REFLEXION

LE GENERAL OMAR SOULEIMANE NOMME VICE-PRESIDENT : Moubarak prépare t-il son départ ?



Il n’y a pas si longtemps, la désignation d’un vice-président en Egypte, n’était pas du goût du Raïs, il s’y est opposé farouchement des années durant. Il ne voulait surtout pas de rival qui lui volerait la vedette dans la plus haute sphère de la République. Et le voilà qu’il amorce un virage des plus inattendus. Le Raïs prépare t-il son départ en douceur ? Selon les observateurs les plus avisés, cette nomination a été imposée au Raïs, pour parer à toute éventualité et surtout dans le scénario d’un départ précipité de celui-ci, pour que le pays ne sera pas confronté à un vide politique comme ce fut le cas en Tunisie. D’autant plus que l’Egypte reste un allié de taille des Etats-Unis dans la région du proche Orient et dans le monde Arabe. Les américains qui ont des intérêts stratégiques dans la région, ils ne veulent pas perdre de leur influence plus particulièrement quand il s’agit de la sécurité d’Israël. Mais aujourd’hui, la situation est en train de prendre une autre tournure, au risque de faire basculer l’Egypte aux mains des islamistes. Avant la nomination du général Omar Souleimane, plusieurs militaires de haut rang de l’armée égyptienne, ont effectué des déplacements chez l’oncle Sam, pour en discuter de toutes les éventualités et probabilités dans le cas où Moubarak venait à quitter le pouvoir sous la pression de la rue. Donc, la nomination d’un général dans les plus hautes fonctions politiques après celles du chef de l’Etat, n’est pas fortuite, mais renseigne combien même le départ de Moubarak est d’actualité. Pourquoi Omar Souleimane ? Pour la simple raison que c’est un proche de Moubarak. Officier supérieur très proche du Raïs, Omar Souleimane, prend rang dans la succession du président égyptien, suite à sa désignation le 29 janvier dernier au poste de vice-président. L’homme jouit de la confiance de la famille Moubarak depuis des années, et est considéré comme le véritable numéro 2 du régime, puisque c’est lui qui conduit toutes les négociations avec Israël, mais il a une autre particularité, c’est celle d’avoir depuis fort longtemps servi de chaperon à Gamal Moubarak, pour le préparer à succéder à son père en 2011. Omar Souleimane, est considéré, par les observateurs occidentaux, comme le plus fidèle ami de Hosni Moubarak. Ainsi, en 2007, il assumé la qualité de témoin au mariage de Gamal Moubarak, à la place du rôle traditionnel dévolu à l’oncle préféré. Ce qui confirme, que l’homme, qui détient le poste stratégique de patron des services de renseignements égyptien, a accédé au rang de ‘’mentor’’ du fils prodigue. Mais tout ça, les égyptiens le savent et leur écrasante majorité ne veut pas de ce général, considéré au même titre que Moubarak, comme un traître à la solde de l’impérialisme américain et au sionisme. Il est connu pour avoir cautionné le plan machiavélique des Israéliens qui consistait à mettre en place un blocus sur Ghaza en construisant des barrières en souterraines le long de la frontières égypto-palestinienne. Il a été l’un des instigateurs de ce plan et celui d’affamer les deux millions de Ghazaouis bloqués chez eux pendant des mois et des mois. Aujourd’hui, même les palestiniens, y compris leur président Mahmoud Abbas ne veulent plus de Moubarak. Aussi, sa nomination pourrait être directement liée à son réseau d’influence dans les pays qui soutiennent encore le Raïs, à l’image de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis. Depuis de nombreuses années, il a aussi la totale confiance des Américains et des Anglais, et il dispose de solides amitiés auprès des puissants dans ces deux pays. Et une éventuelle prise en charge de la famille Moubarak dans ces deux pays n’est plus à écarter, puisque la mission lui reviendra de l’accomplir. D’ailleurs, selon certaines sources d’informations, il aurait déjà fait évacuer la famille Moubarak en Angleterre. C’est en 1991 que Moubarak le nomme à la tête des renseignements militaires, à la veille de la première guerre du Golfe contre l’Irak après l’occupation du Koweït par les troupes de Saddam Hussein. Cette nomination coïncide avec l'engagement du Caire aux côtés de Washington et de Riyad.

Amara Mohamed
Dimanche 30 Janvier 2011 - 23:01
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ACTUALITÉ
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