REFLEXION

LE LIVRE ET LA LECTURE DE PLUS EN PLUS DELAISSES… : Mostaganem manque d’espaces de lecture

Mostaganem manque un peu de beaux espaces de lecture qui disposent de livres de qualité et surtout à la portée d’une grande part de la population locale. Hélas !



LE LIVRE ET LA LECTURE DE PLUS EN PLUS DELAISSES… : Mostaganem  manque d’espaces de lecture
Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé tout ; qui a créé l’homme de sang coagulé » (Le Saint Coran, Sourat XCVI Le sang coagulé, versets 1-2) Traduction de Kasimirski, Paris, Flammarion, 1970. Le propos de cet écrit n’est pas de disserter sur l’importance de la lecture, ni même sa place primordiale dans notre vie, comme nourriture de l’esprit. Cela a été de surcroît traité et rabâché. Nous souhaitons seulement souligner un fait réjouissant dans le monde des Lettres et qui concerne directement notre ville. Les mostaganémois ont depuis longtemps constaté une raréfaction inquiétante des livres et espaces dédiés aux livres dans leur Cité. Quelles qu’en soient les raisons, cela reste un phénomène bien réel. Mostaganem manque un peu de beaux espaces de lecture qui disposent de livres de qualité et surtout à la portée d’une grande part de la population local. Hélas ! Au grand dam des passionnés et férus de ces précieux objets qui renferment tant de belles histoires et des savoirs utiles dans non vies quotidiennes mais également de l’Au-delà. Parfois, le lectorat mostaganémois éprouve une certaine frustration à ne pas pouvoir avoir accès aux bonnes feuilles dont il a besoin afin de satisfaire sa curiosité croissante et galopante. Il y a un plaisir irrésistible, que provoque juste à la vue des livres, leurs formes, leurs couleurs, empilés l’un sur l’autre ou sur une quelconque étagère d’une bibliothèque. Sans parler de la sensation intense au sentir l’odeur agréable de l’encre qui se dégage des pages de grands et petits volumes, et le toucher essentiel de la « peau » que constitue le contact direct avec la couverture d’un bouquin. Ce sont des gestes délicats préalables à la dégustation de leurs contenus. Le thème de la disponibilité de livres me rappelle un fait marquant lors de mes déambulations de par le monde, en Espagne ce grand Royaume illuminé de savoir, où j’ai vu, à Madrid précisément, pour la première fois un distributeur de livres. Quelle fut alors ma surprise et mon étonnement d’autant plus que j’avais pensé à cette idée quelque temps auparavant. C’est un exemple édifiant de la proximité du savoir au consommateur, qui pour quelques euros peut acquérir le dernier titre de son auteur préféré.

C’est justement en marchant vers le chemin de la maison, à Mostaganem que je suis tombé par un grand « hasard » sur une librairie assez moderne.
Ladite librairie s’appelle « La Maison du Livre » un nom ambitieux il faut l’avouer pour le bonhomme qui la tient d’une main de maître assisté par un libraire sympathique sensible au goût de l’art et de la lecture. Se trouvant juste au tournant du siège de l’opérateur Nedjma en traversant l’avenue Khemisti Mohammed. Elle est bien signalée par un grand panneau aux abords de la chaussée. Vous y serez accueilli avec le sourire et bien conseillés sur d’éventuels titres que vous voudriez acheter. Dans le même contexte, le livre est mis à l’honneur dans le cadre de la 4ème édition du Salon du Livre à Mostaganem tenu à la Bibliothèque Centrale de l’Université d’Abdelhamid Ibn BADIS, et dans ses différentes bibliothèques des facultés. Cette année l’hommage est rendu au feu Professeur OUALI notre admirable collègue. C’est toujours une bonne initiative d’organiser ce type d’événement afin de rapprocher le monde du livre au public intéressé par ce support du savoir. Parmi les titres de livres que nous trouvons tournent autour essentiellement de l’éducation, la pédagogie, la linguistique, le sport, l’art décoratif et l’art culinaire. Sans oublier bien sûre la littérature représentée par de grands romans étranger et algériens. Cependant la poésie peine à se positionner entre ce vaste éventail livresque pour les initiés et les amateurs de beaux vers pour trouver la perle rare qui satisfera le goût du lecteur. Notons la diversité des langues d’expression livresques entre le français, l’arabe, et l’anglais, pour un meilleur et plus ample accès de la production des auteurs aux visiteurs. Mais, nous ne pouvons éluder de signaler l’absence criante de livres en espagnol, surtout pour les chercheurs et enseignants en cette belle spécialité en notre coquette ville.

AZZI S. Mohsen Poète et Enseignant Universidad de Madrid et
Mardi 31 Mai 2011 - 12:16
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MOSTAGANEM
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