REFLEXION

LE MAIRE DE MOSTAGANEM ET PLUSIEURS ELUS PLACES SOUS CONTRÔLE JUDICIAIRE POUR DILAPIDATION DE DENIERS PUBLICS: Voilà comment les élus ont partagé l'argent de la commune !

Le rideau est tombé sur le feuilleton scandaleux de l'affaire de la gestion douteuse de la commune de Mostaganem, qui prend une nouvelle tournure ce mardi 25 août,avec la mise en examen du maire de Mostaganem, pour dilapidation de deniers publics,favoritisme, passation frauduleuse de marchés publics et faux et usage de faux.



Ainsi, ce scandale de gestion qui a été mis à nu par le journal Réflexion, par la publication d’une dizaine d’articles dénonçant la gestion catastrophique de l’APC de Mostaganem,- qui était à l’origine du déclenchement de l’enquête policière-, et qui a coûté un procès pour diffamation au directeur du journal, tire enfin  à sa fin après que la justice  a ouvert officiellement une enquête judiciaire.
Selon nos sources, près de 26 personnes ont été entendues par le juge d’instruction près le tribunal d’Ain Tedeles, entre accusés et témoins durant la période allant du 16 au 27 du mois en cours. Le juge d’instruction avait entendu durant cette période, une dizaine d’élus(le maire, des vice-présidents et plusieurs autres élus en relation avec l’affaire), ainsi que des  fonctionnaires de la commune (chefs de service) et quelques entrepreneurs (les chefs d’entreprises qui ont réalisé les travaux de la salle des délibérations, les giratoires, les jardins et les autres projets bâclés).
Pour le moment, le maire autant qu’ordonnateur, ainsi qu’un chef de service,responsable des marchés, ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant l’achèvement de l’enquête judiciaire. Mais vu le poids du scandale et les projets importants qui se chiffrent à des dizaines de milliards, il n’est pas à écarter que d’autres élus et entrepreneurs subiront sans doute le même sort que le maire, puisqu’ ils sont ‘’mêlés’’ à la gestion, et co-signataires dans les documents des ‘’marchés’’.     

Retour sur un scandale !
22 accusés entre,élus,fonctionnaires et entrepreneurs devront ainsi répondre de plusieurs chefs d’inculpation dont celui de la transaction douteuse du projet de la réalisation de la salle de délibérations qui est passé dans un cafouillage  extrême pour esquiver la réglementation en vigueur. Ce projet qui a changé de main à maintes reprise sa été légué en fin de compte à un  entrepreneur de la wilaya de Djelfa , par le biais d’une  convention signée en date du 18 février 2014 pour la somme de 2 194 920.00 DA et pour un délai de réalisation de 15 jours, un projet qui a été  non validé par l’ex- responsable administratif de l’urbanisme du fait que les travaux sont achevés avant même le lancement de l’ODS, sachant que l’ODS (ordre de service) a été signé le 14 avril 2014, et la salle a été réquisitionnée par l’ex présidente de la Cour de Mostaganem le 16 avril 2014 pour l’opération du dépouillement des bulletins de vote du scrutin de l’élection présidentielle qui a été effectué le 17 avril 2014, c'est-à-dire  les travaux de réalisation de cette fameuse salle  ont été achevés en moins de 48 heures ,ce qui démontre   que le projet a été légué à l’entreprise avant le lancement des procédures administratives et ladite convention n’était que de la poudre aux yeux.
Parmi les  projets de la commune qui ont bouffé des dizaines de milliards des caisses de l’Etat et qui devront être expliqués par l’enquête judiciaire ouverte, on cite les projets de ‘’luxe ‘’, tels que les giratoires équipés de jets d’eau et qui ont coûté au trésor de la commune la bagatelle somme de près de 2,5 milliards de cts l’unité et qui ont été attribués à des entrepreneurs  ayant des liens familiaux avec certains élus.
 Aussi, il ya lieu de saluer le travail des enquêteurs de la brigade économique de la sureté de wilaya de Mostaganem qui a élucidé avec succès l’énigme des trois entrepreneurs (actuellement accusés dans la même affaire) qui ont à eux trois fait main basse sur la majorité des projets de la commune, tels que les projets d’aménagement   de la salle des délibérations, des giratoires et des jardins publics. Sachant que le projet du jardin Emir Aek a coûté à la commune de Mostaganem plus de 10 milliards de cts et le projet de l’aménagement du jardin Wiam (400 logts) a dépassé la somme de 5 milliards de cts, ceci sans citer les projets de réfection  des trottoirs de la route du port (front de mer) qui a été octroyé à un frère d’un élu, et le fameux projet d’aménagement du square Boudjemaa dont le coût de sa réalisation a dépassé la somme de 950 millions de cts pour de simples couches de peintures et un jet d’eau et quelques plantes…
Rappelons aussi que c’est le  fameux projet de reconversion de la salle des fêtes en salle de délibérations  qui a débouché sur un scandale de gestion sans fin.
Voilà comment des dizaines de milliards sont injectés dans des projets ‘’compresseurs’’ sans parler des avenants, alors que pays traverse une crise financière.
Par respect au secret de l’enquête judiciaire en cours, nous marquons une pause, car il y a beaucoup à dire sur les dits et les non-dits dans cette affaire, mais en  attendant, le wali décidera-t-il de prendre la décision d’écarter le maire et les élus incriminés dans cette affaire selon la loi en vigueur du moment où le maire et plusieurs autres élus sont placés sous contrôle judiciaire !?

 

Riad
Vendredi 28 Août 2015 - 18:23
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