REFLEXION

LE MANQUE DE MOYENS AGRICOLES EST FLAGRANT AHASSASNE :La charrue et les bœufs comme au bon vieux temps



Hassasne est un petit village relevant de la commune de Mers El Hadjadj située dans une zone montagneuse au relief accidenté et où les populations souffrent des affres du sous développement, ce qui la classe d’ailleurs parmi les plus pauvres de la wilaya d’Oran.Il faut dire aussi que l’absence de foncier communal est l’écueil majeur qui la freine pour son développement, la pénalisant à plus d’un titre. La seule activité économique de cette commune rurale est l’agriculture et les seuls agents économiques sont les agriculteurs. Et encore, la majorité d’entre eux possèdent des parcelles de terre en pente, ravinées par les pluies dévalant en torrents des montagnes environnantes, d’où la prédominance arboricole dans leurs cultures avec une préférence pour l’olivier et le figuier, deux arbres qui s’adaptent bien au climat et à la géographie locaux. Beaucoup de jeunes en âge de travailler s’investissent dans ces activités en créant leurs propres entreprises agricoles. Mais seulement, ils se plaignent des entraves administratives et bureaucratiques, qui constituent pour eux de véritables embuches qui leurs enlèvent tout espoir de prétendre à des capitaux sous forme de prêts bancaires ou d’aides de l’état, notamment auprès des services agricoles, nécessaires à l’acquisition d’équipements modernes. Ces entraves, que bon nombre de jeunes souhaitent voir lever, condamnent les agriculteurs à travailler leurs terres selon le mode traditionnel, qui ne permet que des rendements médiocres. Avec des moyens rudimentaires, certaines familles paysannes travaillent la terre de leurs mains ou au moyen de charrues tirées par des bœufs, d’autres abandonnent ce créneau pour aller monnayer leur énergie en ville. On les retrouve, chaque matin, au carrefour de la mairie où démarrent les bus de transport vers Mers El Hadjadj, ville où ils exercent entant que journaliers. « Au lieu de passer la journée à m’adosser au mur, à flâner dans la rue ou à m’attabler à la terrasse d’un café, je préfère descendre à Mers E lHadjadj pour faire des petits boulots journaliers en bâtiment et me faire un peu d’argent de poche.                

Medjadji H
Dimanche 4 Novembre 2012 - 08:54
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Oran
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