus locaux et nationaux du MSP. Déchus par les évènements  Soltani jette l’éponge. Le MSP est récupéré par  Abderrezak Mokri, réputé pour sa constante opposition à la stratégie "participationniste" de son prédécesseur. Mokri, annonce la couleur et  s'inscrit désormais dans l'opposition et affiche ses ambitions de gagner la présidentielle de 2014 pour assurer l'alternance politique et le changement pacifique. Pour ce faire, Mokri multiplie les rencontres avec les partis de toutes obédiences. Il répond à toutes les sollicitations de débat, et ne ménage pas sa peine, si bien qu'il est devenu l'épouvantail de la présidentielle. Reste à savoir si l’Algérie accepte un Frère musulman  à El-Mouradia. Mais, contrairement à ce qu'affirme Mokri, les déboires d'Ennahdha en Tunisie et de Mohamed Morsi en Égypte, aura une incidence directe sur la présidentielle d'avril 2014. Car  en Tunisie et en Égypte on redoute un "scénario à l'algérienne".

Riad
Mercredi 28 Août 2013 - 11:21
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