REFLEXION

LE MARCHE DE LA CONTREFACON : La contrefaçon, un commerce florissant à Mostaganem… !

Aujourd’hui, rien n’échappe à ce marché en pleine effervescence, l’imitation bat son plein, tout est contrefait, même notre monnaie nationale n’a pu être épargnée par les commerçants du faux, ils ne reculent devant rien, tout est bon pour gagner de l’argent, ils copient toutes marques sans la moindre autorisation ou licence de fabrication, presque tous les produits ont été touchés par cette pratique frauduleuse et de haute tricherie, l’unique organisme public de contrôle; la direction du commerce , du contrôle des prix et de la qualité n’a pu venir à bout de ce phénomène qui nécessite la mobilisation de toute une armée de contrôleurs… !



LE MARCHE DE LA CONTREFACON : La contrefaçon, un commerce florissant à Mostaganem… !
A Mostaganem, comme toutes les grandes villes du pays, ce commerce gagne de l’ampleur en face du taux de chômage qui s’aggrave d’année en année et qui a poussé beaucoup de jeunes à s’autoproclamer « marchands ambulants » sans le moindre document officiel et surtout avec l’avènement de l’économie de marché qui a libéré le commerce extérieur et a permis l’inondation du marché par les produits importés du moyen-orient et de d’Asie, et dont les 90% des articles sont d’une origine frauduleuse et d’une imitation flagrante, selon un agent contrôleur de la direction du commerce et des prix, qui a bien voulu nous assister à faire cet article sur la contrefaçon, qui nuit abondamment à la production nationale par la proposition en vente de produits contrefaits de basse qualité et à bas prix. Au marché public quotidien de l’Ain Sefra,la contrefaçon a élu son domicile de prédilection, elle présente à travers plusieurs articles qui se vendent comme des petits pains fourrés, les cosmétiques contrefaits se taillent la part du lion, les savons, les shampoings et les parfums imités se cèdent à de très bons prix, le faux « Hugo Boss » se vend à 200 dinars alors que le véritable se monnaye de 600 à 800 dinars, les produits alimentaires importés mais parfaitement imités viennent en seconde position, les plus touchés restent les limonades, les jus ,les sodas, les mayonnaises, les chocolats et quelques variétés de pâtes alimentaires, et dont les prix ne dépassent guère les 200 dinars, le chocolat « Nestlé » qui semble être véritable en tous points de vue, se vend à 100 dinars, alors que le réel chocolat français « Nestlé » avec son véritable emballage glacé, se cède de 300 à 400 dinars ,d’une ville à une autre, et en troisième rang, les effets vestimentaires avec en tête ,le maillot sportif qui fait un ravage et reste très prisé par une jeunesse très friande de ces articles sportifs, ainsi, le marché du vêtement est inondé ces derniers mois, par toute une série de pulls, tricots ,casquettes, survêtements et autres gadgets à l’effigie des couleurs nationale du « onze » national, ces articles sont en majeure partie ,importés de Chine, qui les fabrique à travers des ateliers de confection sur commande pour des importateurs nationaux, qui en profitent de ce culte voué à une équipe nationale qui revient de loin et qui ne cesse d’ébahir son public, d’exploit en exploit, cette friperie est totalement imitée et porte frauduleusement le sigle des grandes marques telles que « le coq gaulois » « Lacoste » « Puma »ou « Adidas». Quant au contrôle de la qualité, selon toute vraisemblance, ce service ne dispose pas de personnel suffisant, de laboratoire spécialisé (laboratoire de référence) disposant de moyens spéciaux lui permettant de déceler le faux. A présent, ce service se contente de vérifier le produit exposé, de le soumettre à des analyses de conformité, et ne procéder à la saisie du produit contrefait qu’après la confirmation qui atteste que les normes de la composition ne sont pas respectées. Sur le plan de la santé, les produits alimentaires et les articles d’hygiène et de beauté, sont les plus mis en cause et demeurent nocifs pour la santé, ils provoquent des intoxications alimentaires en tant que denrées de large consommation et causent de graves lésions en application externe pour les crèmes, pommades et autres lotions d’hygiène et de beauté. Il est temps de doter l’organisme public chargé du contrôle de la qualité d’énormes moyens d’investigation pour débusquer la contrefaçon qui a fini par inonder le marché commercial afin de sauver la santé de millions de consommateurs.

L. Ammar
Mardi 1 Juin 2010 - 10:46
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MOSTAGANEM
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