REFLEXION

LE MAUSOLEE DE LALLA KHEIRA SQUATTE ILLEGALEMENT : Mostaganem à la merci des vautours !

Etait-il imaginable un seul instant que l’on assisterait, un jour au squat d’un mausolée sans que personne ne lève le petit doigt ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, le mausolée de Lalla Kheira, à la cité Zaghloul , ex-cité Bory, était squattée par un proche du président de l’association «Aissaoua», au su et au vu de tout le monde.



LE MAUSOLEE DE LALLA KHEIRA SQUATTE ILLEGALEMENT : Mostaganem à la merci des vautours !
L'endroit tant chéri et adulé par nos mères et nos familles, vient tout bonnement d'être squatté sans que la commune ni les élus d'ailleurs n'en soufflent mot.
De l'extérieur, on y voit que du feu, personne ne peut détecter l'existence d'un mausolée à l'intérieur de cet entourage en pierre, élevé à quatre mètres de hauteur environ, sauf bien sûr les enfants du quartier et les autochtones, qui connaissent parfaitement "Lalla Kheira", pour avoir accompagné ne serait-ce qu'une seule leurs mères ou leurs grand-mères, venues pour se reposer et prier Dieu pour une meilleure vie pour leurs progénitures et celle de leurs familles. L'endroit tant chéri et adulé par nos mères et nos familles, vient tout bonnement d' être squatté sans que la commune ni les élus d'ailleurs n'en soufflent mot et ce malgré les plusieurs avis émanant de certains services de sécurité attirant l'attention du premier magistrat de la ville sur la violation de la loi en matière de dilapidation du foncier. Ceux qui sont derrière ces détournements de ces espaces dont la majorité appartient à la commune (espaces), ne peuvent être de simples citoyens, car ces derniers ont toujours eu peur de la loi, ils ne s'amuseraient jamais à aller à contre-sens de celle-ci pour la simple raison qu'ils savent pertinemment qu'ils ne font et ne feront jamais partie de ces castes de privilégiés qui se sont multipliées de nos jours et qui, de par leur statut social, demeurent intouchables. Les exemples font le plein à Mostaganem.
Encore là, personne n'a levé le petit doigt pour dénoncer ce détournement caractérisé, commis par un membre de l'APW qui use de son influence, pour que l'autorité de l'état soit bafouée de la manière la plus abjecte qui soit.
A titre d'illustration, nous citons cette enclave jouxtant un salon de thé, accaparée illégalement par un membre de l'assemblée populaire de wilaya (APW) et s'en est proclamé propriétaire au grands dam des institutions de la République. Encore là, personne n'a levé le petit doigt pour dénoncer ce détournement caractérisé, commis par un membre d'APW qui use de son influence, pour que l'autorité de l'état soit bafouée de la manière la plus abjecte qui soit. Se faire élire de nos temps, veut dire tout simple acquérir cette immunité qui permet la transgression de la loi en toute impunité, c'est aberrant. Et dire que les principaux responsables concernés, ont eu vent de ce dossier et l'ont confirmé, mais ne bougent pas, car en face il se trouve, qu'il s'agit d'un mastodonte de la finance locale. Qui osera ? Cet autre exemple plus édifiant que tous ceux cités dans nos précédentes éditions et qui demeure sans explications à ce jour.
Mais sur le terrain c'est un R+4, deux étages de plus réalisés sans le consentement ni l'aval des services techniques chargés du suivi de ce dossier, ni celui de l'administration du tourisme.
Il s'agit en effet, d'un hôtel réalisé à Mostaganem, dont le permis de construire officiel délivré à son propriétaire, stipulait la construction d'un R+2, c'est-à-dire d'un rez-de-chaussée et de deux étages tout au plus. Mais sur le terrain c'est un R+4, deux étages de plus réalisés sans le consentement ni l'aval des services techniques chargés du suivi de ce dossier, ni celui de l'administration du tourisme censée apporter son avis sur la question et donc un droit de regard sur cet hôtel au moment de sa construction. Le propriétaire en a fait fi de tout cela, y compris la règlementation régissant ce type de construction. La direction du tourisme, l'avait signalé et à même mis en demeure à plusieurs reprises le maitre de l'ouvrage, lui ordonnant d'arrêter immédiatement les travaux et de se conformer à la loi, mais en vain. Que nenni. Tout le monde était envoyé voir ailleurs par le propriétaire de l'hôtel qui a continué jusqu'à achèvement des travaux en usant de la méthode de la jungle. C'est la loi du plus fort. Est-ce là l'état de droit, est-ce là, la lutte contre la corruption, est-ce là, le combat que tout un chacun doit mener pour éradiquer ces fléaux sociaux? Malheureusement non. Par ailleurs, est-il dit quelque part dans l'histoire, que viendra le jour où Mostaganem serait vidée de sa substance et privée de ses espaces les plus adorés de tous ? La réponse est certes non. Et pourtant, aujourd'hui, c'est tout le contraire qui se produit.
Mostaganem est à la merci de vautours venus de nulle part, tels des envahisseurs ou d'extraterrestres, et ont accaparé le plus beau qui puisse exister à Mostaganem.
Mostaganem est soumise à un certain diktat qui ne dit pas son nom. Rien n'a été épargné, terrains, enclaves, espaces verts, jardins, même les angles d'immeubles, ont été détournés à des fins commerciales par la construction de petites boutiques quatre saisons ou d'alimentation générale, et voilà que c'est au tour de ces lieux où nos mères et grand-mères trouvaient jadis, refuge pour un moment de paix et de quiétude d'être squattés illicitement. Mostaganem est à la merci de vautours venus de nulle part, tels des envahisseurs ou d'extraterrestres, et ont accaparé le plus beau qui puisse exister à Mostaganem, connue et reconnue pour ses terres fertiles, son hospitalité, son sens du modernisme et de modernité, pour le sens élevé de l'éducation de ses habitants, pour sa musique, pour son théâtre amateur, pour ses artistes, pour ses chanteurs, pour ses chantres, pour ses zouis, pour son histoire, pour ses mimosas. Mostaganem pleure tout cela, elle a perdu tant de choses, voire de son charme. Elle a perdu de sa vivacité, de son dynamisme, de sa culture même, de son prestige d'antan. Mostaganem d'aujourd'hui est une victime. Comme me disait à chaque fois, un ami, question de me le rappeler au risque de l'oublier : " Sois fier mon ami de Mostaganem, de cette ville qui t'a vu naître, qui t'a bercé, éduqué et instruit, car son histoire est ancrée à jamais dans nos esprits et ce ne sont pas ces nouveaux débarqués qui pourront nous l'effacer de nos cœur ou y changer quoique ce soit. Mostaganem qu'on connait est à l'intérieur de nos têtes, et c'est de celle-là qu'il faut être fier, c'est écrit dans le testament de nos ancêtres cher ami". A ce moment là, j'ai compris que cet ami comme tant d'autres, des dizaines de milliers, ne se retrouvent plus dans cette ville kidnappée par des ravisseurs en plein jour et la séquestre depuis, au vu et au su de tout le monde, sans que personne n'ose dire un mot. Les autochtones ont été réduits tout simplement à l'impuissance. Ils n'ont aucun droit sauf celui de regarder et de se taire. La complicité des uns et des autres a fait de Mostaganem une ville nonchalante, recroquevillée sur elle-même, proie à des prédateurs venus de toutes parts, tels des vautours planant sur le cadavre d'un animal en plain désert.

Riad
Mercredi 7 Avril 2010 - 09:48
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