REFLEXION

LE MESSAGE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EST TRES CLAIR :Un signal fort aux walis et aux différents responsables locaux

Le Président Bouteflika, lancent les bombardiers, les premières salves ont apporté leurs fruits, elles ont atteint leurs cibles de plein fouet. S'appuyant sur un organe professionnel par excellence qu'est le département du renseignement et de la sécurité, le premier magistrat du pays veut se donner tous les moyens pour venir à bout du phénomène de la corruption.



LE MESSAGE DU PRESIDENT  DE LA REPUBLIQUE EST TRES CLAIR :Un signal fort aux walis et aux différents responsables  locaux
En s'attaquant ainsi de front aux cols blancs et aux gros bonnets de la République, cela veut tout simplement dire un changement de cap de la politique du président de la république, qui se veut aussi un signal très fort envers les walis, les directeurs de l'exécutif placés sous leur autorité, aux magistrats, aux banquiers, aux hommes d'affaires, aux entrepreneurs, que les temps de la vache laitière est révolu à jamais. Dorénavant chacun est appelé à mettre de l'ordre dans sa maison, tout le monde est averti et nul n'aura un quelconque prétexte pour tenter de se justifier. Le message est très clair, on ne badine pas avec les institutions de la république encore moins avec l'argent du contribuable. La dernière affaire en date, concerne la Sonatrach, le poumon de l'économie algérienne, un véritable séisme a frappé la première entreprise nationale considérée comme le principal fournisseur en devises étrangères du pays grâce à ses recettes pétrolières et gazières. Depuis la mise en pace par le président de la république du plan de la relance économique, certains responsables se sont frottés les mains en engrangeant illégalement et à leurs profits personnels des sommes colossales, à coup de millions de dollars sans se soucier le moins du monde de ce qu'a enduré ce peuple durant la guerre de libération nationale et durant la décennie noire appelé aujourd'hui la 'Tragédie nationale". Ils se sont enrichis sur le dos du peuple et comme si ceci, ne suffisait pas, ils introduiraient leurs enfants chéris dans le réseau mafieux politico-financier au grand dam des lois de la République, pour se sucrer à leur tour, dilapidant ainsi les deniers publics avec la complicité de partenaires étrangers.
Que de scandales! C'est trop, vraiment trop. Un président directeur général d'une entreprise de l'envergure de Sonatrach, de quoi pourrait-il se plaindre ? Si ce n'est l'égoïsme et la malhonnêteté d'un homme au comportement ridicule.
Cette affaire intervient quelques semaines seulement après que la direction des travaux publics au niveau du ministère eut été démantelée elle aussi, pour corruption. Au cœur du scandale l'autoroute Est-Ouest, qui est devenue l'emblème de la corruption qui a entouré l'octroi des marchés publics et qui a vu l'interpellation et l'incarcération de pas moins de sept hauts cadres du département ministériel concerné, en particulier le secrétaire général du ministère et le directeur du cabinet. Devant cette situation catastrophique et devant l'ampleur verticale et horizontale qu'a pris la corruption dans notre pays, le président de la République en avait ras-le-bol de voir que personne ne s'en souciait et que le pays va vraiment à la dérive. Alors en sa qualité de garant de la constitution et de défenseur des acquis nationaux et de la souveraineté nationale, il déclare carrément la guerre à ces réseaux mafieux sans aucune concession. Voilà déjà plusieurs mois qu'il insiste sur sa volonté d'éradiquer la corruption, il savait que le fléau ne reculait pas dans le pays, bien au contraire. A titre d'illustration, en 2009 l'Algérie se classait à la 111eme place sur 180 pays de l'indice de perception sur la corruption établi par l'ONG Transparency International, un recul net par rapport aux années précédentes. Avec un service d'investigation hautement qualifié à l'image du département du renseignement et de la sécurité (DRS), la guerre contre la corruption et ses réseaux revêt le caractère d'une crédibilité sans tache et permettra une transparence dans la conduite des affaires et mettra ainsi la justice devant ses responsabilités. Une période qui nous fait rappeler peut-être l'époque des incorruptibles dans années 30 aux Etats-Unis. Bouteflika serait-il l' "Eliot Ness Algérien"? En tout cas, tout le peuple le souhaite vivement.

Amara Mohamed
Mardi 19 Janvier 2010 - 10:33
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ACTUALITÉ
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