REFLEXION

LE MARCHE DES FRUITS ET LEGUMES SANS CONTROLE : Les prix otages des multiples intervenants…. !

A 04 mois du mois sacré du ramadhan, la flambée des prix des fruits et légumes, bat déjà son plein avec des seuils intolérables pour l’oignon de saison, qui se prend pour un roi et se cède à 100 dinars le kilogramme, et a fini par fuir les marmites des ménagères qui ont dû le remplacer par quelques pincées d’épices pour une histoire mitigée de saveurs perdues depuis si longtemps déjà…. !



LE MARCHE DES FRUITS ET LEGUMES SANS CONTROLE : Les prix otages des multiples intervenants…. !
A Mostaganem, comme partout à travers les marchés de gros des fruits et légumes, les prix de vente se décident à l’aube, ils demeurent sous la domination des barons qui contrôlent à distance et par le biais de téléphones portable, le moindre mouvement du marché, leurs intermédiaires, payés à la commission, y sont présents jour et nuit au sein de ces « souks » qui ne dorment pas et qui activent 7/7 sans relâche,  « Soug el lil « en est un de ces derniers, qui a fini par se faire réputer à travers le territoire national par sa production maraîchère hors du commun, qui s’exporte vers les 48 wilayas du pays, mais qui reste également géré par les maîtres du commerce informel, qui le contrôle de près, en faisant la pluie et le beau temps des prix à déclarer pour la vente du moindre légume. Une armée de courtiers, activant pour le compte des barons, s’occupe de négocier les prix, d’accoster et d’intercepter en cours de route, les véhicules transportant toute marchandise vers le marché, des marchandises qui se vendent souvent en dehors de l’enceinte du marché, sont orientés vers des aires de stockage aux alentours de Sayada, aux fins de créer des tensions sur une légume dont l’approvisionnement au marché se raréfie de jour en jour, ces provisions stockées attendent le moment opportun pour réapparaître en petites quantités et inonder doucement le marché après la pénurie décidée par les barons, mais avec les prix imposés. Par ces derniers, des prix qui avoisinent les 100 dinars le kilogramme, comme l’oignon et la tomate de ces derniers jours. Telle est la stratégie des prix que proposent ces gens là, qui commandent un marché qui génère des milliards par jour, sans que l’Etat ne puisse en tirer profit du moindre dividende, un marché désormais libre que les agents de la direction du commerce n’ont pu combattre et se déclarent vaincus en face de ces prix, livrés aux rudes lois de la concurrence sauvage, de l’offre insuffisante et impitoyablement gérée pour la circonstance par des mains malhonnêtes qui en profitent de l’occasion et de cette forte demande de consommation, qui reste insatisfaite. Surtout pour les légumes de large consommation (pomme de terre, oignon, carottes, tomates, etc.…). En face de ce drame commercial des fruits et légumes, l’état n’a pu que multiplier ses actions de contrôle de la qualité des légumes et des fruits, dont il n’est plus le producteur pour en décider des prix de vente, et se charger d’importer le produit sous tension, comme ce fut le cas pour le citron, un agrume qui a dépassé les 300 dinars au cours du Ramadhan passé, et qui va être également importé avec de la viande, pour ne point créer une autre surprise pour le Ramadhan, qui s’annonce dur pour les passifs consommateurs que nous sommes en face de ces prix qui s’affichent et frôlent le cambriolage indirect de nos bourses….. !

L.Ammar
Mardi 13 Avril 2010 - 09:45
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MOSTAGANEM
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