REFLEXION

LE MARCHE DE L’OPTIQUE A SIDI BEL ABBES : Les verres chinois, un produit à risques pour la vue



LE MARCHE DE L’OPTIQUE A SIDI BEL ABBES : Les verres chinois, un produit à risques pour la vue
Avec près de 9 millions de malvoyants, environ dans notre pays, le marché de l’optique est devenu un créneau juteux représentant près de 10 millions de verres et quelques 10 millions de dollars annuellement. Et la libéralisation du marché a offert aux opticiens une vaste gamme de produits où un grand nombre d’entre eux est cependant (règles de marché et rentabilité obligent) beaucoup plus attiré par les articles de moindre coût. Dans ce contexte, il convient de signaler que l’Algérie a importé durant l’année écoulée, plus de 545 tonnes de lunettes représentant plus d’un million de dollars où, selon nos informations, la chine se taille la part du lion en matière d’importation de lunettes solaires avec 233 tonnes représentant plus de 533.000 dollars, et ce pays reste leader en matière d’exportation de lunettes en Algérie, sans oublier celles « fantaisistes » avec 76.000 kilos environ. A l’instar des autres centres urbains importants du territoire, national, la ville de Sidi Bel Abbès regroupe quelques opticiens installés particulièrement au centre de la cité pour des raisons biens évidentes de stratégie commerciale. Pour un professionnel de la branche et le plus ancien, « nous achetons des verres français et chinois et nous ne cachons pas l’origine du produit à notre clientèle pour faire son choix tant sur la qualité que sur le prix afin de dissiper toute arrière pensée et sauvegarder la notoriété de l’établissement, devait il nous confier au cours d’une visite. Et en parlant des lunettes solaires chinoises, ce dernier nous a appris qu’elles représentent un réel danger pour la cornée du fait de l’absence de normes réglementaires universelles, c'est-à-dire verres « Bouteilles ». Ainsi, dans l’ensemble, il y a beaucoup de mauvais verres mis en vente à Sidi Bel Abbès qui deviennent, à terme, dangereux pour la vue et beaucoup, pour ne pas dire la majorité des opticiens de la cité, les utilisent au lieu de s’approvisionner cherznos fabricants nationaux avec la certitude qu’ils sont malgré les prix élevés, de qualité et répondant aux normes exigées sur le plan international. La qualité se paie à juste titre. Aussi, dans ce marché assez juteux, chacun tente de tirer le maximum de bénéfices au détriment d’une clientèle déjà « aveuglée »par ces verres de mauvais aloi avec comme effet une ulcération de la cornée, fatalement. A Sidi Bel Abbès, plus précisément, à la place tahtaha et sur certaines rues commerçantes, des Kyrielles de marchands à la sauvette de lunettes pour presbytes où il n’est pas utile de s’encombrer de l’ordonnance de l’ophtalmologue, il suffit uniquement d’endiguer le degré de mal ou de choisir au hasard une paire qui convient à la vue. Une pratique révoltante et de sous développé, et le qualificatif n’est pas gratuit. A ce sujet, l’infiltration de ces produits doit être interdite et c’est au ministère de la santé de prendre des mesures adéquates dans ce secteur à grands risques pour la vue. Toujours dans ce contexte, le marché de l’optique doit être régulé en installant un barrage aux faux imposteurs car on avance trop lentement en comparaison avec nos voisins. Sinon le marché de la lunetterie va se « chinatowniser » à court terme, car le constat est alarmant, à plus forte raison. Pour information, devant ce raz de marée de ce produit chinois des unités algériennes comme celles de Tizi Ouzou et dely brahim tournent au ralenti de leurs capacités réelles ( 20 % environ) face à l’invasion des verres chinois et depuis la libéralisation du marché où ces usines enregistrent de moins en moins de commande malgré la fabrication de verres de hautes technologie face à ceux chinois très nocifs pour la santé. Et pour un ophtalmologue bien connu, les verres vendus sur le marché algérien (parlant de ceux de la chine) sont de mauvaise qualité et les usagers peuvent en ressentir les méfaits avec des maux de tête, étant impropres et par ailleurs, ils s’effritent facilement, sans commentaire. On ne peut mieux sensibiliser les utilisateurs. En fin de compte, le marché de l’optique c’est avant tout une affaire d’argent comme bien d’autres commerces malheureusement et le dindon de la farce, c’est encore et toujours le consommateur non averti.

Mehdi Kada
Lundi 30 Août 2010 - 11:31
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