REFLEXION

LE MAIRE D’ACHAACHA A ‘’REFLEXION’’ : ‘’Les investisseurs : ultime secours pour la commune, ils sont les bienvenus ‘’

Le Président de l’Assemblée Populaire Communale d’Achaâcha nous a rendu une visite de courtoisie au siège de la Rédaction du journal, ce fut une occasion d’échanger avec lui sur les préoccupations urgentes de sa commune ainsi que son message aux hautes autorités de la wilaya de Mostaganem pour le développement de cette localité située à l’extrême Est.



LE MAIRE D’ACHAACHA A ‘’REFLEXION’’ : ‘’Les investisseurs : ultime secours pour la commune, ils sont les bienvenus ‘’
Réflexion : Quelles sont les ressources de votre commune Monsieur le Maire?
M. Adda Nour Eddine : Ma localité qui compte aux alentours de 41000 habitants, d’une superficie de 65 kilomètres carrés, elle se situe sur le Dahra occidental avec Mostaganem à l'ouest et Ténès à l'est se trouvant à peu près à égale distance, 75 à 80 kilomètres, est essentiellement agricole avec un aspect touristique (elle est très connue par ses plages quasi vierges au sable fin), en plus de la location de locaux. L’autre ressource est l’eau notamment fourni par l'oued Kramis, la rivière la plus importante qui accueille un barrage alimentant la population de la région. Les autres rivières présentes sur le territoire de la commune sont l'oued Bezougert et l'oued Roumane. Sur ce plan, nous aimerions bien faire naître sur le sol de notre région un vrai investissement touristique écologique afin de créer des postes d’emplois pour nos jeunes durement touchés par le chômage et ainsi valoriser dans un partenariat de gagnant-gagnant avec les promoteurs et investisseurs privés, les potentialités qu’offre Achaâcha à ses visiteurs.
Côté aménagement urbain, combien de projets avez-vous réalisé jusqu’à présent?
Depuis mon élection à la tête de la commune en 2012, nous avons enregistré 11 projets entre l’assainissement qui est arrivé à 45% de taux d’avancement, le secteur sanitaire n’est pas en reste puisque les travaux de l’EPSP (Établissement Public de Santé de Proximité) sont en cours de réalisation. Concernant le logement, nous sommes assez satisfaits de l’offre et la disponibilité actuelle des habitations de tout type que ce soit les logements sociaux, l’habitat rural etc. A titre d’exemple, 50 logements réalisés en RHP. Il en existe encore 1300 demandes de logements à fournir dans les prochaines sessions de distribution.  Donc, l’urbanisation de ma localité d’un point de vue général est moyennement appréciable sauf que nous souffrant du manque de gaz de ville qui pénalise jusqu’à présent la population locale et empêche  les travaux de voirie.

Les  vocations, agricole et touristique restent-elles à promouvoir davantage dans votre commune ?
Le territoire communal offre une vocation agricole qui lui revient de force et le place parmi les communes agricoles de par une importante production agricole diversifiée dans la wilaya de Mostaganem, et plus particulièrement en produits maraîchers qui s’écoulent localement mais dont une partie est vendue au marché d’Achaâcha. Le maraîchage semble réussir au sein de cette commune  et reste le plus cultivé en occupant  d’immenses parcelles, la pomme de terre , le chou fleur, la courgette et la tomate  se partagent déjà les lieux et se taillent des parts de lion. Malheureusement, l’agriculture au sein de la commune demeure encore au stade d’une  culture vivrière ,et nécessite selon certains fellahs  un développement plus important de par la  disponibilité des terres agricoles en jachère  ayant besoin de la mobilisation de gros moyens humains, financiers et matériels .Quant au tourisme ,la commune a d’immenses potentialités en ce domaine, mais elles restent  inexploitées par manque d’investissement en ce créneau  capable de fournir des rentrées d’argent pour la commune et  également générateur de centaines de postes d’emplois. Quant à l’habitat rural, le problème ne se pose pas pour les  bénéficiaires  disposant d’une parcelle de terre inutilisable où ils peuvent  y construire.   

L’activité agricole est-elle l’unique alternative d’emploi localement ?  
De par sa vocation agricole, Achaâcha  n’offre que cette activité agricole, dominée par des périodes de pointe où l’intensité du travail saisonnier est assez culminante et nécessite un bon nombre d’ouvriers agricoles. Le travail de la terre reste l’unique alternative d’un emploi à mi –temps, il a fini par créer l’unique marché de l’emploi, selon la nature du travail à faire, certains jeunes ouvriers agricoles sont devenus exigeants, ils demandent une prise en charge totale, dont la restauration et le transport du champ agricole au chef-lieu, et fixent l’horaire qui ne dépasse guère les 04 heures (de 08 heures à midi). Le commerce demeure également une source non négligeable de revenus, il occupe la seconde place après le travail de la terre au sein du chef-lieu,  mais demeure encore trop insuffisant  pour satisfaire les besoins des citoyens. A ce jour, aucune boulangerie  n’est fonctionnelle au chef-lieu.

Concernant l’énergie, où en est Achaâcha dans l’alimentation en gaz?
Pour le gaz de ville, ma commune ne dispose pas de gaz ! Le taux d’alimentation en cette énergie (gaz de ville) est de 0%. Les citoyens du chef-lieu ont toutes les difficultés à s’approvisionner  en bonbonnes de gaz naturel, certains se déplacent souvent  pour se procurer une ou deux bouteilles. En  face de cette pénurie persistante du gaz, les citoyens ont sollicité l’adduction de leurs foyers  sur le réseau  du gaz naturel dont une entreprise privée est désignée pour la prise en charge de la réalisation de l’alimentation en gaz. La région d’Achaâcha a besoin de beaucoup d’infrastructures, on se trouve un peu isolé et dépourvu d'éclairage public par endroit dans certains douars de la Daïra. Les routes sont dans un état de délabrement avancé et l'eau potable fait défaut en période estivale. Quant à la  jeunesse résidente dans ce douar, elle est victime de l'oisiveté et du manque d'infrastructures de loisirs. Les citoyens souffrent de l’absence de toutes les commodités nécessaires telles : que cette urbanisation anarchique apparente ainsi que cette  absence totale de toute forme de reconfiguration dans la région, même les transporteurs refusent d'assurer le transport des villageois. Malgré l’existence de taxis et bus, notamment le transport scolaire qui est certes assuré durant l’année scolaire.

 

A.S. Mohsen
Vendredi 5 Décembre 2014 - 09:46
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