REFLEXION

LE LIVRE SOURCE DU SAVOIR : Pourquoi est-il si cher ?



LE LIVRE SOURCE DU SAVOIR : Pourquoi est-il si cher ?
Il y a sans doute mille et une raisons qui font que le livre, chez nous, reste aussi cher que tout autre produit. « Le livre c'est la condition humaine, son enveloppe est fragile mais son contenu est présent » Le SILA qui en est à sa 14è édition, est une manifestation fort importante étant donné qu’il rassemble plusieurs professionnels du livre, de tous bords. Des exposants venus de différents pays offrent le savoir, dans toutes ses formes et ses dimensions au public assoiffé de lecture. Mais à quel prix ? Même si des réductions allant jusqu’à 15% sont proposées aux lecteurs, il n’en demeure pas moins que les prix de certains ouvrages demeurent excessifs, notamment ceux concernant les spécialités comme la médecine, l’architecture, l’informatique, les arts plastiques… Malgré la bonne volonté des responsables et des organisateurs du SILA, le problème reste posé et pour longtemps. Entre la demande et l’offre le fossé ne fait que se creuser. Comme par le passé, et une fois l’an, le SILA se déroule au niveau de la capitale, tandis qu’ailleurs il n’existe aucune manifestation similaire pour véhiculer le savoir et la culture. Ces rendez-vous culturels, s’il convient de les appeler ainsi, n’existent pas au niveau des 47 autres wilayat. Dans certaines wilayas, comme à Mostaganem, par exemple, des libraires exposent régulièrement, à tour de rôle. Cette initiative est bonne en soi et mériterait d’être applaudie et soutenue, mais les prix affichés font froid au dos (pour ne pas dire donnent le vertige). Malgré leur désir d’acheter, les amoureux du livre font le tour des rayonnages, consultent les ouvrages proposés et repartent le plus souvent bredouilles. Au prix s’ajoute un autre problème : celui de la variété des ouvrages. On y trouve beaucoup plus de livres sur la religion (tous genres confondus), la littérature arabe et les recettes de cuisine en abondance, à l’exception de quelques livres en langues étrangères, que de livres dits de culture générale en langue française. On a souvent tendance à considérer que les algériens, à quelques exceptions près, ne lisent pas ou lisent peu, mais on n’a pas cherché la vraie raison qui fait qu’ils boudent le livre. Face à un pouvoir d’achat largement disproportionné, par rapport à la réalité quotidienne, le citoyen pense avant tout à nourrir sa panse avant de penser au livre, devenu plus cher qu’un produit de luxe. Vouloir posséder une bibliothèque de nos jours relèverait de l’utopie pure et simple. Les mordus du livre demeureront d’éternels affamés. A défaut de bibliothèques municipales, ce sont les cafés qui attirent les gens où le temps, si cher, file lentement, entre deux cafés ou de thés sirotés tranquillement, an attendant que des heures entières passent, avant que chacun regagne son chez soi. Par la force des choses nous avons, malgré nous et contre notre volonté, contaminé nos enfants. Comment voulez-vous qu’ils lisent alors qu’autour d’eux le livre fait défaut ? Nos établissements scolaires, au niveau de tous les paliers, sont-ils tous dotés de bibliothèques régulièrement approvisionnées ? Des séances de lecture sont elles prévues et encadrées par les enseignants ? Nous vivons sans doute avec un système qui fonctionne à deux vitesses. Pour résoudre ce problème, qui à nos yeux est crucial, les pouvoirs publics n’ont-ils pas un rôle à jouer dans la promotion du livre pour que celui-ci soit disponible et à la portée de toutes les bourses? Selon les éditeurs, c’est le prix du papier qui serait à l’origine des hausses excessives du prix du livre. Pour inciter les citoyens à lire, ne serait- il pas possible d’envisager la création d’ateliers de lecture (lieux destinés à des rencontres et des échanges), pour tous les âges, afin d’inciter et d’habituer progressivement les citoyens, quel que soit leur âge, à la lecture ? Avec un minimum d’initiative et de bonne volonté tout devient possible.

M. Bentahar
Mercredi 11 Novembre 2009 - 00:01
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