REFLEXION

LE MOUVEMENT ALGERIEN N'A PAS DE VERITABLES LEADERS : Qui est qui dans l'opposition algérienne?

Comme ceux de Tunisie et d'Egypte, le mouvement algérien n'a pas de véritables leaders. Plusieurs personnalités occupent cependant le devant de la scène et peuvent être considérées comme les ténors de la protestation.



LE MOUVEMENT ALGERIEN N'A PAS DE VERITABLES LEADERS : Qui est qui dans l'opposition algérienne?
Ali Yahia Abdennour
A 90 ans, c'est l'une des personnalités les plus respectées d'Algérie. Aujourd'hui président d'honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme, dont il fut l'un des fondateurs, il est de ceux qui, en 1992, s'étaient opposés à l'interruption du processus électoral décrété par l'armée avant la victoire annoncée du Front islamique de salut. Il n'a ensuite jamais cessé de critiquer la "sale guerre" menée dans les années 1990 et de militer pour que la lumière soit faite sur le sort des disparus.

Ahmed Badaoui
Ce syndicaliste, employé des douanes algériennes, est un dissident de l'UGTA, la centrale syndicale nationale. Lors des émeutes du mois de janvier, il avait été arrêté et accusé de "complot contre la sûreté de l'Etat" à la suite d'échanges par SMS avec d'autres syndicalistes autonomes, avant d'être finalement relâché.

Ahmed Benbitour
Premier ministre de Bouteflika pendant quelques mois (1999-2000), il est aujourd'hui, à 65 ans, l'une des voix les plus critiques contre le chef de l'Etat. Son ambition: dépasser les clivages hérités de la guerre civile. Il est à l'origine de la création, au début de février, de l'Alliance nationale pour le changement, qui regroupe notamment le parti islamiste Islah, des organisations syndicales, le Mouvement de la jeunesse pour le développement et l'Association des oulémas.

Fodil Boumala
Il est avant tout un homme des médias et l'un de ceux qui ont fait de la Toile et de ses réseaux sociaux un espace de militantisme. Après avoir mis en ligne des images des émeutes du début du mois de janvier, il s'est fait animateur de débats sur le sujet via Facebook, sur sa page "RES publica". Il fut, en 2008, l'un des promoteurs d'une "initiative civique contre la révision constitutionnelle", visant à empêcher le président Bouteflika de modifier le texte constitutionnel dans le but de briguer un troisième mandat.

Amine Menadi
Agé de 28 ans, il anime sur Face book le groupe "Algérie pacifique", qui prône la tenue de manifestations non violentes. Il a organisé un premier rassemblement le 13 janvier et a participé, le 15, à un meeting en faveur de la liberté de la presse. Amine Menadi se définit comme un "néo militant".

Djamel Zenati
Il fut l'un des principaux acteurs du Printemps berbère de 1980, lors du soulèvement des jeunes Kabyles de Tizi Ouzou. Longtemps membre du Front des forces socialistes avant de s'en éloigner, il fut le directeur de campagne du chef de ce parti, Hocine Aït Ahmed, lors de l'élection présidentielle de 1999.

Said Saadi
Saïd Sadi , Né le 24 août 1947 à Aghribs en Kabylie ,président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et député d'Alger.Psychiatre de formation, son parti se déclare se situer au centre-gauche, affichant un profil « social-démocrate », a pour préoccupation essentielle la défense de la langue et de la culture berbère, la laïcité de l'État et opposant farouche au courant islamiste. Saïd Saadi a marqué la vie politique algérienne de l'après-indépendance étant à l'origine d'initiatives qui sont des tournants dans l'évolution politique algérienne.

Ismain
Vendredi 11 Mars 2011 - 23:01
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