REFLEXION

LE GRATTE-CIEL BURJ DUBAÏ : Sa hauteur maximale: 818 mètres

818 mètres... Il s’agit de la hauteur finale officielle (à l’antenne , 739 mètres au toit) du plus haut bâtiment du monde . Etincelante, la tour Burj Dubaï (Burj Dubaï ou Tour de Dubaï , sera inaugurée le mois prochain, et pourra alors officiellement détrôner Taipei 101 , reléguée au second rang avec ses«Seulement» 508 mètres de hauteur.



LE GRATTE-CIEL BURJ DUBAÏ : Sa hauteur maximale: 818 mètres
Les nouvelles techniques de constructions et les nouveaux matériaux montrent ici tous leurs potentiels. Avec ses 818 mètres de hauteur pour 162 étages, 517 240 mètres carrés exploitables, une capacité de 35000 personnes et 5 années de constructions, l’ouvrage sera celui des superlatifs. Le bâtiment regroupe bureaux, habitations, commerces et loisirs, un aménagement indispensable pour ce type de structure où l’on doit pouvoir vivre sans sortir. Le Burj Dubaï a été conçu en tenant compte des effets du vent et des mouvements sismiques. Un béton à haute résistance compose la superstructure de la tour, qui repose sur de grands piliers en béton renforcé. La dalle de fondation de 7 500 mètres carrés et les piles de 50 mètres de profondeur sont imperméabilisées et bénéficient d’une protection cathodique contre la corrosion. L’immeuble se situe en plein milieu de Downtown Burj Dubai, un projet d’aménagement du centre ville de Dubaï de 2 kilomètres carrés et d’un coût total de 20 milliards de dollars.
Là où les records précédents en termes de hauteur se contentaient de n’apporter que quelques dizaines de mètres sur le «building à battre», Burj Dubaï impose sa suprématie. En apportant quelques 310 mètres de plus sur Taipei 101, soit un ajout équivalent à la hauteur de la Tour Eiffel, Dubaï confirme son ambition de nouveau pôle international. Mais ce bâtiment gardera-t’il pour longtemps son statut ? Rien n’est moins sûr. De grandioses projets sont actuellement à l’étude, certains dépassant le kilomètre de hauteur, voire le mile (plus de 1600 mètres), en Asie et au Moyen-Orient. Mais du rêve au projet concret, bien des étapes restent à franchir, désormais plus économiques et politiques que technologiques.
Dubaï a inauguré avec faste lundi la plus haute tour du monde, culminant à 828 mètres, appelée à devenir le nouvel emblème de l’émirat, récemment ébranlé par une crise financière. Le souverain de Dubaï, cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum, a dévoilé une plaque et prononcé une allocution pendant laquelle il a rebaptisé Burj Dubai en «Burj Khalifa», du nom du chef de l’Etat de la fédération des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, dont Dubaï fait partie.Cheikh Khalifa est également le souverain de l’émirat d’Abou Dhabi venu au secours de Dubaï lors de la crise de sa dette lui avançant 10 milliards de dollars pour sauver Nakheel, une firme de son conglomérat Dubai World.
«Les Emirats réalisent aujourd’hui le plus haut bâtiment jamais construit de la main de l’homme (...) et cette grande réalisation mérite de porter le nom d’un grand homme. J’inaugure aujourd’hui Burj Khalifa», a dit cheikh Mohammad. La tour culmine à 828 mètres, a annoncé la télévision publique de Dubaï à la cérémonie d’inauguration qui coïncide avec le 4e anniversaire de l’accession au pouvoir de cheikh Mohammad. Des parachutistes ont ensuite touché le sol en portant les couleurs des Emirats, rouge, vert, noir et blanc, tandis qu’un portrait géant de cheikh Khalifa se dessinait sur un mur d’enceinte. Un spectacle pyrotechnique a ensuite suivi, illuminant la tour comme un sapin de Noël sous les vivats de milliers de personnes. Pendant de longues minutes, la tour a craché des gerbes de lumières de toutes les couleurs illuminant le ciel de Dubaï.
La construction de la tour, entamée en 2004, «a coûté 1,5 milliard de dollars», a déclaré Mohammed Alabbar, PDG du géant immobilier Emaar, son promoteur. Elle comptera 200 étages mais uniquement 160 d’entre eux seront occupés par des appartements ou des bureaux. «Nous avons vendu 90% du projet», a assuré M. Alabbar. L’inauguration survient alors que Dubaï fait face à une dette publique de plus de 100 milliards de dollars, selon les estimations. Burj Khalifa pourrait ainsi être, d’après des analystes, le dernier des projets pharaoniques ayant fait la réputation mondiale de l’émirat, dont une île artificielle sous forme de palmier construite par le géant immobilier Nakheel, en partie à l’origine des difficultés financières de Dubaï. «Les cycles économiques vont et viennent, la crise a duré trop longtemps (...) nous touchons à sa fin», a dit M. Alabbar, se déclarant convaincu que l’ouverture de la tour se répercuterait positivement sur le secteur de l’immobilier à Dubaï, qui a chuté de 50% ces 12 derniers mois. L’obélisque d’acier et de verre, qui a englouti 330.000 m3 de béton et 31.400 tonnes de barres de fer, se dresse entre désert et mer comme une icône architecturale visible à 95 km à la ronde.La tour compte plus de mille appartements, des bureaux dans 49 étages et un luxueux hôtel Armani qui sera ouvert en mars 2010. Elle disposera en outre de quatre piscines, du restaurant le plus élevé de la planète, au 122e étage, et d’un parking de 3.000 places.A terme, 12.000 personnes devraient y habiter ou travailler. Les premiers locataires pourront emménager en février. Le modèle de la tour, surmontée d’une flèche en acier, s’est inspiré du lys du désert, qui pousse dans le Golfe, selon ses promoteurs. La tour est l’élément central d’un projet de 20 milliards USD, le nouveau quartier «Downtown Burj Dubai», incluant 30.000 appartements et le Dubai Mall, l’un des plus grands centres commerciaux du monde. L’architecte est l’Américain Adrian Smith du bureau Skidmore, Owings and Merrill (SOM). Les travaux de construction ont été réalisés par le Sud-coréen Samsung Engineering & Construction, le Belge BESIX et la société locale Arabtec.Il faut dire que l’ouverture de ce mastodonte de 160 étages était attendue de pied ferme à Dubaï, dont la déroute des derniers mois est presque aussi éclatante que ses succès des dernières années.Au total, la construction de ce géant a duré six ans et requis 330 000 mètres cubes de béton, 103 000 mètres carrés de verre et 39 000 tonnes d’acier. La température varie de 8 degrés Celsius entre la base et le sommet de cette mégastructure, qui peut être aperçue à 95 kilomètres à la ronde par temps clair.L’émirat, plus célèbre mais moins riche en pétrole que son voisin Abou Dhabi, a cumulé des dettes de plus de 100 milliards US par l’entremise de ses nombreux bras immobiliers. L’éclatement de la bulle spéculative a fait des ravages ici. Les prix des habitations se sont effondrés de plus de 50% depuis le sommet de 2008. Et le pire est loin d’être passé selon plusieurs analystes, qui s’attendent à une autre baisse de 10% à 30% cette année. Le président d’Emaar Properties, le promoteur de la Burj Khalifa, s’est néanmoins montré confiant dans l’avenir de Dubaï, hier. «Rappelez-vous que la crise a aussi frappé à New York, Londres, Los Angeles, Tokyo et Shanghai, a lancé Mohamed Alabbar pendant un point de presse. Les crises arrivent et disparaissent, et les villes vont de l’avant.»
Thomas Dempsey, directeur général de la Burj Khalifa, a de son côté affirmé à La Presse que l’immeuble n’était pas trop frappé par la crise. Environ 90% du projet - qui inclut 1044 appartements, des bureaux et un hôtel de luxe - a été vendu, a-t-il dit. «Seules quelques personnes ont choisi de rompre leur contrat.»
En période de pointe, quelque 12 000 travailleurs se sont affairés sur le chantier, originaires pour la plupart de l’Inde, du Pakistan et du Bangladesh.Les piètres conditions de vie de plusieurs de ces ouvriers - sur le chantier de la Burj Dubai et ailleurs aux Émirats arabes unis - soulèvent l’indignation des groupes de défense des droits de l’homme depuis des années. Un sujet tabou pour le gouvernement. La tour constitue le point central d’un nouveau quartier en développement, Downtown Burj Dubai, dont le coût total est estimé à 20 milliards US. Le secteur comprend des villas luxueuses, des canaux et le plus grand centre commercial du monde, le Dubai Mall.

Mhamed Derkaoui
Lundi 11 Janvier 2010 - 11:26
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CULTURE
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