REFLEXION

LE LOGEMENT A ORAN : Les limites d’une politique

Le logement à Oran, ne cesse de constituer un véritable obstacle pour les oranais. Il est même considéré comme la source de tous les problèmes surtout socio-économiques.



LE LOGEMENT A ORAN : Les limites d’une politique
A cause du logement, des milliers de jeunes ne peuvent pas fonder de foyer. Ils ne peuvent pas se déplacer à travers le territoire oranais pour prendre en main des projets porteurs. Un cercle infernal qui a pris en otage la société algérienne depuis la nuit des temps. L’on a même lié la crise multidimensionnelle du pays à celle du logement. Oran n’a pas encore à éradiquer les bidonvilles, aux portes de la capitale de l’ouest du pays, des hectares entiers sont squattés par des personnes qui fuient la misère de l’intérieur de la métropole oranaise. Des constructions illicites sans permis, sans respect de l’esthétique urbaine, viennent compléter la situation dramatique, que du secteur du logement et de l’habitat. Un marché de l’immobilier qui n’obéit à aucune règle commerciale. Les mesures prises par les pouvoirs publics pour assainir un tant soit peu ce domaine sont loin d’apporter des fruits, selon notre source d’information concordante le gouvernement s’est engagé à consacrer plus de 18 milliards de dollars au financement du secteur de l’habitat et à l’aménagement du territoire entre 2005 et 2009. Une politique ambitieuse qui démontre que l’état, est plus que jamais préoccupé par ce secteur. Le projet d’un million de logement prévu pour la même période illustre également tout le souci de réduire la crise du marché, voire même de l’inonder de manière à éradiquer les comportements hérités depuis l’indépendance. Ces efforts gagneraient en efficacité s’ils sont structurés autour des projets fédérateurs et non pas dans l’anarchie des formules (LSP) location vente, social participatif. Des modèles de gestion de logements réussis existent de par le monde. Il suffira de créer une seule structure nationale du logement indépendante (qui sera sous l’emprise du gouvernement) déployée sur le territoire nationale dont la mission est de centraliser le fameux LSP. Location vente, social, socio- participatif, rural… et d’unifier ces formules et les rendre accessibles à tous sans distinction. En Allemagne, il existe une seule structure du logement qui est l’agence nationale du logement. Elle s’occupe de l’habitat de tous les citoyens y compris ceux venus d’Afrique, et d’ailleurs. Car la multiplication des formules a fini par créer la confusion. L’intervention de plusieurs opérateurs (APC, structures centrales et wilayales, promoteurs privés, OPGI …) ne fait que compliquer la situation et accentuer la crise. Le système «  maître d’ouvrage et exécutant » a été banni au profit d’interférence et de chevauchement de missions, sans perdre de vue la bureaucratie engendrée. Et du coup personne n’est responsable ni comptable vis-à-vis du contribuable. Il est indispensable de concevoir une politique nationale cohérente et stable afin d’en finir avec la crise du logement. Continuer à faire valoir des chiffres et des unités réalisées ne pourra qu’accentuer la frustration de ceux qui attendent un toit depuis l’indépendance. Au cours de l’année 2009, la wilaya d’Oran a enregistré prés 200.000 demandes de logements (193568 plus exactement) et n’en a, paradoxalement livré 5000, un chiffre qui se passe de tout commentaire. Il reste beaucoup à faire pour atténuer cette crise de logement selon notre opinion, pour éradiquer le problème du logement et faire face aux 100.000 demandes qui s’ajoutent chaque année au cumul des décennies précédentes, l’état s’est engagée à réaliser le programme quinquennal de logement pour 2009. Initialement fixé à 1.034.500 logement, le programme présidentiel est passé à plus de 1.300.000, du fait du programme complémentaire ajoutés sur les directives du chef de l’état au profit des wilayas du sud (62.000 logements) des wilayas des hauts plateaux (97800 logts de la résorption progressive de l’habitat précaire (29.500 logements) et de divers autres programmes spécifiques (logement de fonction d’astreinte. Dans un autre sillage, l’évaluation du secteur fait apparaître qu’en exécution des orientations données par le président de la république en matière d’éradication de l’habitat précaire. Il est prévu selon nos informations l’inscription de tranches complémentaires au bénéfice de cette opération, avec 40500 logements au titre de la loi de finances complémentaire. Pour 2008, les résultats enregistrés par le secteur au cours du premier trimestre 2007, font état d’un lancement global de l’ordre de 890.000 logements. Les programmes qui restent à lancer tous segments confondus sont de 145.000 logements par rapport au programme inscrit initialement (10340500)

N. Bentifour
Mardi 9 Mars 2010 - 11:26
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